Le 27/11/2002

Attitude indigne de l'avocate d'EDF

COMPTE-RENDU SUCCINT DU TRIBUNAL DES AFFAIRES SOCIALES DE MEAUX du 21 NOVEMBRE 2002 à 11h 30

 La salle du tribunal n'est pas assez grande pour accueillir tous les agents Actifs et Inactifs qui ont accompagné Madame SANTERRE et sa Famille dans ce procès pour faute inexcusable de l'employeur EDF.

 Des agents du CPT VITRY ainsi que du CPT MONTEREAU plus les agents du CPT VAIRES, dernier lieu de travail de Dominique SANTERRE, ont pu écouter les plaidoiries des avocats.

 Pour l'avocat de la famille et de l'ANDEVA, il démontre qu'EDF connaissait les risques dus à l'amiante, mais n'a pas informé le Personnel, mais surtout n'a pas donné les moyens individuels et collectifs de protection adapté à ce risque.

Il a expliqué la souffrance qu'a enduré Dominique SANTERRE lors de sa maladie et de ses opérations qui n'ont malheureusement pas pu le sauver, l'émotion est intense, personne ne soupçonnait ce degré de souffrance.

En conclusion, il a demandé qu'EDF soit condamné sévèrement et de façon exemplaire sur le dossier de Dominique SANTERRE.

 L'avocate d'EDF a défendu becs et ongles que le Personnel était informé et protégé du risque Amiante depuis les décrets de 1979, mais le comble a été atteint lorsqu'elle a soutenu devant le Tribunal que les attestations produites par les Agents étaient fausses.

Elle a tourné en dérision les conditions d'empoussièrement des locaux disant « si on lit les témoignages se rapportant à ce dossier, nous pouvons imaginer des installations dans un brouillard d'amiante, ne permettant pas à un collègue d'en voir un autre ».

Elle a dépassé les bornes en déclarant que les Représentants du Personnel C.H.S.C.T étaient complices  des Directions dans la non prise en compte du risque Amiante dans les centrales.

Le Président a du réclamer le calme après la forte réaction des agents scandalisés par ses déclarations.

L'avocat de la famille SANTERRE précise que si EDF conteste les attestations, il faut qu'elle porte plainte au pénal.

Le Président après avoir entendu les deux parties indique que le jugement sera rendu le 23 Janvier 2003.

PS : Le Président en préambule s'est étonné qu'il n 'y ait pas eu de conciliation avant ce procès !

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