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COMPTE-RENDU SUCCINT DU
TRIBUNAL DES AFFAIRES SOCIALES DE MEAUX du 21 NOVEMBRE 2002
à 11h 30
La salle du tribunal
n'est pas assez grande pour accueillir tous les agents
Actifs et Inactifs qui ont accompagné Madame SANTERRE
et sa Famille dans ce procès pour faute inexcusable
de l'employeur EDF.
Des agents du CPT
VITRY ainsi que du CPT MONTEREAU plus les agents du CPT
VAIRES, dernier lieu de travail de Dominique SANTERRE, ont
pu écouter les plaidoiries des avocats.
Pour l'avocat de la
famille et de l'ANDEVA, il démontre qu'EDF
connaissait les risques dus à l'amiante, mais n'a pas
informé le Personnel, mais surtout n'a pas
donné les moyens individuels et collectifs de
protection adapté à ce risque.
Il a expliqué la
souffrance qu'a enduré Dominique SANTERRE lors de sa
maladie et de ses opérations qui n'ont
malheureusement pas pu le sauver, l'émotion est
intense, personne ne soupçonnait ce degré de
souffrance.
En conclusion, il a
demandé qu'EDF soit condamné
sévèrement et de façon exemplaire sur
le dossier de Dominique SANTERRE.
L'avocate d'EDF a
défendu becs et ongles que le Personnel était
informé et protégé du risque Amiante
depuis les décrets de 1979, mais le comble a
été atteint lorsqu'elle a soutenu devant le
Tribunal que les attestations produites par les Agents
étaient fausses.
Elle a tourné en
dérision les conditions d'empoussièrement des
locaux disant « si on lit les
témoignages se rapportant à ce dossier, nous
pouvons imaginer des installations dans un brouillard
d'amiante, ne permettant pas à un collègue
d'en voir un autre ».
Elle a
dépassé les bornes en déclarant que les
Représentants du Personnel C.H.S.C.T étaient
complices des Directions dans la non prise en compte
du risque Amiante dans les centrales.
Le Président a du
réclamer le calme après la forte
réaction des agents scandalisés par ses
déclarations.
L'avocat de la famille
SANTERRE précise que si EDF conteste les
attestations, il faut qu'elle porte plainte au
pénal.
Le Président
après avoir entendu les deux parties indique que le
jugement sera rendu le 23 Janvier 2003.
PS : Le
Président en préambule s'est
étonné qu'il n 'y ait pas eu de conciliation
avant ce procès !
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