Le 25/07/2002

La Direction transforme la Centrale en poubelle en tous genres

 

 COMMUNIQUE DE PRESSE de la Section Syndicale CGT

Le site du centre de production EDF de Vaires sur Marne serait-il devenu une décharge ?

Pour la réhabilitation du bassin des cendres, la direction de la centrale a passé un contrat avec l'entreprise Clamens pour déblayer les cendres et remblayer le trou ainsi formé. L'entreprise Clamens, en profite pour évacuer ses gravas provenant d'un autre chantier, qui contiennent toute sorte de matériaux : plastique, fibrociment, métaux, appareils ménagés etc. mélangés à un peu de terre. La direction du site ne fait rien pour empêcher l'enfouissage de tous ses matériaux, qui pourraient dans quelques année engendrer une pollution.

Quel est donc l'habilitation du site de production EDF comme décharge ?

L'on se pose la question puisque dans l'article du 11 juillet 2002 parut dans le journal " LA MARNE ", la direction déclare " la sécurité du personnel et de l'environnement est une priorité à la centrale EDF de Vaires sur Marne. La direction prend toutes les mesures pour la garantir ".

Dans ce même article, la direction déclare " Les actions engagées depuis plusieurs années permettent aujourd'hui de constater qu'il n'y a pas eu d'accident de travail avec arrêt depuis novembre 2001 ". Or le dernier accident avec arrêt remonte à avril 2002, où un employé de la société SGW a eu les cinq doigts du pied gauche sectionnés par la roue d'un wagon.

Quant aux stages incendies cités dans le même journal, ils ne sont réalisés qu'épisodiquement pour une petite partie du personnel, la formation dans un centre de simulation concerne cinq ou six personnes dans l'année, ce qui est nettement insuffisant comparé aux risques présents sur le site. Si la formation à la manipulation d'un extincteur reprend dès septembre, c'est suite à l'intervention des représentants du personnel au CHSCT.

Cet article évoque également " le POI " Plan d'Organisation Interne ", qui prévoit l'ensemble des mesures pour maîtriser un incendie ou un accident ". Si l'on considère que tous les exercices réalisés depuis la mise en place du nouveau POI en juillet 2000, se sont soldés par une constation du personnel de son inefficacité. D'ailleurs les REX " retour d'expérience " réclamés par le CHSCT n'ont jamais été écris ou ne leur ont jamais été communiqués. Ce sont les pompiers de Vaires qui doivent intervenir en cas de sinistre. Mais qu'arrivera-t-il si ceux-ci sont occupés ailleurs ?

Plus de temps passera avant l'intervention d'une autre caserne, puisque plus éloignée. Or on sait qu'un incendie se propage rapidement, que son extinction dépend de la rapidité de l'intervention et de la qualité de celle-ci. C'est ce qui existait auparavant avec une équipe d'intervention formée et entraînée, toujours prête à intervenir rapidement en cas de sinistre.

Dans le journal " LE PARISIEN " édition Seine et Marne matin, la direction déclare qu'il n'y a aucun danger, " le personnel de la centrale ne court aucun danger. Idem pour les habitants du secteur ". Les délégués syndicaux eux sont inquiets pour la sécurité du personnel et de l'environnement, font tout afin que la sécurité soit appliquée, invitent le personnel à redoubler de vigilance afin que l'irréparable n'arrive pas.

Il est pourtant possible de fonctionner en toute sécurité, l'expérience le montre, plus de quarante ans sans incident grave ne peut être le fruit du hasard, mais bien celui d'une sécurité responsable avec les compétences et les effectifs nécessaires.

Les responsables syndicaux sont conscients que la tranche ne peut produire éternellement, qu'elle devra forcément s'arrêter dans quelques années. La section syndicale CGT a des propositions pour de nouveaux moyens de production sur le site. C'est pourquoi ils ont rencontrés la mairie afin que soit organisé un débat public à Vaires sur Marne sur ce sujet, débat qui devrait avoir lieu le 12 octobre prochain.

Vaires sur Marne le 23 juillet 2002

Dernière minute :
Alors que les photographies ont été prises le 18 juillet, aujourd'hui l'on constate que " les gravas " sont étalés dans le trou, ce qui semble avoir été fait dans la précipitation pour masquer les irrégularités.

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