Le 12/06/2002

Intéressement 2002 2004 - ultime réunion à l'UP Nord & Ile de France

 

Une ultime réunion au lendemain de la signature de l'accord national par les organisations CFDT, CFTC, CFE/CGC s'est tenue à Choisy avec pour objectif la finalisation des discussions sur la part locale de l'accord d'intéressement 2002-2004 de l'UP IdF et N, le projet devant être présenté au CMP du 18 juin prochain.

Etaient présentes la CGT, la CFDT et la CFE/CGC.

La CFTC s'était excusée pour cause de congrès et FO avait fait savoir aux directions qu'elle quittait les négociations.

L'accord national prévoyant que seuls les signataires de l'accord national peuvent signer un accord local, la CGT a néanmoins tenu à participer à toutes les réunions avec l'objectif de faire évoluer les critères quant bien même l'intéressement ne répond pas à la philosophie qui est la notre en matière de rémunération.

L'intervention de la CGT s'est appuyée sur ce que nous avions développé

1. lors de la réunion du 29 avril sur le contenu de l'accord national, à savoir que :

- les mécanismes de l'intéressement ne sont pas, loin s'en faut, la réponse aux problèmes salariaux,

- Le traitement dissocié des agents Actifs et des agents Inactifs, générateur de statuts différents, reste inacceptable, et ce d'autant plus dans une période où les retraites font l'objet de toutes les perversions verbales,

- La volonté de deux accords nationaux différents à EDF et GDF pose plus fondamentalement la question du devenir de nos deux entreprises au travers des directions communes,

- Les mécanismes de détermination du niveau de l'intéressement individuel articulés sur 3 parts ainsi que le niveau de la masse salariale dévolu à l'intéressement et équivalent à 3,5% de celle&endash;ci ne répondent pas aux attentes des salariés,

- La détermination de critères sur lesquels le personnel n'a aucun moyen d'influer reste un leurre.

2. lors de la réunion du 24 mai sur le contenu du projet d'accord de l'UP IdF et N, à savoir :

- que l'accord local proposé par la direction de l'UP IdF et N comporte 6 critères qui ne donnent pas aux agents les moyens d'une réelle intervention, que ces critères soient ou non techniques.

- que ceux-ci obligent les agents à cautionner une régression de leurs conditions de travail ou d'effectifs et tout particulièrement au travers du critère C1 " charge de personnel " qui pèse pour 25 % dans le calcul de la part locale de l'intéressement,

- qu'ils pérennisent ce qu'on a déjà beaucoup trop tendance à faire et que l'on connaît trop c'est à dire à masquer les accidents ( critère C4 accidents) au détriment des organismes de la Sécurité sociale et des possibilités ultérieures de recours des agents,

Pour autant cette réunion n'aura pas été vaine et bien que la CGT ne soit pas signataire elle aura par sa participation contribué à une évolution (certes insuffisante) des critères et par voie de conséquences du montant que chacun percevra éventuellement, résultat que les signataires ne pourront mettre à leur seul actif.

Ainsi :

- le critère C1 : " Somme des achats et variation des stocks (hors combustibles), services extérieurs et charges de personnel ", se verra amputé du code comptable 64 (personnel)

- le critère C2 : " Consommation spécifique des tranches charbon et Kra des tranches fuel ", se verra affublé d'une tolérance de 5%

- le critère C3 : " Kif " sera pondéré des heures de marche,

- le critère C6 : " Nombre d'heures de dépassements des arrêtés environnementaux " intégrera la mise en zone ZPS2 de certains CPT et les seuils des heures de dépassement passeront de 240 à 1500 et de 360 à 2250,

Enfin un critère C7 relatif à la diminution des heures supplémentaires de 32000 à 22000 sera rajouté.

De ce fait chaque critère ne pèsera plus que pour 12,5%, la direction maintenant malgré notre désaccord le poids du critère C1 à 25%.

 

Pour la CGT la priorité n'est pas le développement de l'épargne salariale.

 

Elle invite les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE/CGC à mesurer les conséquences de leurs signatures (dont la date est fixée au 20 juin prochain) et les invitent plutôt à se rassembler dans l'action pour créer les conditions d'une dynamique salariale, d'une équité de traitement entre actif et inactif, ce que ne permet pas l'intéressement et d'une pérennisation du système de retraite par répartition pour le meilleur des agents et de leurs familles.

 

 

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