Le 07/06/2002

La formation ? c'est comme le reste, il en a rien à f.....

 PLAN DE FORMATION
La C.S.P. avait à son ordre du jour l'examen des plans de formation pour l'année 2002. Compte tenu de l'ouverture des négociations sur les revendications du personnel la déclaration C.G.T. faite en séance a été édulcorée. Nous publions néanmoins l'intégralité de celle qui a été initialement prévue. La balle est aujourd'hui dans le camp de la direction.

 Monsieur, le Président,

Carton jaune pour employer une expression d'actualité mais pas de circonstance puisque notre déclaration est restée quasiment inchangée sur le fond depuis l'an passé.
Seule l'introduction en a été modifiée et la forme actualisée.
Elle est passée simplement du Père Noël dans la déclaration que nous voulions faire à la CSP reportée de décembre, aux Rois Mages pour la CSP de Janvier 2002, aux cloches de Pâques pour la CSP de fin mars pour finir à ce carton jaune à l'occasion de cette période footballistique.
Nous sommes aujourd'hui sollicités pour émettre un avis sur le plan de Formation 2002.
Cela aurait dû être fait il y a neuf mois et votre rôle de Président vous ordonnait de le recueillir, cela fut-il par une réunion extraordinaire de l'organisme.
Or force est de constater que pour ce dossier lourd de conséquences pour le personnel, vous avez été fidèle au changement de comportement que vous avez mis en œuvre depuis maintenant plusieurs mois envers les représentants du personnel que nous sommes ou les organisations syndicales auxquelles nous appartenons.
Quand la concertation est souhaitée à tous les niveaux, vous vous évertuez à tout faire pour contourner la construction du débat nécessaire avec les O.S. et la bonne tenue des organismes statutaires.

Je vous ferai remarquer que depuis la création de cette unité c'est la première fois que consécutivement plusieurs CSP ne se tiennent pas.
Et n'en renvoyez pas la responsabilité aux organisations syndicales.

Ce n'est pas nous qui avons retiré de l'ordre du jour, pour ne prendre que l'exemple de la dernière séance, des reclassements d'agents actés localement remettant ainsi en cause les méthodes de fonctionnement de cet organisme qui prévalaient depuis deux ans et que VOUS, Monsieur le Président aviez mis en place avec votre précédent responsable des Ressources Humaines.
Cette démarche d'un autoritarisme d'un autre age qui conduit puérilement à renvoyer les chefs de sous unités dans leurs CPT lors de la dernière séance comme des toutous à leur niche empêchant toute possibilité de débat en séance n'est pas non plus de notre fait, quand bien même le personnel était là à l'ouverture de la séance pour vous faire part de ses doléances.
Ces agissements contribuent bel et bien à une démarche de rupture du dialogue social et de dénigrement des représentants du personnel et des militants syndicaux.

Nous vous avions fait part à une précédente séance de cette discrimination et nous attendons toujours vos conclusions. Nul doute que nous les attendrons encore longtemps et que vous continuerez sûrement à cibler les permanents syndicaux ou ceux des CMCAS et SLV en différant, entre autres, les effets pers 245, en ne nous communiquant pas les états d'homologie alors qu'ils sont connus des unités ou que vous chercherez encore mesquinement comment supprimer les services insalubres à ces mêmes agents.

Monsieur le Président ce n'est pas un carton jaune mais un rouge qui serait à la juste mesure de vos actes.
Nous vous le disions encore récemment plus aucun dossier n'avance et seules vos questions ont voie au chapitre.
Désolé ce n'est pas ainsi que nous concevons le dialogue social.

Une CGT boite aux lettres NON merci pas avec nous.
Et le dossier de la formation n'a pas échappé au mépris de traitement.

Nous avions pris la bonne habitude avec votre précédent R.H à travailler ce dossier en amont par des réunions bilatérales et plénières qui permettaient, sur la base des bilans, des demandes de stages exprimées par les agents, des besoins exprimées par la direction et des volontés des organisations syndicales en matière de formation, de construire un plan de formation plus en prise avec la réalité quand bien même il ne répondait pas forcément à nos attentes.
Cela permettait de plus et conformément aux textes en vigueur d'examiner les plans de l'année N+1 à une CSP consacrée exclusivement à cela en octobre.
Or là comment avez-vous procédé ?
Vous avez refusé tout débat en amont,
Vous avez refusé toute communication d'éléments prétextant comme à l'habitude que l'USI était incapable de répondre à vos demandes. Petite digression en passant nous attendons toujours une réunion tripartite UP / USI / OS pour débattre des réels problèmes et trouver ensemble des solutions (y compris sous forme d'un inter-CMP)
Vous avez refusé toute CSP extraordinaire sur le sujet pour tenir les délais légaux montrant ainsi votre attachement aux organismes statutaires et au personnel,
Et vous avez ainsi à la veille des fêtes de Noël avec l'ordre du jour de la CSP de fin d'année envoyer " pour avis " si je puis dire le document.

Monsieur le Président, par ces attitudes vous renvoyez le débat à la comédia dell'arte.

Ne comptez pas sur nous pour y jouer un rôle de figurant ne comptez pas sur un avis de la CGT avec 9 mois de retard sur vos plans 2002 pour vous permettre un affichage à l'échelon supérieur.
Non, nous ne nous prononcerons pas et nous saisissons en ce sens la sous commission de la CSNP aujourd'hui Comité Provisoire à la Formation au travers de son Président.

Monsieur le Président,
Cette position actée ne se veut pas une réaction épidermique mais :

- comment cautionner la baisse constante du niveau de formation enregistrée.

Il y a quelques années près de 4% de la masse salariale y était consacré, aujourd'hui on flirte avec les 2% (2,1% sur l'UP) et bien des formations sont consécutives à des orientations nationales réglementaires sans lien direct avec la professionnalisation des agents.

- Comment donner notre aval à un sujet piloté par la réduction budgétaire et une diminution des moyens et dont maintenant la DPRS va avoir le contrôle non seulement politique mais quantitatif pour chacune des unités,

- Comment nous prononcer après un tel manque de concertation quand maintenant au-delà des règles de l'entreprise la loi et tout particulièrement la loi de Modernisation sociale vous oblige,

- Comment nous prononcer après un tel manque de respect et de consultation tant des CHSCT que du CMP,

- Comment nous prononcer après un tel manque de respect des textes en vigueur et particulièrement de la circulaire Pers 888 qui stipule que les représentants du personnel sont consultés sur l'affectation des agents dans les stages,

- Comment admettre un renforcement de la formation en maîtrise d'ouvrage, vecteur d'une plus grande sous-traitance,

- Comment nous prononcer sur un plan qui n'intègre pas les besoins futurs liés au recrutement issus de l'accord de 99,

- Comment nous prononcer sur un plan qui n'intègre pas la phase de reconversion future du Thermique à Flamme quand on sait que dès 2005/2006, le Nucléaire va connaître un nombre de départs conséquents en inactivité de son personnel,

- Comment nous prononcer sur plan construit avec la représentation des agents uniquement via le Projet Professionnel des agents dont on sait les pressions qui sont faites au travers de ces entretiens et dont on n'ignore pas que certains agents au risque que leurs aveux soient utilisés à leur détriment hésitent à faire état de leurs manques de formation dans tel ou tel domaine,

- Comment nous prononcer sur plan ancré sur performance et productivité dont les lignes de conduite ne font l'objet d'aucune concertation.

- Comment nous prononcer sans le minimum d'éléments indispensables à un sérieux examen, à savoir l'état des demandes de stage formulées par les agents, l'état des besoins et les façons dont la direction envisage d'y répondre dans les trois années à venir, éléments que le Président du Comité Provisoire de la Formation dans une récente séance a reconnu comme étant nécessaires aux représentants du personnel.

Monsieur le Président,
Ce nouvel écueil du débat en CSP n'est pour nous que le reflet de la politique que vous avez initié depuis quelques mois sur l'Unité dont vous êtes le directeur.
A ce titre vous êtes le premier responsable des choix et de la relation sociale.
Depuis plusieurs semaines le Personnel par son intervention à tenu à attirer votre attention dans ce domaine, les représentants du Personnel dans les différents organismes statutaires sont eux aussi intervenus en ce sens, les organisations syndicales elles aussi ont attiré en interne l'attention de vos responsables des Ressources Humaines voire pour certaine de l'échelon national.
Il vous appartient aujourd'hui d'apporter le sérieux correctif qui s'impose.
Au risque d'écoper des mêmes caricatures ne nous faites pas le coup du politique qui a corps et à cris s'égosillent autour de " on a entendu le message " et qui ne bouge pas d'un iota.
Pour notre part nous restons disponibles, comme nous l'avons toujours été, si, et seulement si les revendications du Personnel dont nous sommes porteurs font l'objet d'un minimum d'attention et d'examen.
La période difficile qui risque de toucher le THF vous y invite au risque, comme nous le voyons déjà, de nous obliger à aller sur d'autres terrains.

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