L'Interessement
ou l'art d'arnaquer le personnel.....
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Réunion du 29 04 2002 - Direction de l'UP Ile de France et Nord et les Organisations Syndicales La direction de l'UP a convoqué ce jour les organisations syndicales à une réunion de travail sur l'ouverture de la future négociation de l'accord triennal d'intéressement pour la période 2002 à 2004. La raison qui a justifié cette rencontre en amont de la signature de l'accord national réside dans le court délai ouvert à la négociation locale entre la dite date de signature nationale fixée au 3 juin prochain et l'obligation d'examen par les CMP des unités des éventuels accords locaux fixée elle au plus tard le 14 juin 2002. De ce fait et compte tenu que l'accord national fait encore l'objet d'échanges entre les fédérations syndicales et la tutelle, cette réunion ne pouvait que s'inscrire dans un cadre très informel. Il n'est à ce jour pas encore dit qu'un accord national sera trouvé ni quels seront les partenaires sociaux (signataires ou non-signataires ) associés aux négociations locales. Aussi l'intervention de la CGT n'est-elle restée que sur les principes qui l'ont toujours guidé au cours des précédents accords d'intéressement qu'elle n'a d'ailleurs pas cautionnés. Nombre de ces principes restent vrais, d'autres au regard des versions provisoires de l'accord national proposées à ce jour se révèlent lourds de conséquences pour le Personnel et les Entreprises. Ainsi pour la CGT : - les mécanismes de l'intéressement ne sont pas, loin s'en faut, la réponse aux problèmes salariaux, - Le traitement dissocié des agents Actifs et des agents Inactifs, générateur de stauts différents, reste inacceptable, et ce d'autant plus dans une période où les retraites font l'objet de toutes les perversions verbales, - La volonté d'aller à deux accords nationaux différents à EDF et GDF pose plus fondamentalement la question du devenir de nos deux entreprises au travers des directions communes, - Les mécanismes de détermination du niveau de l'intéressement individuel articulés sur 3 parts (Groupe, Métier, Unité) et non plus deux (Nationale et Locale) ainsi que la méthode de calcul qui font que bien que des critères puissent être atteints, l'intéressement individuel pourrait être nul, - Le niveau de la masse salariale dévolu à l'intéressement et équivalent à 3% de celle&endash;ci reste insuffisant, - L'apparition à l'article 9 du projet d'accord national de la notion de " participation ", qui, lorsque l'on sait que celle ci est inapplicable de par la loi aux entreprises nationalisées, pose la question de l'évolution du statut social de l'entreprise, - La détermination des critères sur lesquels le personnel n'a aucun moyen d'influer reste un leurre. Comment les agents peuvent-ils jouer sur le Kd, le Kif, le Kra quand ils ne maîtrisent pas les programmations ? Comment peuvent-ils jouer sur les rejets de poussières quand ils ne peuvent peser sur l'entretien des dépoussiéreurs ou sur le choix des charbons ? Comment peuvent-ils peser sur les volumes des heures supplémentaires quand l'entretien fait défaut et que les effectifs sont réduits à une peau de chagrin sans risquer d'ouvrir grand les portes à la sous-traitance ? Et nous pourrions ainsi longuement poursuivre la liste des exemples. Visiblement la direction de l'UP a souhaité dès la première réunion entrer rapidement dans la détermination des critères proposant de réfléchir dans 6 registres différents (social, sécurité, financier, technique, qualité et/ou environnement et effectifs) issus des PMT des CPT. Une nouvelle réunion est fixée au 24 mai prochain. Sans préjuger de notre position voire de notre participation, les discussions nationales n'étant pas finalisées, nous avons rappelé que nous avions émis un avis défavorable en CMP sur les PMT, qu'il nous semblait donc difficile de discuter de ces critères et qu'en tout état de cause nous n'articulerions notre engagement que sur des critères accessibles aux agents et pour lesquels le personnel disposera des moyens associés. |
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