Le 26/11/2003

La Gazette de la négo N° 9

Mercredi 5 Novembre 2003                         

Première réunion du Groupe de Suivi National sous la présidence de M. A. Very qui succède à Th. Bonnet à la tète d'ENERTHY, celle-ci avait à son ordre du jour l'examen de 2 fiches techniques afférentes à la fermeture des restaurants et des SLV dans les CPT mis en AGP, la gestion des situations transitoires (arrêt des sujétions de service) ainsi que l'examen des emplois disponibles et les éléments quantitatifs du suivi         auxquels s'ajoutaient l'examen de questions diverses majoritairement illustrées par des situations individuelles.

En préambule à cette réunion M. Very a rappelé la situation nouvelle dans laquelle nous étions à savoir celle de suivi de l'application de la note du 3 juillet pour laquelle il affiche la volonté d'être novateur. Néanmoins il a dû reconnaître que dans les unités des « réglages » dans l'application de ces mesures restaient à finaliser.

L'ensemble des organisations a reconnu cette dernière formule élégante pour imager les difficultés rencontrées localement.

La CGT, alors que les organisations CFTC et CFDT avaient paraphé ce texte à l'issue même des discussions le 26 septembre, que la CFE/CGC avait donné son aval le 1er octobre après consultation de ses structures, s'était engagée à donner sa position à l'occasion de ce G.S.N (Groupe de Suivi National).

La CGT a donc confirmé suite aux consultations engagées localement avec ses syndiqués voire avec l'ensemble du personnel sa non adhésion à ce texte au regard des éléments suivants :

-       Les aspects discriminatoires à l'égard des nouveaux embauchés,

-      Les applications aléatoires sur le terrain,

-      L'absence de lisibilité sur les gestions des fins de carrière,

-      L'accompagnement familial insuffisant et en recul par rapport aux précédentes réorganisations au sein du THF, principalement en matière de logement, d'aide à la scolarité des enfants, d'emploi du conjoint et qui aujourd'hui actent d'une rupture qu'une réflexion lors des négociations à stigmatisée au travers de « on mute l'agent pas sa famille ».

 M. Very après avoir pris acte de cette position et la regrettant a donc posé la question de la possibilité pour la CGT à continuer à siéger au groupe de suivi et soulevé l'éventuelle participation de FO si d'aventure cette organisation revendiquait d'y participer.

La CFTC a clairement exprimé ne pas avoir de divergences fondamentales avec la CGT sur le traitement de ce dossier, que sa signature visait à donner du poids au document mais que si la CGT était exclue, elle quitterait elle aussi la table des discussions.    

La CFDT a rappelé à la fois être sur un positionnement similaire pour ce qui est de sa signature et que l'accord a été proposé à FO qui l'a décliné mais qu'elle ne voyait pas d'obstacle à ce que FO participe si elle le souhaite à la poursuite des travaux.

La CFE/CGC a souligné le travail collectif effectué depuis 7 mois, l'absence de divergences fondamentales, et souhaité que tous ceux qui avaient travaillé ensemble continuent dans la même démarche précisant que si FO voulait apporter une pierre constructive à l'édifice elle serait bienvenue.

 Un peu sous les feux de la rampe la CGT est intervenue en dernier rappelant que la discussion ne se situait pas dans le cadre d'un accord collectif mais seulement dans le paraphe d'une note de division que n'importe quel directeur de cette même division pourrait annuler moyennant quelques procédures, que la question était donc sans objet.

Quant à la participation de FO, la CGT a souligné n'y avoir aucune opposition mais qu'au vu de leur refus à s'inscrire dans la phase précédente et de leurs derniers écrits sur ce thème elle doutait d'une volonté de participation.

 Ce point de procédure levé l'ordre du jour a donc été examiné :

 

- 1 Fiche technique N°4 / SLV : Un projet de note que toutes les O.S ont trouvé par trop directif nous avait été remis. Il fera l'objet d'une nouvelle rédaction.
Néanmoins sur ce thème il a été admis que le maintien des services des SLV devait perdurer.
Nous avons souligné avec force le rôle important de régulateur social que jouent les SLV particulièrement dans les périodes de fermeture de site et que la démarche des correspondants SLV allait bien au-delà de la simple caricature du traitement des feuilles de maladie.
Sur l'affiliation d'agents en inactivité de service dans certaines SLV nous avons aussi rappelé que dans de nombreux cas c'est la proximité de service qui, suite à des fermetures d'agence DEGS, a généré ces situations et que l'entreprise ne pouvait occulter ses responsabilités.
Aussi avant d'entamer toute démarche locale il a été convenu au travers d'un examen cas par cas de maintenir la prestation, de prendre les contacts avec les CMCAS concernées et pour ce qui relève des détachements des correspondants avec les syndicats.

- 2 Fiche technique N°5 / Cantine : là aussi un leitmotiv le maintien de la prestation sous des formes certes parfois à adapter en fonction du nombre de rationnaires.
Cependant si des textes réglementaires régissent ces situations, là non plus les directions ne peuvent fuir leur responsabilités et se cantonner à la stricte lecture de ces textes dont l'application pour ces cantines dites « hors agglomération » n'est pas adaptée.
Avant toute démarche locale nous avons insisté pour que des contacts bien en amont soient pris avec les structures concernées et au plus haut niveau afin d'examiner un traitement global du dossier pour ce qui relève des aspects humains et de l'intégration de ces personnels.
Sur ces deux sujets M. Very s'est déclaré ouvert à l'examen de toutes les situations, au dialogue avec CCAS, CMCAS, DRO, précisant que les possibilités de réintégration étaient à examiner, que la continuité du service devait être assurée mais que la bonne gestion passait forcément par l'anticipation des phénomènes.

- 3 Gestion des situations transitoires : Cette question est venue suite à des traitements disparates d'agents, qui, consécutivement à des évolutions des organisations, se trouvaient confrontés à de fortes diminutions voire des pertes totales d'astreinte ou d'ISC dans les CPT mis en AGP.
La direction dans un premier temps nous a proposé une indemnisation mensuelle calculée sur la base du document du 3 juillet limitée à 48 mois maximum.
En cas de mutation durant cette période de 48 mois les sommes versée viendraient en déduction du calcul.
Considérant que la mécanique proposée était facteur d'immobilité et discriminatoire envers les agents que l'on sollicite pour rester sur les sites et assurer la sécurité des installations il a été décidé de ne pas statuer, d'ajourner cette discussion et de réunir un groupe technique de travail sur ce thème mi décembre.

- 4 Eléments de suivi de l'accord : Comme il en avait été convenu nous ont été remis en annexes les capacités d'accueil d'agents issus des CPT en AGP au sein du THF, les restitutions des mouvements réalisés et les secteurs déclarés en redéploiement prioritaires pour 2004 qui concernent, outre le CPT de Dunkerque et les 5 CPT annoncés en AGP, le CPT de Cordemais dans son ensemble ainsi que la manutention et le gardiennage du CPT de Bouchain.

Nous avons ré insister pour que le CPT de Porcheville et éventuellement ceux concernés par une sortie d'AGPP de tranche 600Mw anticipent et mettent immédiatement en œuvre des « pépinières » afin de remédier à ces situations.

- 5 Situations individuelles : M. Very a été surpris du volume des situations individuelles évoquées par les organisations syndicales, qui trouvent toutes leur cause dans les interprétations soit abusives soit des plus restrictives qui sont faites localement.

Les OS ont clairement indiqué que si des correctifs n'étaient pas apportés dans les unités nous demanderions les réunions extraordinaires du G.S.N aussi souvent que nécessaire pour ne pas pénaliser les agents et leurs familles.

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