Le 19/05/2003

Thermique à flamme: La Gazette de la Nègo N° 3

Jeudi 15 Mai 2003

Prolongement de la réunion de la veille (voir « La Gazette de la Négo N°2 »), cette réunion a été consacrée aux problèmes liés au logement, au travail du conjoint et à diverses autres mesures.

Le Logement :

La complexité du dossier, la multiplicité des situations et les limites aux réponses apportées par la direction à nos questions ont conduit les organisations syndicales à proposer un report de l'examen de ce chapitre à la prochaine réunion du groupe de travail prévue le 3 juin prochain en présence d'un « expert » en matière d'immobilier.

Seuls des grands principes en matière d'aide logistique à la vente du bien de l'agent en cas de mutation, de prise en charges des frais inhérents à la vente (publicité, notariés) et de couverture du montant différentiel en cas de vente à perte ont donc été actés.

Ils feront l'objet d'un plus ample développement dans notre prochain compte rendu.

La direction a néanmoins d'ores et déjà affiché et de manière très ferme que la location par EDF des biens des agents mutés était exclue (Politique logement).

L'examen de ce sujet a été l'occasion d'aborder la particularité des agents qui ne souhaiteraient pas vendre leur bien tout en exerçant leur activité sur un site proche (ex : Agent de Montereau travaillant à Nogent, de Champagne à Porcheville, de Loire sur Rhône à St Alban, d'Ambès à Blayais, ..etc.) et pour lesquels pérenniser au-delà des 60 mois la prise en compte des temps et des frais supplémentaires de trajets s'avérerait moins onéreux pour l'entreprise. La direction réceptive à ces situations nous apportera réponse lors du prochain groupe de travail. Laréflexion pourrait être articulée autour le la note relative aux « Célibataires géographiques ».

Le Travail du Conjoint :

La discussion s'est déclinée autour de 4 axes selon que le conjoint travaille :

- à EDF : Le rôle d'exemplarité en la matière a été soutenu par les organisations syndicales. Si pour cette population (environ 3 à 5% des effectifs) la situation ne se règle pas comment croire que les mesures qui seront proposées pour les autres situations seront efficaces.

- Dans la fonction publique, territoriale, collectivité locale, entreprise d'Etat : Nous sommes en plein dans le rôle de ces fameux Cap Emploi et du Directeur Régional dont nous attendons des propositions concrètes pour une prochaine réunion.

- Dans le privé : Nous avons demandé la mise en place d'une structure (N° Vert ?) chargée de répondre, conseiller et intervenir concrètement et efficacement à tous les niveaux et sur tous les aspects liés à la perte comme à la recherche de travail du conjoint (ANPE, ASSEDIC …). Nous attendons une proposition plus structurée et un contenu précis.

D'autre part c'est là un rôle essentiel, et on en verra l'efficacité, des directeurs d'Unité et de sous unités de trouver une réelle utilité aux cotisations qu'ils versent à toutes les structures, missions locales plus ou moins fantoches de l'emploi. Un juste retour des choses !

Nous avons aussi demandé pour éviter toute rupture budgétaire que dès la perte d'emploi du conjoint, EDF verse une indemnité mensuelle équivalente à 2 fois le salaire de base assortie de la majoration résidentielle, et l'examen prioritaire de ces personnes en cas de recrutement dans nos établissements.

- En milieu libéral, artisanal ou commercial: Aides à la réinstallation du conjoint.

Indemnité T.H.F :

La direction dans un premier temps la direction a opposé un refus de principe argumenté autour de l'article 28 du Statut National, lequel définit les primes existantes dans l'entreprise sauf accord de Branche. Elle nous a invité à poursuivre dans cette voie ce a quoi nous nous sommes refusé.

Les agents ne sont en rien responsables de cette situation, il ne demandent pas la fermeture de leurs installations, ils ne réclament pas les réductions d'effectifs, les réorganisations ou les dégradations quotidiennes de vie, travail et de sécurité dans leurs unités.

Le manque de reconnaissance, l'approche humaine en simple terme de matricule, de ratio ou d'¤uro a conduit à des dégâts humains incommensurables et les évolutions du parc THF qui se profilent si elles se confirment ne feront qu'amplifier cette détresse et ce mal vivre.

Sauf à vouloir faire de nos CPT des mouroirs, la direction serait bien inspirée à examiner sous un angle plus constructif ce dossier des indemnisations dans sa globalité au risque de cristalliser la situation.

Tout a un coût, y compris la mobilité des agents et vouloir encore aborder ce dossier sous l'angle de le poursuite des économies serait une grave erreur, d'autant que ce que les agents demandent au travers de cette revendication, qu'on l'appelle indemnité, prime, pécule de départ, aide bénévole au départ …, pour contourner l' « écueil réglementaire », ne correspond pas sur une carrière d'agent à ce que certains ont pu percevoir sous ce que l'on appelle encore et traditionnellement les extra horaires. Est -ce scandaleux ?

Il n'est nul besoin d'en dire plus pour que chacun comprenne que la réponse à cette exigence est bel et bien entre les mains de nos directions et que les agents auront un œil attentif à la réponse.

C'est à l'occasion de cette discussion que la direction a évoqué de manière très sibylline les fameux trois choix inscrits dans les procédures des N 70.48 et 70.49 ! Chantage ou contrepartie ?

La réaction des O.S a été unanime et l'idée a très vite été retirée. Un volet d'une prochaine discussion sera consacré aux agents qui pourraient être encore sur des sites dont la fermeture serait effective. L'exemple et l'expérience de la gestion arbitraire il y a quelques années du peu d'agents qui restaient sur le site de Pont sur Sambre à sa fermeture montre que les solutions ne sont pas dans des mesures coercitives.

Diverses autres mesures :

- Le temps de travail : Ce sujet sera étudié plus particulièrement pour conjuguer dans la nouvelle organisation les anciens horaires de l'agent quand ceux-ci- répondent à des contraintes personnelles lourdes. Indépendamment de conditions plus favorables dans l'accord de la nouvelle unité nous avons demandé le maintien de l'aide à l'ARTT pendant 60 mois.

- Services Civils : Nous avons proposé que tout agent qui au regard de ses choix et des possibilités offertes par l'entreprise ne pourrait être réaffecté dans un poste relevant d'une même classification et d'un même taux de services civils conserve ceux qui étaient les siens avant mutation.

- Prime d'adaptation : Tout agent, qui devra faire l'effort de se convertir à un nouvel emploi percevra 3 mois après l'affection dans le nouveau poste une prime d'un montant équivalent à 2 mois de salaire de l'agent.

- Prime pour frais annexes : Le caractère particulier de ces mutations et les frais engagés du fait du changement de résidence (nouvelle immatriculation du ou des véhicules, changement abonnements Eau, Téléphone .., suivi de courrier, domiciliations bancaires ….) sont indemnisés forfaitairement sur la base d'une prime équivalente à 2 mois du salaire de base affecté de la majoration résidentielle.

- Déménagement : Les agents qui sont à moins de 5 ans de leur date de leur mise en inactivité bénéficient de conditions particulières. Au moment de leur départ en inactivité s'ils déménagent pour rejoindre la région qu'ils ont quittée lors de la mutation, EDF rembourse les frais de déménagement.

-Frais supplémentaires : Les frais supplémentaires occasionnés à la famille consécutivement au déménagement de l'agent (Taxe d'habitation, frais d'internat des enfants ou location de studio pour la poursuite d'études engagées, crèches, nourrices, trajets scolaires supplémentaires …) sont indemnisés sur la base des frais réellement engagés. L'agent dans un emploi avec suggestions de service (astreinte ou quart) qui, quelles qu'en soient les raisons se trouverait logé hors de la Zone d'Habitat d'Astreinte pourra prétendre à un logement (célibatorium…) dont il n'aura pas à supporter les frais supplémentaires.

 

 

 

 

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