La Gazette
de la négo N° 10
Mardi 10
février 2004 60
minutes pour rien 60
minutes, c'est effectivement ce qu'a duré la
réunion du groupe de travail THF de ce jour dont
l'ordre du jour comportait 2 sujets d'importance pour le
personnel à savoir : -
La gestion des fins d'activité -
Les mesures transitoires post-exploitation Sur ces 2
sujets, la direction nous devait des réponses suite
aux propositions faites par les fédérations
syndicales lors de la réunion du 17
décembre. Gestion
des fins d'activité : Mesures
provisoires post-exploitation : A ces 2
questions, les organisations syndicales
souhaitaient : -
ajouter la réponse sur l'application de la circulaire
DP31.167 relative à l'octroi de prêt aux agents
mutés et contraints à acquérir ou
à changer de véhicule, -
attendaient des précisions sur la note relative aux
« célibataires
géographique ». Au vu des
réponses aux 2 premières questions, la
discussion n'est pas allé plus loin, les
fédérations syndicales ayant opposé une
fin de non recevoir aux réponses de la direction et
annoncé leur intention de quitter la
séance. A
l'évidence le changement de direction à la
tête du THF augure de changements dans les rapports
sociaux. Stratégie
ou « erreur de jeunesse », les
organisations syndicales ne savent le dire en l'état
du dossier compte tenu de l'absence à cette
réunion du délégué métier
Monsieur Alain VERRY en congés. Le
« roi » change, certains tentent de
regagner leurs faveurs à la cour. Ces
baronnies des unités, ces féodalités
d'un autre temps, ces Mazarin d'une autre époque
complotent dans l'ombre et tentent de se refaire une
aura. Les
fédérations CGT, CFDT, CFTC et CFE-CGC
invitent Monsieur VERRY à beaucoup de discernement
dans le choix de ses options et à beaucoup de
précaution à l'écoute de ses
consciences inconscientes dont les comportements
au-delà des conséquences sur le dossier du THF
pèseront lourdement sur l'ensemble des
négociations sociales qui vont s'ouvrir dans
l'entreprise. En effet,
quel crédit les fédérations
pourraient-elles donner aux engagements des directions alors
que ce que l'ancien délégué au
thermique à flamme a signé le 3 juillet
dernier est remis en cause par son successeur moins de 6
mois après. Les
fédérations syndicales ont tenu à
rappeler que toutes ces discussions s'étaient
ouvertes sur mandat du président ROUSSELY et que cela
appelait à un minimum de cohérence dans leur
application et ce quelque soit la direction ou la
division. Les
fédérations syndicales CGT, CFDT, CFTC et
CFE-CGC conviennent d'ores et déjà de se
rencontrer dans les prochains jours et mettent en
débat dans le personnel le principe d'une action
coordonnée dont les modalités restent à
définir de l'ensemble des thermiciens le 26
février prochain, jour où se réunit,
à Cap Ampère, la CNBE qui aura à son
ordre du jour l'examen de ces dossiers.
Il faut savoir que la direction avait reporté cette
réunion initialement prévue mi janvier et que
celle de ce jour s'est tenue suite à notre
insistance.
La direction se refuse actuellement à aller plus loin
que la note en cours de débat avec la DPRS à
savoir 70 % de la rémunération mensuelle
principale à 3 ans de la date normale de mise en
inactivité ainsi que la prise en compte des
sujétions de service sous des formes et durées
encore mal définies et si ces dernières
existaient bien entendu.
La direction rejette les propositions faites par
l'intersyndicale et ne veut indemniser la perte des
sujétions de service sur une base mensuelle que
pendant une durée de 12 mois après la
suppression de ces dernières.
Pour autant tout laisse à penser que ceux qui avaient
tenté d'entraîner son
prédécesseur Thierry BONNET dans une chausse
trappe, reviennent par la porte de service.