Le 13/02/2004

La Gazette de la négo N° 10

Mardi 10 février 2004

60 minutes pour rien

60 minutes, c'est effectivement ce qu'a duré la réunion du groupe de travail THF de ce jour dont l'ordre du jour comportait 2 sujets d'importance pour le personnel à savoir :

-      La gestion des fins d'activité

-      Les mesures transitoires post-exploitation

Sur ces 2 sujets, la direction nous devait des réponses suite aux propositions faites par les fédérations syndicales lors de la réunion du 17 décembre.
Il faut savoir que la direction avait reporté cette réunion initialement prévue mi janvier et que celle de ce jour s'est tenue suite à notre insistance.

Gestion des fins d'activité :
La direction se refuse actuellement à aller plus loin que la note en cours de débat avec la DPRS à savoir 70 % de la rémunération mensuelle principale à 3 ans de la date normale de mise en inactivité ainsi que la prise en compte des sujétions de service sous des formes et durées encore mal définies et si ces dernières existaient bien entendu.

Mesures provisoires post-exploitation :
La direction rejette les propositions faites par l'intersyndicale et ne veut indemniser la perte des sujétions de service sur une base mensuelle que pendant une durée de 12 mois après la suppression de ces dernières.

A ces 2 questions, les organisations syndicales souhaitaient :

-       ajouter la réponse sur l'application de la circulaire DP31.167 relative à l'octroi de prêt aux agents mutés et contraints à acquérir ou à changer de véhicule,

-       attendaient des précisions sur la note relative aux « célibataires géographique ».

Au vu des réponses aux 2 premières questions, la discussion n'est pas allé plus loin, les fédérations syndicales ayant opposé une fin de non recevoir aux réponses de la direction et annoncé leur intention de quitter la séance.

A l'évidence le changement de direction à la tête du THF augure de changements dans les rapports sociaux.

Stratégie ou « erreur de jeunesse », les organisations syndicales ne savent le dire en l'état du dossier compte tenu de l'absence à cette réunion du délégué métier Monsieur Alain VERRY en congés.
Pour autant tout laisse à penser que ceux qui avaient tenté d'entraîner son prédécesseur Thierry BONNET dans une chausse trappe, reviennent par la porte de service.

Le « roi » change, certains tentent de regagner leurs faveurs à la cour.

Ces baronnies des unités, ces féodalités d'un autre temps, ces Mazarin d'une autre époque complotent dans l'ombre et tentent de se refaire une aura.

Les fédérations CGT, CFDT, CFTC et CFE-CGC invitent Monsieur VERRY à beaucoup de discernement dans le choix de ses options et à beaucoup de précaution à l'écoute de ses consciences inconscientes dont les comportements au-delà des conséquences sur le dossier du THF pèseront lourdement sur l'ensemble des négociations sociales qui vont s'ouvrir dans l'entreprise.

En effet, quel crédit les fédérations pourraient-elles donner aux engagements des directions alors que ce que l'ancien délégué au thermique à flamme a signé le 3 juillet dernier est remis en cause par son successeur moins de 6 mois après.

Les fédérations syndicales ont tenu à rappeler que toutes ces discussions s'étaient ouvertes sur mandat du président ROUSSELY et que cela appelait à un minimum de cohérence dans leur application et ce quelque soit la direction ou la division.

Les fédérations syndicales CGT, CFDT, CFTC et CFE-CGC conviennent d'ores et déjà de se rencontrer dans les prochains jours et mettent en débat dans le personnel le principe d'une action coordonnée dont les modalités restent à définir de l'ensemble des thermiciens le 26 février prochain, jour où se réunit, à Cap Ampère, la CNBE qui aura à son ordre du jour l'examen de ces dossiers.

 

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