Le 06/07/2003

Les Organisations Syndicales mettent la Direction en justice

Communiqué interfédéral du 4 juillet 2003

Les représentants du personnel en CNBE ne participeront pas à la séance du 4 juillet 2003

Les raisons de cette décision sont de deux ordres !

Cette séance qui est en fait le report de celle du 6 juin devait se tenir dans un contexte où les grandes questions posées sur l'avenir des établissements sont toujours d'actualité avec l'éventualité de présentation au Conseil des ministres d'un projet de loi sur le changement de statut d'Edf Gdf.
Les questions à l'ordre du jour qui concernent le transfert de la gestion du contrat de travail au RTE et la performance immobilière 2005 sont en liaison étroite avec la transformation des organisations pour préparer les évolutions nécessaires aux changements de structures envisagées dans ce projet.
Les représentants du personnel ont donc demandé le report début septembre de cette séance, comme cela a été fait par ailleurs pour la CNRTE qui traitera également du dossier des RH.
La direction de la Branche énergies a refusé, indiquant qu'elle était pressée sur le dossier de la politique immobilière. Elle comptait réunir dans la foulé les CMP de Rhône Alpes pour engager une expérimentation sur la région.
Cette position est contraire à la volonté affichée du Directeur de la Branche de créer les conditions d'un débat serein au sein de la Commission.
Cette attitude, déjà constatée lors de décisions antérieures, s'est malheureusement confirmée le 3 juillet sur le dossier du thermique à flamme avec l'annonce des fermetures de 5 tranches thermiques à flammes 250 Mw entre le 1er juillet 2003 et le 31 mai 2005 sans que les débats engagés au CSC CMP et en CNBE n'aient été menés à leur terme.

Devant ce comportement, les représentants du personnel ont voté unanimement la résolution suivante :

« Les élus du personnel en CSC CMP constatent que le directeur de la Branche énergies a décidé du déclassement implicite et immédiat de centrales de production. Ils considèrent que cette décision est prise en dehors de toutes les règles de la concertation, s'inscrivent en contradiction avec les droits et prérogatives des organismes de représentation du personnel. Elle va à l'encontre du processus de concertation engagé auparavant.
La multiplicité des rencontres bilatérales ne peut se substituer au fonctionnement légal et réglementaire des organismes de représentation du personnel. Ils dénoncent la tentative de la direction de masquer ce déclassement devenu une mise en AGP définitive.
En conséquence, ils mandatent le secrétaire de l'organisme pour ester en justice afin d'obtenir la suspension et l'annulation de cette décision ».

L'ensemble de ces éléments conduit donc les organisations syndicales à refuser de participer à la séance de la CNBE du 4 juillet 203 dans de telles conditions.

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