EDF
abandonne une partie de son parc de production
Communiqué
de presse CGT/CFDT/CFTC/FO/CGC du 3 juillet 2003 Les organisations
syndicales CGT, CFDT, CFTC, FO, CFE-CGC condamnent sans
appel la confirmation des retraits d'exploitation
définitifs de 5 tranches thermiques classiques
: - Champagne sur Oise (60)
au 1er juillet 2003, - Loire sur Rhône
(69) au 30 avril 2004 - Montereau (77) au 31 mai
2004 - Vaires sur marne (77) et
Ambès (33) au 31 mars 2005. Cette condamnation
s'appuie tant sur la forme que sur le fond. En effet, sur le
fond les organisations syndicales confirment leur exigence
unanime de « pas 1MW déclassé sans 1 MW
neuf ». Or, sur le fond dans les
informations communiquées ce jour, les perspectives
de construction de nouveaux moyens de production sont
reportées à l'échéance de 2010.
Seul un dossier d'études, sans engagement de
réalisation, pour une tranche charbon supercritique
600 MW et un cycle combiné gaz 400 MW est
annoncé à l'échéance de juin
2004. Cela ne constitue qu'une réponse très
insuffisante aux besoins actuels et futurs pour
répondre aux appels de consommation. L'arrêt
des installations est lui immédiat ou à
très court terme. Quant à la forme,
la façon précipitée de communiquer des
informations sur un dossier aussi important est
caractéristique du manque de respect envers les
salariés qui font vivre ces installations depuis des
années. Il en est de même pour les usagers et
les élus qui sont mis devant le fait
accompli. La mobilisation continue
des agents, leurs initiatives à l'externe et les
interventions unanimes de leurs organisations syndicales,
contraignent cependant les directions d'EDF à
confirmer et à préciser les investissements
lourds de moyens de dépollution et de modernisation
permettant à d'autres tranches de fonctionner
au-delà de 2015. Les
fédérations syndicales confirment leur
exigence : - de l'élaboration
de dispositions permettant de compenser l'impact sur le
tissu local, - de mesures sociales
applicables à l'ensemble du personnel du thermique
à flamme (TH.F) touché par des
décisions de restructuration, de modification
d'organisation ou de retrait d'exploitation. Le comportement des
directions dans ce dossier est inadmissible et illustratif
du peu de considération qu'elles attachent au
personnel et à la réponse aux besoins
énergétiques du pays et des régions. De
fortes incertitudes pèsent sur le passage de l'hiver
prochain, au regard du rôle majeur du TH.F dans la
tenue des réseaux dans certaines régions,
comme dans le passage des pointes de puissance durant les
périodes de forte consommation tant pendant les
hivers passés que durant les dernières
semaines. Les décisions
d'arrêter l'exploitation mettent en péril
l'équilibre production/consommation national et
régional, mais aussi l'existence même des sites
industriels. L'exemple récent d'importantes coupures
d'électricité en Italie, nous démontre
la nécessité d'évaluer et d'assurer
constamment cet équilibre. Les
fédérations syndicales engagent, avec les
personnels, une campagne d'information en direction des
usagers et des élus. Elles proposeront des
conférences de presse nationale et locale pour faire
toute la clarté sur les conséquences en
matière énergétique, économique
et d'emploi de ces décisions. Elles invitent les agents,
avec leurs organisations syndicales, à poursuivre et
amplifier les actions pour exiger la modernisation du parc
Thermique à flamme, qui passe par l'examen sur chacun
des sites d'un projet industriel soit de rénovation
de l'existant, soit de construction de nouvelles tranches
modernes. Ces décisions sur
le TH.F fragilisent l'avenir de l'ensemble des
filières du producteur EDF. Les organisations
syndicales ont le sentiment que le TH.F est bradé
pour favoriser l'émergence de nouveaux concurrents en
France et elles appellent l'ensemble des personnels de la
production EDF à être vigilants
vis-à-vis de toute intention de la direction en
matière de cessions d'actifs. Communiqué
inter fédéral CGT/CFDT/CFTC/FO/CGC - TH.F du 3
juillet 2003 Poursuivre la bataille
! Les organisations
syndicales CGT, CFDT, CFTC, FO, CFE-CGC condamnent sans
appel la confirmation des retraits d'exploitation
définitifs de 5 tranches thermiques classiques
(Champagne, Loire sur Rhône, Montereau, Vaires et
Ambes), entre le 1er juillet 2003 et le 31 mars
2005. Cette condamnation
s'appuie tant sur la forme que sur le fond. En effet, sur le fond les
organisations syndicales confirment leur exigence unanime de
« pas 1MW déclassé sans MW neuf
». Quant à la forme,
des informations communiquées de façon
précipitée sur un dossier aussi important,
avant même que les débats soient allés
à leur terme, sont tout autant hors du respect des
règles statutaires que, surtout, des salariés
qui font vivre ces installations depuis des
années. Les décisions
d'arrêter l'exploitation mettent en péril
l'équilibre production/consommation national et
régional, mais aussi l'existence même des sites
industriels. Elles invitent les
agents, avec leurs organisations syndicales, à
poursuivre et amplifier les actions pour exiger la
modernisation du parc Thermique à flamme, qui passe
par l'examen sur chacun des sites d'un projet industriel
soit de rénovation de l'existant, soit de
construction de nouvelles tranches modernes. Ces décisions sur
le TH.F fragilisent l'avenir de l'ensemble des
filières du producteur EDF.
Or, dans les informations communiquées ce jour, les
perspectives de construction de nouveaux moyens de
production sont reportées à
l'échéance de 2010, avec un dossier d'avant
projet détaillé pour une tranche charbon
supercritique 600 MW et un cycle combiné gaz 400 MW
à l'échéance de juin 2004, ce qui ne
constitue qu'une réponse très insuffisante aux
besoins. L'arrêt des installations est lui
immédiat ou à très court
terme.
La mobilisation continue des agents, leurs initiatives
à l'externe et les interventions unanimes de leurs
organisations syndicales, contraignent cependant les
directions d'EDF à confirmer et à
préciser les investissements lourds de moyens de
dépollution et de modernisation permettant à
d'autres tranches de fonctionner au-delà de 2015.
Cette attitude déterminée du personnel a
également permis d'obtenir des évolutions et
un cadre de mesures sociales qui vont être mis en
uvre.
Dans ce domaine, les fédérations syndicales
confirment leur exigence d'application de ces mesures
à l'ensemble du personnel du TH.F touché par
des décisions de restructuration, de modification
d'organisation ou de retrait d'exploitation.
Le comportement des directions dans ce dossier est
inadmissible et illustratif du peu de considération
qu'elles attachent au personnel et à la
réponse aux besoins énergétiques du
pays et des régions. De fortes incertitudes
pèsent sur le passage de l'hiver prochain, au regard
du rôle majeur du TH.F dans la tenue des
réseaux dans certaines régions, comme dans le
passage des pointes de puissance durant les périodes
de forte consommation tant pendant les hivers passés
que durant les dernières semaines.
Les fédérations syndicales vont engager, avec
les personnels, une campagne d'information en direction des
usagers et des élus.
Les organisations syndicales ont le sentiment que le TH.F
est bradé pour favoriser l'émergence de
nouveaux concurrents en France et elles appellent l'ensemble
des personnels de la production EDF à être
vigilants par rapport aux interventions de la direction de
cessions d'actifs.