- 25/01/2001: Le
S/CMP(Comité d'Entreprise) de la Centrale de
Montereau a été réuni le 16 Janvier
2001. Ci dessous le compte
rendu de la Section Syndicale CGT : Ce Compte rendu est
envoyé à Mr le Préfet de Seine et
Marne Contrat de gestion
2001/2003 et bilan 2000 : Bilan 2000 :
M. le président
tient à relever les points suivants comme essentiels
et positifs dans le bilan de l'année
écoulée : - Incident VRS - Renforcement des
compétences - M3E et ADP bien
engagées - Développement
local - Accord d'Unité
et avenants - VECTOR
déployé M. le Président
regrette l'échec du dialogue social. Contrat 2001/2003
: M. le Président
énonce les points qui guideront le futur contrat de
gestion qui sera signé avec l'Unité
: - Poursuite de la
diminution des coûts (Effectif cible : 96) - Affiner les services et
compétences du CPT - Augmenter les valeurs
du télérèglage - Améliorer les
compétences (formation des CdB, FAR ..) Sur ces deux
thèmes un long débat s'est engagé
où sans complaisance, la CGT a fait part de ses
profondes divergences d'approche suivie par
CFDT/CFTC. Pour la CGT : - il n'y a pas
échec du dialogue social mais bien une volonté
des directions d'en afficher une façade en recevant
poliment régulièrement les organisations
syndicales et cause toujours ! - l'incident VRS mais
surtout les incidents du redémarrage cristallisent la
politique mise en uvre dans le thermique en
matière de budgets d'entretien et d'effectifs. A
titre de simple exemple rien n'a été fait
durant les 8 mois d'arrêt pour former des agents de
conduite et ce n'est que la veille du redémarrage que
l'on va chercher un agent à la gestion pour occuper
un emploi de rondier déséquilibrant par
là ce service où là non plus aucune
anticipation n'a été faite sur un
départ en inactivité et où l'on fait
désormais appel à une
intérimaire. Une politique à la
petite semaine depuis longtemps dénoncée par
les organisations syndicales qui confirme la volonté
de faire capoter le dialogue social mais dont le personnel
fait les frais. Le lampiste en a marre de
payer ! - La politique sociale
conduite actuellement est un véritable gâchis
humain où certains managers à la vision
étriquée ne semblent enclins qu'au simple
affichage de statistiques, à la simple
réduction mécanique des effectifs où
des budgets conduisant aux gabegies dénoncées,
à moins que la compensation ne soit plus occulte
comme nous l'avons soulevé dans le point
suivant - La politique de
réduction des coûts, coûte que
coûte et c'est bien le cas, amène à se
défaire de matériel utile au fonctionnement (
et à quel prix) au mépris de l'avis des
intéressés et surtout en interdisant toute
intervention de ces intéressés pour s'opposer
à la démarche comme cela fut le cas avec une
benne dite de " ferraille " vendue ( ?) au franc presque
symbolique à un ferrailleur et qui contenait bronze,
tôles inox intactes, tôles d'alu, rond d'acier
etc. quand en permanence les agents des ateliers courent
après la vis qui manque, le petit morceau de
ferraille pour réparer, bricoler sur les chantiers
afin de rendre disponibles les installations. Qui plus est, sur ce qui
sera peut-être " l'affaire ", on s'interroge d'avoir
vu jeter du matériel neuf indispensable au
fonctionnement actuel des installations comme des pompes
neuves, des platines de graissage de broyeurs neuves que
seule l'intervention d'un préparateur a permis de
sauver. On s'interroge sur les
réelles motivations d'un tel comportement : Veut-on
créer les conditions d'une indisponibilité des
installations par manque de matériel ? Veut-on par
manque de matériel en stock créer les
conditions accrues de la sous-traitance ? Veut-on
dégoûter les agents pour encourager à la
mobilité ? Veut-on
etc. ? A moins que d'autres
intérêts plus mesquins, plus mercantiles, plus
personnels ne soient en cause ? M. le Président
s'est engagé à la clarté sur ce sujet
et à nous tenir informé. Nous l'y encourageons
vivement et attendons avec impatience le relevé de
conclusions ! Après la
séance du SCMP, la CGT choquée de voir que la
direction renvoyait la responsabilité de la mise au
rebut de ce type de matériel sur les agents des
services a décidé de ne pas laisser cette "
affaire " en l'état et envisage faute de
réponse probante assortie de prise de décision
dans un très bref délai de saisir le plus haut
niveau de l'entreprise pour demander un contrôle
interne, voire les juridictions compétentes s'il
s'avérait que ce qui pourrait s'assimiler à
des abus de biens sociaux se confirmait. Cela interpelle plus
largement sur les économies imposées au
personnel, sur la gestion du budget et plus globalement sur
l'équité de traitement et de reconnaissance
professionnelle des agents qui n'entrent pas dans le cercle
très fermé des " privilégiés "
en la matière. A suivre
- La politique de
redéploiement, à la petite semaine elle aussi,
sans réelle prise en compte des possibilités,
sans réelle démarche offensive, sans
réel examen des aspirations de chacun, sans
réel effort de formation, sans réelle
clarté est là aussi vraisemblablement
vouée à l 'échec et il y a fort
à craindre que face à ce nouveau camouflet les
directions ne soient acculées à la
manière forte. Managers, Garde à vous
! - La cible des effectifs,
une nouvelle fois spectre agité, outil de
réduction des coûts de main-d'uvre fait
l'objet de multiples interrogations. La technocratie que
dénonçait Coluche conduisait à importer
du sable dans le désert du Sahara. Quelle est celle
qui préside à la centrale où les
effectifs diminués par 3, la puissance
installée divisée par 3 conduit à avoir
multiplié le nombre des cadres à en continuer
l'importation et dont on peut penser qu'elle n'est pas
terminée ? - Le redémarrage
difficile, les problèmes organisationnels à la
conduite doivent amener les directions à sortie du
dogme et, sur la base des propositions du personnel
intéressé, à mettre en place leur
organisation à 32 heures, plutôt que de
s'entêter à viser la réduction à
5 équipes (Belle avancée sociale), aux
descentes de quart, à la remise en cause de
l'organisation d'été etc.
.., à
réfléchir à une organisation à 7
équipes garante des remplacements, des
possibilités de formation
Redémarrage de
la tranche : Selon M. le
Président globalement la réalisation du
chantier, la requalification et le redémarrage ont
été corrects malgré quelques incidents
(chaudière auxiliaire, cannes
brûleurs). Subsistent
néanmoins des problèmes de combustion dus
à la qualité du charbon colombien pas
adapté à ce type de chaudière et des
problèmes liés aux broyeurs ( oreilles
acoustiques, niveaux,). Le niveau de vibration de
la ligne d'arbre reste identique à ce qu'il
était avant l'arrêt. Deux fuites ont
été détectées (V.I.S. et G.V.).
L'occasion nous a été donnée de faire
remarquer que ceux qui ont décrié la conduite
voire la lenteur du chantier V.I.S. mené par les
agents de la centrale (par comparaison à l'entreprise
extérieure concurrence oblige) en sont pour leurs
frais. C'est laquelle qui fuit ?
? ? Une grande claque aux petits mauvais managers
! Prévisions de
fonctionnement 2001 : Même rengaine.
Entre 1000 et 3000 heures sans période d'arrêt
garanti. La CGT a fait remarquer
que le volume d'arrivage combustible programmé
additionné aux stocks actuels ne permettait pas de
tourner en 2001 autant qu'en 1999. Ah m
on n'avait pas
vu ! ! ! Incinération
des farines animales : Selon une étude de
l'entreprise, EDF serait prête à investir dans
des petites unités d'incinération là
où se situent les farines. Pour des sites comme les
centrales classiques se posent les problèmes de
: - Stockage - Circuit de
broyage - Combustion et de temps
de transit des farines en chaudières - Résidus de
combustion liés au point
précédent - Coût de
transformation pour remédier aux problèmes ci
dessus se situant entre 300 et 600 MF comparé
à une 250 MW neuve dont le prix avoisine les 1700
MF. Pour la CGT beaucoup
d'affirmations mais peu d'arguments convaincants quant il
s'agit d'un problème de société
majeur. Vente des terrains
: Deux compromis de ventes
sont en cours entre EDF et le District de Moret pour le
premier et le District et l'industriel pour le
second. La vente pourrait se fehr
en avril. Vernou remanie son
P.O.S. EDF
démantèle les bâches à fuel
2.3.4. et 5. Prix de vente des
terrains 30f/m_ constructible et 10f/m_ non constructible au
district qui après assainissement le revend à
l'industriel. Lequel industriel bénéficiera de
3.5 MF octroyés par EDF à taux bonifiés
( via sa filiale SAFIDI). La CGT a demandé
le bilan de l'opération pour EDF : -
Démantèlement des bâches
.....-
4.5 MF -
Réaménagement du parc à fuel .- 0.6
MF - Clôture
.......-
0.4 MF - Vente du terrain
........+
0.9 MF - Bilan pour la centrale
- 4.6 MF
mais c'est
une bonne opération car il aurait fallu
démanteler les bâches à fuel et la mise
en conformité du parc à fuel aurait
coûté 8 MF. C'est fou ce que l'on se
découvre comme travaux qui auraient dû
être faits ! ! La CGT a demandé
quelles garanties étaient prises si l'entrepreneur
était un " flibustier " plus intéressé
par l'appât du gain que par la création des 100
emplois qui est la seule justification de l'engagement d'EDF
dans cette affaire. Alors là bernique,
il paraît que des pénalités seraient
prévues sur le taux du prêt ! ! ! On se demande toujours,
tout comme la grande majorité des agents, ce qui
pousse M. Bonn à tant d'engouement sur ce dossier
? Petite devinette pour
distraire ce compte rendu : La vente de la ferraille d'une
bâche à fuel rapporte-t-elle plus qu'une benne
de métaux nobles et à qui ? Examen de
l'organigramme : Chef de mission RH : Ce
poste est occupé par M. Hutin La CGT demande son
devenir au départ du titulaire dont on peut
pressentir que le reclassement en GF 19 anticipe un
départ prochain ? Réponse de la
direction : Boff
on garde les 2 chefs de mission et
l'un d'eux jouera le rôle de directeur
délégué ! Parution des postes : La
CGT a demandé la parution de TOUS les postes
vacants. Réponse de la
direction : On fera paraître les postes quand les
agents seront " montés en puissance " et aptes
à les occuper. Visiblement il ne semble
pas que la direction est la même ligne de conduite
pour tous les postes. On se demande bien pourquoi ? ? ?
A.D.P.
: Une présentation
sera faite aux organisations syndicales prochainement par la
personne en charge du dossier. La CFDT a fait remarquer
que s'il s'agissait des donneurs de leçons de l'USI
qui ont la prétention de nous apprendre notre
métier, on pouvait s'en passer. Avenants 32 heures
: La CGT a demandé
la mise en place du roulement à 32 heures
proposé par les agents de conduite
conformément à l'accord national. La direction oppose un
refus
les agents ne donnant pas assez. Après discussion
la direction laisse transparaître sa stratégie
et semble vouloir aboutir avant mars en intégrant les
arrêts de week-end garantis ou non de la tranche de
mars à octobre, le projet conduite, les descentes de
quart, l'organisation à 5 équipes
etc. On nous indique que les
agents de conduite ne perdront rien mais qu'ils devront
concéder des contreparties. Comprenne qui pourra
! La CGT a fait remarquer
qu'à ce jeu là la direction avait tout
à perdre et que pour une carotte de 3 heures de RTT
les agents de conduite n'étaient pas naïfs et ne
se feraient pas piéger. Examen du parc
automobile : La CGT a proposé
sous la forme d'une boutade que dans sa logique
d'économies à tous crins la direction vende
l'ensemble du parc. La CGT a demandé
qui avait écrit au Père Noël pour que
celui-ci amène dans sa hotte un tracteur aux agents
de manutention alors que le besoin n'était pas
vraiment révélé. Réponse de la
direction : On n'était la seule centrale à ne
pas en avoir ! ! ! Pour une réponse
convaincante c'est une réponse convaincante qui a
amené à se demander si le chef de centrale,
comme l'un de ses prédécesseurs, avait aussi
quelques travaux à réaliser dans sa
résidence secondaire ou si, pour
bénéficier de la tondeuse en porte clé
qu'offre en général le vendeur, quelqu'un
n'aurait pas commandé un tracteur aux frais de la
centrale. Mais au fait qui a eu
la tondeuse ? ?
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