Le 30/06/2004

Sanctions: lettre des 4 federations à Mr Roussely - rencontre avec la CGT

Messieurs les Présidents,

Nous constatons ces derniers jours une recrudescence de mesures d'intimidation à l'égard des agents qui sont dans l'action : plaintes déposées, référés, convocations à des entretiens préalables, conseils de disciplines,…
Tout le monde a souligné le caractère exceptionnel de ce mouvement et la responsabilité des agents dans sa conduite. Si des mesures de sanctions persistaient, cela aura des conséquences désastreuses dans le cadre de ce conflit et plus globalement dans le devenir du dialogue social dans les entreprises.
L'interfédérale, réunie ce jour, demande à ce que vous vous engagiez à ce qu'il n'y ait pas de sanctions dans le cadre du mouvement actuel.
Dans l'attente, recevez, Messieurs les Présidents, l'expression de nos  respectueuses salutations.

CFDT                  CFTC                  CGT                    CGT/FO

 

 

 

Mardi 29 juin en fin de journée, la fédération CGT a rencontré Roussely sur la question des sanctions.

Le Président d'EDF, qui s'exprimait au nom d'EDF et de GDF a donné sa position en quatre points. Position sur laquelle il dit avoir  l'aval du gouvernement.

1)   sur les plaintes et procédures disciplinaires, la direction s'engage à ne pas communiquer à l'externe. (ça nous fait une belle jambe !)
2)   sur les actes de malveillance comme les sabotages au poste de Nanterre qui ont perturbé le trafic SNCF, si les responsables sont identifiés, il n'y aura pas de mesure de clémence !
3)   S'il y a des commissions de discipline, les directions générales demanderont que les sanctions se limitent au blâme ou à l'avertissement.
4)   Si à la suite d'une commission de discipline une sanction plus lourde est prononcée, il aura possibilité de recours auprès des directions nationales.
Considérant ces engagements largement insuffisants, la fédération CGT est restée sur son exigence de "Zéro sanction".

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