Communique CGT CFDT FO CFTC du 29 Juin à 23
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Les
fédérations CGT, CFDT, FO et CFTC se sont
rencontrées mardi 29 juin au soir, après le
vote solennel par l'Assemblée Nationale du projet de
loi sur le changement de Statut d'EDF et Gaz de France. Comment en effet
prétendre négocier sur les questions sociales
en multipliant les sanctions contre les agents ? - de faire du 1er juillet
un temps fort coordonné lors du CSC / CMP
consacré à l'avenir du distributeur - de faire du 8 juillet,
pendant le débat au Sénat, un nouveau temps
fort coordonné pour interpeller les sénateurs
et les dissuader de voter le projet de loi - de poursuivre les
initiatives de remise de l'énergie aux usagers en
situation de précarité - d'organiser des
distributions de tracts sur les péages d'autoroute
avec diffusion de la carte T au Président de la
République - de populariser le
mouvement sur le parcours du tour de France cycliste et lors
de toutes les initiatives populaires - de poursuivre le passage
en tarif heures creuses des usagers domestiques - de poursuivre les
baisses de production coordonnées - etc.
Si le mouvement profond et durable des électriciens
et gaziers a conquis jour après jour le soutien de
l'opinion publique, les députés de la
majorité ont choisi la discipline de groupe en
prenant le risque d'accroître le fossé entre
cette majorité et l'opinion publique,
révélé par les résultats des
récentes consultations électorales.
ls porteront la responsabilité, si le projet devait
être adopté définitivement, des
conséquences qui en résulteraient pour le
service public et la sécurité
d'approvisionnement énergétique.
Les Présidents d'EDF et Gaz de France qui piaffent
d'impatience de diriger des sociétés anonymes
ont ces derniers jours sonné la charge contre les
agents en grève pour intimider et tenter de
déplacer le débat de la question du changement
de Statut vers celui des sanctions.
Les fédérations syndicales considèrent
que toute sanction prise à l'occasion de ce conflit
d'intérêt général serait une pure
provocation et constituerait une source de fracture au sein
des unités de nature à empêcher EDF et
Gaz de France de fonctionner normalement.
Après avoir poussé le gouvernement à
changer le Statut des 2 entreprises publiques au risque d'un
conflit social majeur les Présidents doivent
aujourd'hui ranger leur arsenal répressif à
l'armurerie.
Au stade actuel, la loi n'est pas votée par le
Sénat, et le Conseil Constitutionnel peut-être
saisi.
Les militants et les agents qui se sont investis sans
compter ont déjà permis que le débat
public sur le devenir du secteur de l'énergie prenne
une dimension jamais atteinte poussant le gouvernement
à tenter de rassurer sur ses intentions et à
se défendre de vouloir privatiser.
Les fédérations appellent les agents à
poursuivre le mouvement et le combat des idées dans
les jours qui viennent afin que le Président de la
République sorte enfin de son mutisme sur un sujet
bien plus essentiel que la succession à la tête
de l'UMP.
D'ores et déjà, et sans exclure aucune forme
d'action décidée en Assemblée
Générale permettant d'élargir la
popularité du mouvement pendant tout
l'été, les fédérations
syndicales proposent pour obtenir le retrait du projet
de loi :