Après
les 21 et 28 mars, L'action, pour gagner !
Les
élections politiques des 21 et 28 mars constituent un
évènement important qu'il convient d'analyser
afin de lui donner des suites susceptibles de faire
échouer les projets du MEDEF et du
Gouvernement. Le
résultat des urnes n'est pas le fruit du hasard. Il
découle d'une prise de conscience des
salariés, des privés d'emplois, des
retraités, qui puise son origine dans les multiples
initiatives syndicales revendicatives de ces derniers
mois. Les
Intermittents du spectacle, les hospitaliers, les postiers,
les enseignants, les salariés jetés à
la rue, les pompiers, etc
etc
, mais aussi les
agents d'EDF et GDF, ont sans nul doute, par leurs actions,
manifestations, distribution de tracts, contribué
à ce que le peuple de France sanctionne fermement la
politique gouvernementale !
En ce sens, le résultat des élections est
à mettre notamment à l'actif des organisations
syndicales, qui luttent au coté les salariés,
pour faire aboutir leurs légitimes
revendications.
En tête de ces organisations et à la pointe de
tous ces combats, la CGT et ses adhérents peuvent se
féliciter de cette baffe monumentale infligée
tant au Baron Ernest Antoine Sellière qu'à
Chirac et Rafarin.
Les élections professionnelles de la semaine
dernière à la SNCF, avec une progression de
plus de 5% de la CGT (moins 11% pour la CFDT), confirment
que les salariés rejettent les compromissions de
certains syndicats avec le patronat et la droite
gouvernementale.
Toutefois, il serait illusoire de penser que maintenant tout
va changer. Le MEDEF comme le droite ne sont pas
disposés à renoncer à leurs
prétentions. Quels que soient les remaniements
ministériels, quels que soient les discours
d'apaisement que ne manqueront pas de clamer Chirac et les
siens, il n'y à rien de plus à attendre du
gouvernement à venir que du gouvernement sortant
!
Autrement dit, pour que ça change, il faut d'abord et
surtout compter sur nous-même.
Les actions inter professionnelles programmées les 2
et 3 avril dans toute l'Europe sont l'occasion
d'exiger un cadre social au niveau européen ainsi que
la préservation des services publics.
Les manifestations régionales du 3 avril doivent
être le prolongement du rejet de la politique
libérale exprimé dans les urnes.
Pour les agents d'EDF et GDF, il s'agit de donner une
dynamique renforcée à l'action du 8 avril
contre le projet de loi de privatisation, et à toutes
les initiatives qui suivront le 8 avril, avec en point de
mire une grande manifestation nationale annoncée pour
fin mai ou début juin.
Si les élections peuvent donner de l'espoir pour
la sauvegarde du service public nationalisé et de
notre régime de retraite, il ne fait aucun doute que
seule l'action massive des agents EDF-GDF, avec les usagers
et les élus, permettront de réellement
changer la donne.
Pour toutes précisions concernant les
modalités d'actions des 2 et 3 avril ainsi que pour
la journée du 8 avril, vous pouvez contacter votre
section syndicale CGT et participer aux assemblées
organisées sur votre site.Melun le 29 mars
2004