Le 28/06/2003

La trahison continue ......

Ci dessous un article du journal Patronal "Les Echos". (Un journal qui mérite d'être acheté) qui montre que la CGT et les agents EDF ont eu bien raison de vôter contre le relevé de conclusion sur les retraites. En effet la conclusion de l'avant dernier paragraphe intitulé "Rapprochement avec les régimes privés" indique: " Cette refondation financière déconsolide la dette du bilan des entreprises des IEG. "
Ainsi les conditions sont créées pour aller à la privatisation. La démonstration est faite que les syndicats signataires ont menti au personnel. Les adhérents de ces organisations devraient leur demander d'arreter le massacre. Ce serait la moindre des choses.

Les Echos n° 18933 du 26/06/2003 p. 10

Retraites EDF-GDF : le rapprochement avec le régime général progresse:

La réforme de la structure du financement des retraites d'EDF et de GDF passe par un rapprochement avec les régimes de droit commun, c'est-à-dire le régime général (CNAV) et les régimes complémentaires (Agirc et Arrco). Justement, ces derniers devaient examiner hier en commission paritaire les propositions qui leurs ont été remises il y a dix jours par les organisations patronales (UFE pour l'électricité, Unemig pour le gaz) et par les syndicats de l'énergie CFDT, CGC et CFTC. Le texte prépare la mise en oeuvre législative et réglementaire de la réforme des retraites des électriciens et gaziers, qui doit accompagner la loi sur le changement de statut d'EDF et de GDF, pour laquelle aucun calendrier n'est réellement fixé à ce jour. Il rappelle en préambule qu'il existe trois niveaux de garantie : un niveau correspondant aux prestations de droit commun (régime général par répartition), un niveau pour les droits spécifiques passés (c'est la partie du régime surcomplémentaire qui devra être garantie par l'Etat) et un régime spécifique pour les droits futurs (partie des droits surcomplémentaires qui sera garantie par les entreprises).

Evolution du régime spécial :Le régime spécial est maintenu. Les conditions d'acquisition, de liquidation et de revalorisation des pensions demeurent donc inchangées (75 % du dernier salaire hors prime, 37,5 ans de cotisation). La novation majeure du régime spécial est la création d'une caisse de retraite paritaire, baptisée « IEG Pensions ». Son mode de fonctionnement, calqué sur celui des organismes de sécurité sociale, laissera un large pouvoir de contrôle à l'Etat. Le texte prévoit l'harmonisation des cotisations des salariés sur le niveau correspondant aux régimes de droit commun. Le taux passera donc de 7,85 % à environ 11,90 %

Rapprochement avec les régimes privés: Il est proposé au ministre de l'Economie de créer une disposition législative permettant aux régimes privés de conclure avec le régime spécial des IEG des conventions de solidarité financière. Dans les faits, ce mécanisme doit permettre de gérer des droits individuels auprès des régimes CNAV, Arrco et Agirc. Ces droits seront constitués sur la base des cotisations déclarées et versées par le régime spécial. En revanche, les prestations individuelles issues de ces droits seront reversées collectivement par les régimes privés à IEG Pensions, qui appliquera ses propres règles de calcul pour verser les pensions. Comme l'indique le rapport au ministre, « le mécanisme peut être regardé comme une "adhésion collective" du régime spécial des IEG ou de la caisse des IEG à la CNAV, l'Arrco et l'Agirc ». Cette « refondation financière » déconsolide la dette du bilan des entreprises des IEG.

Ce qui n'est pas dans le texte: Le document n'évoque pas précisément le financement des droits spécifiques passés parce qu'une discussion est en cours entre le gouvernement français et l'Union européenne, qui veut s'assurer que le mécanisme de financement ne s'apparente pas à des aides d'Etat et que cela ne crée pas de distorsions sur le marché.
Quant aux droits spécifiques futurs, le texte indique que la caisse de retraite doit avoir un pouvoir de contrôle étendu afin de s'assurer que les entreprises provisionnent ou externalisent les montants correspondants exactement au niveau des pensions qu'elles doivent verser. Par ailleurs, même si cela n'est pas écrit dans le texte, les conventions de solidarité financière indiqueront le montant des engagements repris par les régimes de droit commun et le montant des soultes demandées par ces régimes aux entreprises pour garantir ces droits.

CZARNES Renaud

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