Aprés
l'Angleterre, l'Italie . Et la France ?
Apres l'Angleterre,
c'est au tour de l'Italie. Avant de vouloir
privatiser EDF, le gouvernement et le Patronat
Français feraient bien de méditer les
conséquences d'une telle décision. Apres les
privatisations en Angleterre qui ont eu pour
conséquence le doublement du prix de
l'Electricité pour les consommateurs domestiques et
une pénurie d'Electricité, les italiens sont
en faillite, eux aussi, de production d'Electricité.
EDF n'a pas été capable d'exporter vers
l'Italie afin d'alimenter correctement les
Français. « Motus et bouche
cousue » à la TV, ça gênerait le
gouvernement de parler de ces choses là à
quelques jours du Conseil des Ministres traitant de la
privatisation d'EDF. Bien sur, ça
coûte cher de construire de nouvelles centrales mais
ça coûte encore plus cher de manquer
d'Electricité. Ce qui arrive à l'Italie
aujourd'hui peut arriver à la France aussi. Pas une
seule Centrale Thermique construite depuis 30 ans. L'arret
du programme nucléaire par le précédent
gouvernement socialiste pour faire plaisir aux
écologistes. La mise à la poubelle par ces
mêmes socialistes de Superphenix qui
représentait l'avenir énergétique du
pays. La décision du gouvernement de droite actuel de
vouloir fermer plusieurs centrales classiques et de ne pas
entretenir correctement les autres, nous conduisent tout
droit à la catastrophe. Ci dessous
un dépêche de l'Agence France Presse qui
décrit la situation en Italie. Dépêche AFP
: Frappée par la
canicule, l'Italie coupe le courant en "taches de
léopard" ROME, 26 juin 2003
(AFP) - De mémoire d'Italien, on n'avait jamais
vécu une canicule aussi précoce en juin et
jeudi, 5% du pays a été surpris par des
coupures de courant décidées suivant la
méthode dite "des taches de léopard" pour
délester le réseau surchargé par une
flambée prolongée de la consommation. La
chaleur, qui oscille autour des 35°C depuis une
vingtaine de jours, incite les Italiens à brancher
force climatiseurs, ventilateurs et autres appareils
réfrigérants. Faute d'information
préalable, beaucoup d'usagers, un peu partout dans le
pays, se sont retrouvés prisonniers d'un ascenseur,
face à un congélateur rempli de victuailles
en panne ou pris dans un embouteillage après que les
feux tricolores se sont éteints. Plusieurs personnes
ont été hospitalisées à la suite
d'un malaise, comme à Brindisi (sud), où un
habitant a été secouru pour une crise
d'épilepsie dans un ascenseur bloqué. Un
hôpital de Rome, le Villa San Pietro, a dû
brancher d'urgence son groupe électrogène,
et des commerçants se lamentaient devant leurs
tiroirs-caisses muets et leurs rayons surgelés. "Je
ne peux pas construire une centrale en une nuit", s'est
défendu le ministre de l'Industrie, Antonio
Marzano, en rappelant que "l'Italie n'a plus construit de
centrales thermiques depuis dix ans". "Jusqu'à il
n'y a pas si longtemps, on enregistrait des pics de demandes
d'énergie seulement dans les heures ouvrables des
journées d'hiver", a-t-il noté. L'Italie
importe environ 6.300 MW/h pour une production nationale de
48.950 MW/h, selon la presse. Les coupuresont
débuté dès 6H00 GMT dans plusieurs
villes et se sont poursuivies suivant la méthode
des "taches de léopard", c'est-à-dire
délestant des secteurs les uns après les
autres, sans préavis. Les autorités ont
prévenu que ces "black-out électriques"
d'une durée moyenne d'une heure et demie pourraient
se reproduire dès vendredi à Rome où
350.000 usagers ont été touchés. Le
ministre a invité ses compatriotes à
attendre le soir pour faire tourner leurs lave-vaisselle et
lave-linge. "Ne laissez pas votre
téléviseur en veille. Ce sont des petites
choses simples mais qui comptent", a-t-il dit. Le patron
de la Protection civile Guido Bertolaso, "fort
désappointé" de n'avoir pas
été prévenu, a exigé des
explications des responsables du réseau national, la
société GRTN. Ces derniers affirment n'avoir
appris que la veille au soir que la France, en raison d'un
problème technique, ne pouvait fournir les 800 MW/h
livrés habituellement. "Nous devrons nous habituer
à subir d'autres désagréments et
à changer nos habitudes, à réduire
notre consommation si l'été continue à
être chaud comme c'est probable", a prévenu M.
Bertolaso. "Passe encore pour
l'air conditionné, mais comment travailler
sans caisse-enregistreuse, sans terminal de paiement,
sans fax !", a commenté une libraire de Gênes,
Livio Daneri. "Ils ne pouvaient pas nous avertir avant
?", protestait un Italien qui s'est trouvé sans
téléphone au moment où il appelait
l'ambulance pour un vieux parent malade. Dans les milieux
écologistes, la colère gronde: on
dénonce une manipulation pour inciter à la
construction de nouvelles centrales, alors qu'un projet de
loi en ce sens du ministre Marzano est bloqué au
Parlement. "Qui va répondre de ces
défaillances honteuses et payer les
dégâts ?", s'est insurgé le
député de centre-gauche Ermete Realacci, par
ailleurs président de la grande ligue
écologiste Legambiente. Et de rappeler avec le fonds
mondial pour la nature (WWF) l'existence d'un ambitieux plan
d'économies d'énergie datant de 1999 et d'un
décret de 2001, restés tous deux lettre
morte. Le patronat italien
menace de porter plainte contre les coupures
d'électricité: MILAN (Italie), 27 juin
2003 (AFP) - Le patronat italien a menacé vendredi de
porter plainte contre les dommages causés aux
industries du pays par les coupures qui ont privé
d'électricité quelque six millions d'Italiens
jeudi en raison d'une trop forte consommation. Dans une
tribune publiée par le journal économique
Il Sole 24 Ore, le vice-président de la
confédération patronale Confindustria
Giuseppe Prezioso souligne que ces coupures
entraînent de "graves dommages économiques au
tissu industriel du pays". "Nous devons quantifier les
dommages (...) et évaluer l'opportunité
d'entreprendre des actions en justice pour être
dédommagé", poursuit le responsable. De son
côté le patron du groupe italien
d'électricité Enel, Paolo Scaroni se
défend, déclarant que sa société
produit déjà au maximum. "Ce que nous
pouvons faire, c'est tourner au maximum: en juin, nous avons
augmenté la production de 6% par rapport
à il y a un an", explique l'administrateur
délégué d'Enel, dans une interview au
Corriere della Sera. M. Scaroni indique que
les coupures sont le fruit d'exigences opposées
entre d'un côté des utilisateurs qui
consomment de plus en plus en période de pointe et
des freins divers (environnementaux,
économiques) à la construction de nouvelles
centrales en Italie. Les commentateurs italiens se
déchaînaient vendredi contre la manière
dont environ six millions d'Italiens ont été
privés de courant sans préavis. "Encore une
fois le citoyen client a été traité
comme un sujet", a dénonce le grand
éditorialiste du Corriere, Sergio Romano, tandis que
la Repubblica a critiqué "une forme de punition
pour faire changer d'idée 80% des électeurs
qui votèrent non en 1987 au référendum
sur le nucléaire". Les coupures avaient
débuté dès 06H00 GMT suivant la
méthode des "taches de léopard",
c'est-à-dire délestant des secteurs les uns
après les autres, sans préavis. Environ six
millions d'Italiens ont été touchés,
selon un bilan dressé jeudi soir de la Protection
civile. La société de gestion du
réseau national a précisé que le
délestage a concerné environ 5% des besoins en
électricité du pays.