Le Coneil
des Ministres sur la privatisation, reporté
...
Ci dessous
un article du journal Patronal "Les Echos". (Un journal qui
mérite d'être acheté) qui montre que
l'action de la CGT porte ses fruits pendant que d'autres
continuent à trahir. Les Echos
du 25/07/2003 Le gouvernement reporte
le débat sur le statut d'EDF à la fin de
l'année Il est urgent d'attendre.
Après la tempête sociale du printemps et de
l'été, après l'ouragan
politico-économique qui a conduit les
députés à mettre en cause, il y a dix
jours, la gestion d'EDF, Jean-Pierre Raffarin veut donner du
temps au temps. Hier, il a souhaité vouloir engager
« la discussion sociale et le
débat » sur le changement de statut de
l'entreprise « à la fin de
l'année ». Un signe d'apaisement en
direction de la CGT-énergie, qui redoutait que le
changement de statut d'EDF et de GDF soit
évoqué en Conseil des ministres début
août. « Je n'ai pas voulu qu'on fasse une
réforme rapide pendant
l'été », lui a répondu,
à distance, le Premier ministre. « En ce
qui concerne la réforme d'EDF, je maintiens le cap,
mais comme je souhaite une négociation sociale
importante, j'ai formulé le souhait que nous
puissions attendre que la situation sociale dans
l'entreprise soit stabilisée », a-t-il
expliqué, éprouvant de besoin de souligner
« le rôle important de la CGT ».
Une loi qui s'annonce
énorme Même avec une
date reculée, il reste peu de temps pour
rédiger une loi qui s'annonce énorme puisque,
outre le statut d'EDF et de GDF, elle intégrera la
réforme des retraites et une transposition de
directive européenne. En outre, le texte
de réforme du statut des entreprises
élaboré par le ministère de l'Economie
et des Finances, qui a beaucoup circulé début
juin, pourrait être fortement modifié, sans
aller pour autant jusqu'à la solution
préconisée mi-juin par le député
Jean-Michel Gonnot (appuyé par l'entourage du Premier
ministre). Jean-Pierre Raffarin, qui n'a pas oublié
la coupure de courant qu'il a récemment subie lors
d'un discours, veut a tout prix éviter un
« clash » à la rentrée
avec les personnels d'EDF qui pourraient plonger la France
dans le noir. Roussely, garant de la
paix sociale
Soucieux de calmer les syndicats, le Premier ministre
n'envisage plus que le Parlement puisse débattre du
statut d'EDF et de GDF avant la fin de l'année.
François Roussely est maintenu à la tête
de l'entreprise.
Comme la plupart des observateurs le pronostiquaient, le
gouvernement a donc repoussé une éventuelle
discussion du projet de loi devant le Parlement après
les congrès des fédérations CGT et CFDT
de l'énergie et, surtout, après les
élections de représentations du personnel qui
auront lieu le 26 novembre.
Quant au maintien de François Roussely à la
tête d'EDF, il a été conforté en
début de semaine par le Premier ministre. Pourtant,
au sein de la majorité, ceux qui lui reprochent sa
mauvaise gestion, une perte de crédibilité en
interne et la vacuité du pacte de
« non-agression » avec la CGT, sont de
plus en plus nombreux. Et le président d'EDF, qui a
passé la journée de samedi à
s'expliquer sur ses comptes et sa stratégie à
Bercy, aurait perdu le soutien indéfectible de
Francis Mer. Mais Matignon et l'Elysée
considèrent encore qu'il reste le meilleur garant de
la paix sociale au sein de son entreprise.