Le 27/07/2003

Le Coneil des Ministres sur la privatisation, reporté ...

Ci dessous un article du journal Patronal "Les Echos". (Un journal qui mérite d'être acheté) qui montre que l'action de la CGT porte ses fruits pendant que d'autres continuent à trahir.

Les Echos du 25/07/2003

Le gouvernement reporte le débat sur le statut d'EDF à la fin de l'année
Soucieux de calmer les syndicats, le Premier ministre n'envisage plus que le Parlement puisse débattre du statut d'EDF et de GDF avant la fin de l'année. François Roussely est maintenu à la tête de l'entreprise.

Il est urgent d'attendre. Après la tempête sociale du printemps et de l'été, après l'ouragan politico-économique qui a conduit les députés à mettre en cause, il y a dix jours, la gestion d'EDF, Jean-Pierre Raffarin veut donner du temps au temps. Hier, il a souhaité vouloir engager « la discussion sociale et le débat » sur le changement de statut de l'entreprise « à la fin de l'année ».

Un signe d'apaisement en direction de la CGT-énergie, qui redoutait que le changement de statut d'EDF et de GDF soit évoqué en Conseil des ministres début août. « Je n'ai pas voulu qu'on fasse une réforme rapide pendant l'été », lui a répondu, à distance, le Premier ministre. « En ce qui concerne la réforme d'EDF, je maintiens le cap, mais comme je souhaite une négociation sociale importante, j'ai formulé le souhait que nous puissions attendre que la situation sociale dans l'entreprise soit stabilisée », a-t-il expliqué, éprouvant de besoin de souligner « le rôle important de la CGT ».

Une loi qui s'annonce énorme
Comme la plupart des observateurs le pronostiquaient, le gouvernement a donc repoussé une éventuelle discussion du projet de loi devant le Parlement après les congrès des fédérations CGT et CFDT de l'énergie et, surtout, après les élections de représentations du personnel qui auront lieu le 26 novembre.

 Même avec une date reculée, il reste peu de temps pour rédiger une loi qui s'annonce énorme puisque, outre le statut d'EDF et de GDF, elle intégrera la réforme des retraites et une transposition de directive européenne.

 En outre, le texte de réforme du statut des entreprises élaboré par le ministère de l'Economie et des Finances, qui a beaucoup circulé début juin, pourrait être fortement modifié, sans aller pour autant jusqu'à la solution préconisée mi-juin par le député Jean-Michel Gonnot (appuyé par l'entourage du Premier ministre). Jean-Pierre Raffarin, qui n'a pas oublié la coupure de courant qu'il a récemment subie lors d'un discours, veut a tout prix éviter un « clash » à la rentrée avec les personnels d'EDF qui pourraient plonger la France dans le noir.

Roussely, garant de la paix sociale
Quant au maintien de François Roussely à la tête d'EDF, il a été conforté en début de semaine par le Premier ministre. Pourtant, au sein de la majorité, ceux qui lui reprochent sa mauvaise gestion, une perte de crédibilité en interne et la vacuité du pacte de « non-agression » avec la CGT, sont de plus en plus nombreux. Et le président d'EDF, qui a passé la journée de samedi à s'expliquer sur ses comptes et sa stratégie à Bercy, aurait perdu le soutien indéfectible de Francis Mer. Mais Matignon et l'Elysée considèrent encore qu'il reste le meilleur garant de la paix sociale au sein de son entreprise.

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