Le 26/01/2003

Gentil, humain, courageux, intelligent, travailleur : krasu, on ne t'oubliera pas !

 

Les obsèques

Mardi 28 Janvier
14h30

Père Lachaise
Paris

L'annonce de la disparition d'Henri Krasucki, militant engagé dès son plus jeune âge, affecte douloureusement toute la Cgt.
Bien qu'Henri, jusqu'à son dernier souffle, ait fait preuve d'une exceptionnelle combativité, cette fois contre la maladie, nous savions depuis plusieurs mois que ce jour sombre s'approchait.
C'est parce qu'il fut un homme remarquable au service de ses convictions pour la liberté, la justice et le progrès social, parce qu'il mit toutes ses forces, son intelligence et sa culture dans la recherche d'un monde meilleur, que toutes les générations de syndiqués, de militants de la Cgt sont dans la peine.

Henri, c'est à la fois l'histoire de la Cgt, l'histoire de notre pays.

C'est le monde du travail qui perd l'un de ses grands porte-parole.

Enfant juif d'origine polonaise, ouvrier métallurgiste, résistant, militant communiste, il aura été une des nombreuses victimes des persécutions et de la sauvagerie de la Deuxième Guerre mondiale.
Sa modestie et son charisme ont marqué chacune de ses nombreuses responsabilités syndicales et politiques.
Dans un environnement en plein bouleversement tant au plan national qu'international, il a eu la lourde tâche d'assumer la première responsabilité de notre Confédération à partir de juin 1982.
Exigeant pour les autres comme il l'était pour lui-même, nous garderons d'Henri le souvenir de son extrême sensibilité envers ceux qui souffrent, ceux qui luttent.
En ces instants douloureux, je veux renouveler nos sentiments de grande affection à Jacqueline, Françoise, Pierre ainsi qu'à leurs proches.
Je les assure que nous puiserons dans la mémoire d'Henri les motivations pour défendre les valeurs auxquelles il aura consacré sa vie.

Montreuil, le 25 janvier 2003 (Bernard Thibault)

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