Gentil,
humain, courageux, intelligent, travailleur : krasu, on ne
t'oubliera pas ! Les
obsèques Mardi 28
Janvier Père
Lachaise L'annonce de la
disparition d'Henri Krasucki, militant engagé
dès son plus jeune âge, affecte douloureusement
toute la Cgt. Henri, c'est à la
fois l'histoire de la Cgt, l'histoire de notre
pays. C'est le monde du travail
qui perd l'un de ses grands porte-parole. Enfant juif d'origine
polonaise, ouvrier métallurgiste, résistant,
militant communiste, il aura été une des
nombreuses victimes des persécutions et de la
sauvagerie de la Deuxième Guerre mondiale. Montreuil, le 25 janvier
2003 (Bernard Thibault)

14h30
Paris
Bien qu'Henri, jusqu'à son dernier souffle, ait fait
preuve d'une exceptionnelle combativité, cette fois
contre la maladie, nous savions depuis plusieurs mois que ce
jour sombre s'approchait.
C'est parce qu'il fut un homme remarquable au service de ses
convictions pour la liberté, la justice et le
progrès social, parce qu'il mit toutes ses forces,
son intelligence et sa culture dans la recherche d'un monde
meilleur, que toutes les générations de
syndiqués, de militants de la Cgt sont dans la peine.
Sa modestie et son charisme ont marqué chacune de ses
nombreuses responsabilités syndicales et
politiques.
Dans un environnement en plein bouleversement tant au plan
national qu'international, il a eu la lourde tâche
d'assumer la première responsabilité de notre
Confédération à partir de juin
1982.
Exigeant pour les autres comme il l'était pour
lui-même, nous garderons d'Henri le souvenir de son
extrême sensibilité envers ceux qui souffrent,
ceux qui luttent.
En ces instants douloureux, je veux renouveler nos
sentiments de grande affection à Jacqueline,
Françoise, Pierre ainsi qu'à leurs
proches.
Je les assure que nous puiserons dans la mémoire
d'Henri les motivations pour défendre les valeurs
auxquelles il aura consacré sa vie.