Des
vessies pour des lanternes !
Ce n'est
pas un scoop, depuis le début, tout le monde sait
parfaitement ce que la presse répète encore ce
20 décembre au soir : « La refonte du
financement des retraites de la branche IEG constitue la
première étape du processus d'ouverture du
capital d'EDF et de GDF que le Premier ministre Jean-Pierre
Raffarin entend mettre en oeuvre à partir de
l'année prochaine ». Et
pourtant, ce même 20 décembre, les quatre
fédérations CGT, CFDT, CFE-CGC, CFTC ont
apposé leurs signatures sur une « adresse au
personnel des IEG » . Ce
courrier affirme qu'il n'est pas fondé de faire
l'amalgame entre dossier retraite IEG et dossier ouverture
du capital. Comprenne qui pourra ! Plus
incongrue encore, l'affirmation qu'il n'est pas fondé
de faire l'amalgame entre dossier retraite IEG et dossier
relatif à la réforme des autres
régimes, alors que le texte du relevé de
conclusions dit lui-même : « Celles-ci (les
prestations) évolueront dans le cadre de la
négociation de branche, à l'initiative des
partenaires sociaux ou des pouvoirs publics au regard des
évolutions des régimes de retraite
». Cette
adresse au personnel a au moins un mérite, c'est la
reconnaissance par les quatre fédérations,
qu'elles ont négocié une refondation du
financement alors qu'une simple évolution du
financement était nécessaire. Ce
qu'il faut savoir : Si les
quatre fédérations ont décidé de
consulter le personnel, deux de ces
fédérations ont déjà
signé le relevé de conclusion ! Il s'agit de
la CFDT (qui milite pour une caisse de retraite IEG
adossée au régime général) et la
CFE-CGC (qui est favorable à l'ouverture du capital
d'EDF et GDF). La CFTC ayant décidé de signer
entre Noël et le 1er janvier. La CGT, alors qu'elle est
majoritaire, se retrouve ainsi à la remorque des
trois autres fédérations. La
fédération CGT mène campagne pour la
signature contre l'avis très majoritaire de ses
adhérents. La
fédération CGT est la seule à vouloir
prendre l'avis de tous les agents, y compris des 20 % de non
grévistes du 3 octobre pour se positionner sur sa
signature, alors que sur l'ensemble des 280 000 ayants droit
consultés, l'avis de ces 20% là sera
déterminant quant au résultat de la
consultation ! Conclusion
: Les deux syndicats, SPPTE Centre et SICTAM Centre,
demandent à leurs militants de participer activement
à la consultation nationale et continueront d'exiger
que ce soit le Conseil Général de la FNME qui
se détermine pour ou contre la signature en fonction
de ce que veulent nos adhérents. Melun le
23/12/2002 Une
idée : chaque syndicat qui partage notre point de vue
pourrait inviter un membre de la direction
fédérale à être présents
à l'entrée de nos sites dès le
lendemain matin de la signature du relevé de
conclusion.
« Histoire de fêter ça avec nos
adhérents ! ! ! ».