Le 24/12/2002

Des vessies pour des lanternes !

Ce n'est pas un scoop, depuis le début, tout le monde sait parfaitement ce que la presse répète encore ce 20 décembre au soir : « La refonte du financement des retraites de la branche IEG constitue la première étape du processus d'ouverture du capital d'EDF et de GDF que le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin entend mettre en oeuvre à partir de l'année prochaine ».

Et pourtant, ce même 20 décembre, les quatre fédérations CGT, CFDT, CFE-CGC, CFTC ont apposé leurs signatures sur une « adresse au personnel des IEG » .

Ce courrier affirme qu'il n'est pas fondé de faire l'amalgame entre dossier retraite IEG et dossier ouverture du capital. Comprenne qui pourra !

Plus incongrue encore, l'affirmation qu'il n'est pas fondé de faire l'amalgame entre dossier retraite IEG et dossier relatif à la réforme des autres régimes, alors que le texte du relevé de conclusions dit lui-même : « Celles-ci (les prestations) évolueront dans le cadre de la négociation de branche, à l'initiative des partenaires sociaux ou des pouvoirs publics au regard des évolutions des régimes de retraite ».

Cette adresse au personnel a au moins un mérite, c'est la reconnaissance par les quatre fédérations, qu'elles ont négocié une refondation du financement alors qu'une simple évolution du financement était nécessaire.

Ce qu'il faut savoir :

Si les quatre fédérations ont décidé de consulter le personnel, deux de ces fédérations ont déjà signé le relevé de conclusion ! Il s'agit de la CFDT (qui milite pour une caisse de retraite IEG adossée au régime général) et la CFE-CGC (qui est favorable à l'ouverture du capital d'EDF et GDF). La CFTC ayant décidé de signer entre Noël et le 1er janvier. La CGT, alors qu'elle est majoritaire, se retrouve ainsi à la remorque des trois autres fédérations.

La fédération CGT mène campagne pour la signature contre l'avis très majoritaire de ses adhérents.

La fédération CGT est la seule à vouloir prendre l'avis de tous les agents, y compris des 20 % de non grévistes du 3 octobre pour se positionner sur sa signature, alors que sur l'ensemble des 280 000 ayants droit consultés, l'avis de ces 20% là sera déterminant quant au résultat de la consultation !

Conclusion : Les deux syndicats, SPPTE Centre et SICTAM Centre, demandent à leurs militants de participer activement à la consultation nationale et continueront d'exiger que ce soit le Conseil Général de la FNME qui se détermine pour ou contre la signature en fonction de ce que veulent nos adhérents.

Melun le 23/12/2002

Une idée : chaque syndicat qui partage notre point de vue pourrait inviter un membre de la direction fédérale à être présents à l'entrée de nos sites dès le lendemain matin de la signature du relevé de conclusion.
« Histoire de fêter ça avec nos adhérents ! ! ! ».

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