Le 20/04/2004

Face au MEDEF et au Gouvernement, l'unité du personnel pour la grève est indispensable.

Communiqué fédéral du 20 avril 2004

Le Ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie avait convoqué le groupe technique à 9 heures ce jour. Les 5 fédérations syndicales étaient présentes à la réunion.
Le représentant du Ministère a rappelé les objectifs fixés par Nicolas SARKOZY le 13 avril 2004. Il a notamment rappelé que deux questions n'étaient pas discutables : le changement de statut juridique d'EDF et GDF et la mise en place du régime de retraite.

Il a défini le rôle du groupe technique :

- Lister les différents sujets.
- Entendre les positions et argumentations de chaque fédération sur les sujets suivants :
* Le service public et ses garanties.
*La transposition de la 2ème directive avec la question de la filialisation.
* Les Institutions Représentatives du Personnel.

La méthode proposée était de recueillir l'avis des fédérations en plénière et de rencontrer en bilatérale pour approfondir les différentes questions avec chaque fédération.
Les fédérations syndicales se sont rencontrées le 19 avril suite à la réunion avec les Présidents d'EDF et de GDF (voir communiqué fédéral).
Les Fédérations CGT &endash; CFDT &endash; FO et CFTC , dans leurs échanges, ont confirmé l'appel interfédéral à l'action du 22 avril prochain, leur participation au groupe technique et l'exigence du retrait du projet de loi sur le changement de statut.
Aussi nous ne pouvons que regretter que, tour à tour, les Fédérations FO ,CFDT et CFTC s'étant solidarisées, aient décidé de quitter la réunion technique sans avoir informé les autres Fédérations ou demandé une suspension de séance pour proposer un positionnement commun.
Nous pensons que l'unité est un élément essentiel pour permettre de gagner le retrait du projet de loi comme la réponse aux revendications sociales du personnel.
La CGT ne cédera pas sur les efforts nécessaires et les règles de vie applicables à toutes les organisations pour favoriser le rassemblement le plus large des salariés dans le respect du droit à la différence et dans la clarté des contenus revendicatifs.
Nous proposons que sur chaque lieu de travail les salariés débattent, proposent et décident ensemble d'initiatives. C'est sur le lieu de travail que se construira dans la durée l'exigence de l'unité syndicale pour gagner.
L'engagement massif des salariés dans la mobilisation du 8 avril 2004 montre combien les enjeux de la période sont inestimables pour aujourd'hui et pour demain , pour les usagers et les salariés, ce qui exclut toute position visant des intérêts boutiquiers de telle ou telle fédération syndicale.
La CGT est disponible et consacrera tous les efforts nécessaires pour permettre le rassemblement le plus large du personnel dans l'unité.
Conformément au mandat fixé par la CEF du 15 avril 2004,  la Fédération entend profiter de toutes les opportunités pour faire valoir ses propositions sur l'ensemble des questions ouvertes.

- Sur la transformation du statut juridique d'EDF et GDF, nous avons réaffirmé haut et fort notre exigence de retrait pur et simple.
- Sur la transposition du relevé de conclusions sur les retraites, nous avons demandé le respect de l'expression démocratique du personnel et la réouverture des négociations.
Au-delà de ces deux questions, nous considérons qu'il y a nécessité d'appréhender de manière offensive l'échéance du 1er juillet 2004.
Sur le fond, notre Fédération revendique l'arrêt du processus de déréglementation et la réalisation immédiate d'un bilan.
Dans le même temps, nous entendons occuper tous les espaces ouverts par l'action en formulant des propositions visant à préserver les valeurs du service public, y compris dans l'hypothèse où le gouvernement ferait le choix, au 1er juillet 2004, d'ouvrir le marché aux 3 millions d'usagers, non domestiques, que compte notre pays.

Pour ne citer que quelques exemples nous entendons réaffirmer nos exigences en termes  de :

1.Droit à l'énergie.

2.Démocratisation du service public du gaz et d'électricité afin de permettre aux élus, aux usagers, aux salariés, du local au national, de se réapproprier la gestion de leur service public.

3.Fusion d'EDF et GDF et de préservation de l'entreprise intégrée considérant, la séparation comptable et managériale du transport répond à l'esprit de la 2ème directive en termes d'indépendance et de neutralité.

4.Préservation de la DEGS comme structure du service public, une et indivisible, refusant de nous inscrire dans le projet de démantèlement présenté par la direction, se traduisant par la mise en place de 2 GRD et d'un OCRD.

5.Maintien d'un tarif régulé et de péréqué  national.

6.Ouverture du droit pour les collectivités territoriales de disposer de la possibilité de rester au tarif régulé au même titre que les clients industriels.

7.Fixation d'obligations contraignantes aux opérateurs afin qu'il soient obligés d'investir dans l'entretien des réseaux de distribution,

8.Et enfin d'extension du statut des IEG à tous les salariés du secteur de l'énergie,  à commencer par ceux des filiales du groupe EDF et GDF et de la sous-traitance, mesure qui permettrait de limiter le dumping social généré par l'exacerbation de la concurrence.

Oui la CGT entend, dans cette période cruciale pour l'avenir,  ne laisser aucun espace à ceux qui veulent affaiblir le service public dans notre pays.
Nous entendons être présents sur tous les terrains pour ouvrir des alternatives crédibles à opposer au processus de libéralisation / privatisation.
Après cette déclaration, la CGT a quitté cette séance.
Notre Fédération entend profiter des prochaines bilatérales avec le Ministère pour continuer de pousser sur l'ensemble de ces exigences.

 PLUS QUE JAMAIS LA FEDERATION APPELLE LES SYNDICATS A TOUT METTRE EN ŒUVRE POUR ELARGIR LE NIVEAU DE MOBILISATION EN S'ENGAGEANT RESOLUMENT DANS LA REUSSITE DU TEMPS FORT DU 22 AVRIL, DES ACTIONS REGIONALES ET DE MULTIPLIER LES INITIATIVES LOCALES EN DIRECTION DES USAGERS, DES ELUS ET DES POUVOIRS PUBLICS.
CETTE CONSTRUCTION  DU RAPPORT DE FORCE PARTICIPERA A ASSURER LE SUCCES DE LA GREVE ET DE LA MANIFESTATION NATIONALE A PARIS LE 27 MAI, QUE NOUS VOULONS HISTORIQUE PAR LE NOMBRE DE PARTICIPANTS ET LE CONTENU DES EXIGENCES REVENDICATIVES.

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