Face au
MEDEF et au Gouvernement, l'unité du personnel pour
la grève est indispensable.
Communiqué
fédéral du 20 avril 2004 Le
Ministère de l'Economie, des Finances et de
l'Industrie avait convoqué le groupe technique
à 9 heures ce jour. Les 5 fédérations
syndicales étaient présentes à la
réunion. Il a
défini le rôle du groupe technique :
- Lister
les différents sujets. La
méthode proposée était de recueillir
l'avis des fédérations en
plénière et de rencontrer en bilatérale
pour approfondir les différentes questions avec
chaque fédération. - Sur la
transformation du statut juridique d'EDF et GDF, nous avons
réaffirmé haut et fort notre exigence de
retrait pur et simple. Pour ne
citer que quelques exemples nous entendons réaffirmer
nos exigences en termes de : 1.Droit
à l'énergie. 2.Démocratisation
du service public du gaz et d'électricité afin
de permettre aux élus, aux usagers, aux
salariés, du local au national, de se
réapproprier la gestion de leur service
public. 3.Fusion
d'EDF et GDF et de préservation de l'entreprise
intégrée considérant, la
séparation comptable et managériale du
transport répond à l'esprit de la 2ème
directive en termes d'indépendance et de
neutralité. 4.Préservation
de la DEGS comme structure du service public, une et
indivisible, refusant de nous inscrire dans le projet de
démantèlement présenté par la
direction, se traduisant par la mise en place de 2 GRD et
d'un OCRD. 5.Maintien
d'un tarif régulé et de
péréqué national. 6.Ouverture
du droit pour les collectivités territoriales de
disposer de la possibilité de rester au tarif
régulé au même titre que les clients
industriels. 7.Fixation
d'obligations contraignantes aux opérateurs afin
qu'il soient obligés d'investir dans l'entretien des
réseaux de distribution, 8.Et enfin
d'extension du statut des IEG à tous les
salariés du secteur de l'énergie,
à commencer par ceux des filiales du groupe EDF
et GDF et de la sous-traitance, mesure qui permettrait de
limiter le dumping social généré par
l'exacerbation de la concurrence. Oui la CGT
entend, dans cette période cruciale pour l'avenir,
ne laisser aucun espace à ceux qui veulent
affaiblir le service public dans notre pays. PLUS
QUE JAMAIS LA FEDERATION APPELLE LES SYNDICATS A TOUT METTRE
EN UVRE POUR ELARGIR LE NIVEAU DE MOBILISATION EN
S'ENGAGEANT RESOLUMENT DANS LA REUSSITE DU TEMPS FORT DU 22
AVRIL, DES ACTIONS REGIONALES ET DE MULTIPLIER LES
INITIATIVES LOCALES EN DIRECTION DES USAGERS, DES ELUS ET
DES POUVOIRS PUBLICS.
Le représentant du Ministère a rappelé
les objectifs fixés par Nicolas SARKOZY le 13 avril
2004. Il a notamment rappelé que deux questions
n'étaient pas discutables : le changement de
statut juridique d'EDF et GDF et la mise en place du
régime de retraite.
- Entendre les positions et argumentations de chaque
fédération sur les sujets suivants :
* Le service public et ses garanties.
*La transposition de la 2ème directive avec la
question de la filialisation.
* Les Institutions Représentatives du
Personnel.
Les fédérations syndicales se sont
rencontrées le 19 avril suite à la
réunion avec les Présidents d'EDF et de GDF
(voir communiqué fédéral).
Les Fédérations CGT &endash; CFDT &endash; FO
et CFTC , dans leurs échanges, ont confirmé
l'appel interfédéral à l'action du 22
avril prochain, leur participation au groupe technique et
l'exigence du retrait du projet de loi sur le changement de
statut.
Aussi nous ne pouvons que regretter que, tour à tour,
les Fédérations FO ,CFDT et CFTC
s'étant solidarisées, aient
décidé de quitter la réunion technique
sans avoir informé les autres
Fédérations ou demandé une suspension
de séance pour proposer un positionnement commun.
Nous pensons que l'unité est un élément
essentiel pour permettre de gagner le retrait du projet de
loi comme la réponse aux revendications sociales du
personnel.
La CGT ne cédera pas sur les efforts
nécessaires et les règles de vie applicables
à toutes les organisations pour favoriser le
rassemblement le plus large des salariés dans le
respect du droit à la différence et dans la
clarté des contenus revendicatifs.
Nous proposons que sur chaque lieu de travail les
salariés débattent, proposent et
décident ensemble d'initiatives. C'est sur le lieu de
travail que se construira dans la durée l'exigence de
l'unité syndicale pour gagner.
L'engagement massif des salariés dans la mobilisation
du 8 avril 2004 montre combien les enjeux de la
période sont inestimables pour aujourd'hui et pour
demain , pour les usagers et les salariés, ce qui
exclut toute position visant des intérêts
boutiquiers de telle ou telle fédération
syndicale.
La CGT est disponible et consacrera tous les efforts
nécessaires pour permettre le rassemblement le plus
large du personnel dans l'unité.
Conformément au mandat fixé par la CEF du 15
avril 2004, la Fédération entend
profiter de toutes les opportunités pour faire valoir
ses propositions sur l'ensemble des questions
ouvertes.
- Sur la transposition du relevé de conclusions sur
les retraites, nous avons demandé le respect de
l'expression démocratique du personnel et la
réouverture des négociations.
Au-delà de ces deux questions, nous
considérons qu'il y a nécessité
d'appréhender de manière offensive
l'échéance du 1er juillet 2004.
Sur le fond, notre Fédération revendique
l'arrêt du processus de déréglementation
et la réalisation immédiate d'un bilan.
Dans le même temps, nous entendons occuper tous les
espaces ouverts par l'action en formulant des propositions
visant à préserver les valeurs du service
public, y compris dans l'hypothèse où le
gouvernement ferait le choix, au 1er juillet 2004, d'ouvrir
le marché aux 3 millions d'usagers, non domestiques,
que compte notre pays.
Nous entendons être présents sur tous les
terrains pour ouvrir des alternatives crédibles
à opposer au processus de libéralisation /
privatisation.
Après cette déclaration, la CGT a
quitté cette séance.
Notre Fédération entend profiter des
prochaines bilatérales avec le Ministère pour
continuer de pousser sur l'ensemble de ces
exigences.
CETTE CONSTRUCTION DU RAPPORT DE FORCE PARTICIPERA A
ASSURER LE SUCCES DE LA GREVE ET DE LA MANIFESTATION
NATIONALE A PARIS LE 27 MAI, QUE NOUS VOULONS HISTORIQUE PAR
LE NOMBRE DE PARTICIPANTS ET LE CONTENU DES EXIGENCES
REVENDICATIVES.