Le 19/06/2004

Nous sommes dirigés et gouvernés pas des menteurs !

Communiqué de presse du 18 juin 2004 &endash; 16 h 30

NOUS EXIGEONS L'ARRET IMMEDIAT DU DéBAT ENGAGé A L'ASSEMBLéE NATIONALE

ET LA MISE EN PLACE D'UNE COMMISSION

L'argument le plus utilisé par le gouvernement pour justifier la transformation d'EDF et Gaz de France en SA est l'obligation de lever la garantie de l'état dont bénéficient EDF et Gaz de France et cela afin de se conformer aux règles européennes relatives à la concurrence.

Compte tenu que les établissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC) disposent, de manière consubstantielle, de cette garantie, la réponse de la France est de transformer EDF et Gaz de France en SA.

Cet argument mis en avant par le gouvernement pour justifier le passage en SA et l'ouverture du capital d'EDF et de Gaz de France est fallacieux et infondé.

En effet, le commissaire à la concurrence lui-même indiquait lors de son audition de juin 2003 devant l'assemblée :

 « L'état peut d'autre part octroyer sa garantie financière à une entreprise publique. Il est clair qu'une telle garantie est particulièrement appréciée des banques et procure à l'entreprise un avantage financier important. L'octroi d'une garantie ne soulève pas de problèmes de principe, mais nous demandons qu'elle soit rémunérée dans les mêmes conditions qu'une garantie accordée par le marché. Pour permettre le calcul d'une prime appropriée, la garantie doit être limitée en temps et en montant ou être éliminée. Telle est notamment l'approche que nous avons retenue en ce qui concerne les garanties octroyées par certains Länder allemands à des banques publiques ».

La CGT considère que le maintien de la garantie de l'état accordé à EDF et Gaz de France est possible et justifiée eu égard au contenu de la mission de service public dont ces entreprises ont la charge et du niveau des rémunérations versées à l'état depuis l'ouverture à la concurrence.

En plus des missions de service qu'elles ont à assumer, ces deux entreprises ont largement rémunéré leurs actionnaires, 1 2OO millions d'¤uros pour EDF et 1 228 millions d'¤uros pour Gaz de France de 2000 à 2003, ce qui constitue, proportionnellement, une rémunération plus importante que celles versées par les entreprises privées.

Il n'y à donc pas distorsion de concurrence, la garantie de l'état doit être maintenue, les entreprises peuvent rester des EPIC, 100% publics.

En conséquence la FNME CGT exige l'arrêt immédiat des débats enclenchés à l'assemblée nationale et la mise en place d'une commission pluraliste afin d'examiner en profondeur cette question essentielle.

 

Contact presse : Maurice MARION

(. 01 56 93 27 12 ou 06 72 75 20 96

 

Haut de page