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A l'appel de la seule CGT
des milliers d'agents des Industries Electriques et
Gazières actifs et en inactivité de service se
sont exprimés le 12 mars et dans les jours qui ont
précédé.
En Pays de Loire et
Poitou Charentes, le 10 mars, lors de la venue de Fillon
pour débattre des retraites, il y avait 30 à
40 % de grévistes à EDF GDF et 2000
manifestants en interprofessionnel.
A Pau le 11 mars les agents se sont aussi exprimés
contre la fermeture d'un atelier hydraulique et d'une agence
d'exploitation, etc..
Par des arrêts de travail, des
délégations auprès des directions ou en
préfecture et, par des pétitions, les agents
ont fait entendre leur voix pour l'avenir de leur
retraite :
- C'est plus de 3000 MW de baisse de production,
- Dans certaines unités les pourcentages de
grévistes ont atteint plus de 20 % (Nevers : 37
%, Alençon : 40%, Avignon : 25 %, Chalon
S/S : 19 %
. ),
- A la centrale de Nogent, 45% de grévistes et une
baisse de charge de 900MW
- A la centrale de St Laurent des Eaux, une baisse de charge
de 600 MW
- A l'AMT Centre, 67% de grévistes
- A la Centrale de Montereau, 46% de grévistes
- A la centrale de Vaires, 41% de grévistes
- A Paris près d'un millier d'agents ont
manifesté et envahis le lieu de la Commission
Paritaire, obligeant les employeurs à l'annuler. Les
manifestants se sont ensuite rendus au siège d'EDF
où une délégation a été
reçue.
Comme l'expression du vote du 9 janvier n'a pas
été respectée, il était normal
que les agents agissent pour faire entendre leur
voix.
La délégation CGT à l'ouverture de la
Commission Paritaire a rappelé que la seule
réponse que doivent donner les Employeurs, et avec
eux le gouvernement à l'issue de cette journée
est la réouverture de négociations à
partir des revendications des salariés et des
retraités.
Seule la CGT a relayé le message des agents dans
l'action. FO tente aujourd'hui de polémiquer sur
cette journée d'action en disant que la CGT n'aurait
pas répondu à une proposition d'action
commune.
Rappelons que la journée d'action du 12 mars a
été proposée à l'ensemble des
organisations syndicales le 27 février par la CGT. La
délégation FO n'a pas répondu et a
même signifié que les retraites n'étant
pas le point principal à l'ordre du jour de la
commission paritaire du 27 février il fallait donc
que cette réunion se tienne.
Si l'envahissement de la Commission Paritaire par les
agents de la région parisienne a obligé les
employeurs à annuler la réunion du 12 mars qui
devait débattre de la mise en oeuvre du relevé
de conclusion, le groupe de travail des signataires s'est
réuni l'après-midi sur ce sujet comme si rien
ne s'était passé, ce qui est
inacceptable !
Pour la CGT, sous
les formes que l'ensemble des personnels décidera, en
privilégiant l'unité la plus large il faut
poursuivre notre action en lien avec les enjeux posés
dans le débat général sur les retraites
pour tous les salariés et
retraités.
La
Confédération CGT propose d'ores et
déjà de faire de la semaine du 31 mars au 4
avril, avec un temps fort le 3 avril, une semaine de
débats et d'initiative sur cet enjeu majeur que sont
les Retraites.
De la
même manière, nous devons poursuivre les
initiatives autour de toutes les questions
revendicatives qui impactent notre quotidien, nos
conditions de vie et de travail :
- Nouveau
Système de Classification et
Rémunération,
- Revalorisation
du pouvoir d'achat des salaires et pensions,
-
Négociations sur la sous-traitance dans le
nucléaire et au niveau de la maintenance,
- Avenir de la
distribution,
- Emplois,
etc.
Nous proposons aussi
aux salariés de participer massivement aux
initiatives du 15 mars contre la guerre en Irak et le 21
mars à l'appel de la Confédération
Européenne des Syndicats pour l'emploi en Europe.
Afin d'affronter au mieux l'ensemble de ces enjeux, plus que
jamais les salariés doivent construire le
syndicalisme qu'ils veulent.
A la veille du
congrès de la CGT qui se tiendra du 24 au 28 mars,
n'est-ce pas le moment de se syndiquer ?
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