Le 16/03/2003

Pour le respect de la démocratie.

Au moins 58% des agents actifs ont dit NON au projet de remise en cause des retraites, prélude à la privatisation d'EDF

Ils doivent être entendus

A l'appel de la seule CGT des milliers d'agents des Industries Electriques et Gazières actifs et en inactivité de service se sont exprimés le 12 mars et dans les jours qui ont précédé.

 En Pays de Loire et Poitou Charentes, le 10 mars, lors de la venue de Fillon pour débattre des retraites, il y avait 30 à 40 % de grévistes à EDF GDF et 2000 manifestants en interprofessionnel.
A Pau le 11 mars les agents se sont aussi exprimés contre la fermeture d'un atelier hydraulique et d'une agence d'exploitation, etc..
Par des arrêts de travail, des délégations auprès des directions ou en préfecture et, par des pétitions, les agents ont fait entendre leur voix pour l'avenir de leur retraite :
- C'est plus de 3000 MW de baisse de production,
- Dans certaines unités les pourcentages de grévistes ont atteint plus de 20 % (Nevers : 37 %, Alençon : 40%, Avignon : 25 %, Chalon S/S : 19 %…. ),
- A la centrale de Nogent, 45% de grévistes et une baisse de charge de 900MW
- A la centrale de St Laurent des Eaux, une baisse de charge de 600 MW
- A l'AMT Centre, 67% de grévistes
- A la Centrale de Montereau, 46% de grévistes
- A la centrale de Vaires, 41% de grévistes
- A Paris près d'un millier d'agents ont manifesté et envahis le lieu de la Commission Paritaire, obligeant les employeurs à l'annuler. Les manifestants se sont ensuite rendus au siège d'EDF où une délégation a été reçue.
Comme l'expression du vote du 9 janvier n'a pas été respectée, il était normal que les agents agissent pour faire entendre leur voix.
La délégation CGT à l'ouverture de la Commission Paritaire a rappelé que la seule réponse que doivent donner les Employeurs, et avec eux le gouvernement à l'issue de cette journée est la réouverture de négociations à partir des revendications des salariés et des retraités.
Seule la CGT a relayé le message des agents dans l'action. FO tente aujourd'hui de polémiquer sur cette journée d'action en disant que la CGT n'aurait pas répondu à une proposition d'action commune.
Rappelons que la journée d'action du 12 mars a été proposée à l'ensemble des organisations syndicales le 27 février par la CGT. La délégation FO n'a pas répondu et a même signifié que les retraites n'étant pas le point principal à l'ordre du jour de la commission paritaire du 27 février il fallait donc que cette réunion se tienne.
Si l'envahissement de la Commission Paritaire par les agents de la région parisienne a obligé les employeurs à annuler la réunion du 12 mars qui devait débattre de la mise en oeuvre du relevé de conclusion, le groupe de travail des signataires s'est réuni l'après-midi sur ce sujet comme si rien ne s'était passé, ce qui est inacceptable !

 Pour la CGT, sous les formes que l'ensemble des personnels décidera, en privilégiant l'unité la plus large il faut poursuivre notre action en lien avec les enjeux posés dans le débat général sur les retraites pour tous les salariés et retraités.

 La Confédération CGT propose d'ores et déjà de faire de la semaine du 31 mars au 4 avril, avec un temps fort le 3 avril, une semaine de débats et d'initiative sur cet enjeu majeur que sont les Retraites.

 De la même manière, nous devons poursuivre les initiatives autour de toutes les questions revendicatives qui impactent notre quotidien, nos conditions de vie et de travail :
-        Nouveau Système de Classification et Rémunération,
-        Revalorisation du pouvoir d'achat des salaires et pensions,
-        Négociations sur la sous-traitance dans le nucléaire et au niveau de la maintenance,
-        Avenir de la distribution,
-        Emplois, …etc.

 Nous proposons aussi aux salariés de participer massivement aux initiatives du 15 mars contre la guerre en Irak et le 21 mars à l'appel de la Confédération Européenne des Syndicats pour l'emploi en Europe.
Afin d'affronter au mieux l'ensemble de ces enjeux, plus que jamais les salariés doivent construire le syndicalisme qu'ils veulent.

 A la veille du congrès de la CGT qui se tiendra du 24 au 28 mars, n'est-ce pas le moment de se syndiquer ?

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