"Camarades
Syndiqués, nous sommes fiers de vous "
Le fruit de la
droiture, du courage et de la persévérance
: C'est dans la souffrance
que le Statut National des Electriciens et Gaziers à
vu le jour. Ce sont des militants de
la CGT, des Communistes, des Chrétiens et des
Gaullistes qui ont écrit le Programme du Conseil
National de la Résistance. C'est à Buchenwald
que Marcel Paul a mis noir sur blanc les droits et les
devoirs des agents EDF. C'est lui qui s'est battu comme un
lion pour contraindre avec toute la CGT, l'Assemblée
Nationale à respecter la parole qui a
été donnée à ceux qui ont
été gazés ou
fusillés. C'est parce que nous
sommes les héritiers de ce combat que notre syndicat
s'est accroché depuis toujours à la
défense du Statut et de l'Entreprise. Les valeurs
qu'ont défendues ces hommes sont toujours
présentes dans nos Centrales et Services. C'est au
nom de ces valeurs que les agents, jeunes ou vieux
n'hésitent pas à passer la nuit en haut d'un
poteau par moins 15°C. C'est parce que nos
ancêtres ont souffert pour nous que nous avons des
droits et donc le devoir de beaucoup moins souffrir pour la
collectivité et pour nos enfants. Cela nos dirigeants
fédéraux ne l'ont pas compris. Ils ont voulu,
par orgueil, par vanité, en tout cas pas par
humilité, penser à la place des
syndiqués, penser à la place des militants.
Ils ont voulu décider à la place de ceux qui
ont le pouvoir à la CGT : les syndiqués. Ils
ont, par calcul, pensé que l'avis du personnel serait
contraire à l'avis des syndiqués. Ils ont tout
simplement pensé que les syndiqués CGT
étaient des extra-terrestres , qu'ils ne vivaient pas
les mêmes souffrances et les mêmes espoirs que
tout un chacun. Ils ont pensé que les militants des
syndicats CGT n'exprimaient lors des Conseil
généraux que leur propre position et non celle
des syndiqués avec qui ils discutent tous les jours.
Ils ont pensé que les syndiqués CGT pensaient
blanc et que le personnel pensait noir. Ils ont voulu faire
notre bonheur sans nous demander si nous le voulions.
D'autres on fait cela et on sait ce qu'il en est
advenu. Quelle erreur d'analyse.
Quelle méconnaissance du personnel.On pourrait croire
que nos dirigeants fédéraux n'ont jamais
travaillé. C'est certainement le cas pour certains
d'entre eux.Tout se paye un jour. L'expérience ne se
fabrique pas dans les stages syndicaux. S'il leur reste un
soupçon de dignité, ils doivent
démissionner dès l'ouverture du Conseil
Général avant que quiconque ne leur demande et
s'assoir dans la salle, comme tout le monde. Beaucoup de militants ont
dit NON, certains ont dit OUI. Beaucoup sont resté
silencieux, ils ont laissé faire, comme au Congres
Fédéral. Cela a failli provoquer l'implosion
de la CGT. Les syndiqués ont réglé le
problème à 99% et le personnel a
confirmé à plus de 60%. Les syndiqués
CGT ont souffert dans cette bataille. Cela a
été plus dur que 15 jours de grève.
Beaucoup ont menacé de déchirer leur carte,
mais pas un seul ne l'a fait. Ils peuvent être fiers
de leur attitude . Nous militants nous sommes fiers de les
représenter. L'honneur, le
dignité, ça compte. Melun le 09 Janvier
à 22H30 Unités Inscrits Votants Bl / Nuls Exprimés OUI NON UP IdF et N 891 733 9 724 195 529 US IdF 835 995 7 988 338 650 St-Laurent 773 529 18 511 179 332 Nogent 755 566 9 557 214 343 Belleville 702 521 11 510 115 395 Dampierre 1342 935 18 917 459 458 UTO 467 379 4 375 186 189 CN2i Melun 22 22 0 22 2 20 DTG Montgeron 15 15 0 15 5 10 UGC Boulogne 57 43 1 42 19 23 TOTAL 5859 4738 77 4661 1712 2949 % 80,87 1,63 98,37 36,73 63,27
Les résultats définitifs sur le territire de nos deux
Syndicats
Ils étaient convaincu détenir la
vérité, la connaissance, l'intelligence leur
permettant de comprendre ce que la populace ne pouvait
comprendre. Quelle prétention, quelle
vanité.
Une telle tournure d'esprit est normale pour les autres
organisations syndicales qui sont habituées à
ce genre de pratique. Une telle tournure d'esprit est tout
simplement hôrible pour un démocrate. Une telle
attitude est tout simplement indigne d'un militant de la
CGT.
Ils ont oublié que la Démocratie
était à la fois un but et un moyen.
Enfin quelle leçon pour nos deux syndicats SPPTE
Centre et SICTAM Centre. Ultras minoritaires lors du dernier
Congres Fédéral, exclus de la Commission
Exécutive Fédérale pour délit
d'opinion. Insultés sur commandes dans les couloirs,
traités de terroristes intellectuels dans les
médias, nous avons tenu bon malgré les moments
de déprime. Mais nous, nous n'avions pas les
Directions,le Gouvernement et la Presse de notre
côté, nous n'avions que les syndiqués et
le personnel pour nous soutenir. C'est toute la
différence.