Je
consteste la capacité de Denis Cohen à mener
....
Catherine
NEDELEC , membre de la Commission Executive Federale et
administratuer d'EDF "La
fédération de l'énergie appartient-elle
à son secrétaire
général? A deux jours de la
consultation du personnel des IEG, alors que celle-ciest
sous haute surveillance de l'actualité qui
paraît suspendue au vote desIEG, et que les Directions
d'unité exercent une pression jamais
égalée pourque le pesonnel réponde
"oui" à une "chance historique", le secrétaire
dela fédération de l'énergie donne une
interview au journal le Monde daté du8/01/03 en
appelant à voter "Oui, pour une signature de lutte"
et en portant un certain nombre d'appréciations qui
sont totalement contestables et constestées par les
syndicats et les résolutions des instances de la
fédération. Depuis, cet
évènement, historique lui aussi, est
relayé par tous les médias. Ce seul fait
devrait nous inciter à réfléchir pour
savoir si le vote des IEG n'aura pas d'incidence sur le
dossier général des retraites! En tant que membre de la
Commission éxecutive fédérale, je
conteste le droit au secrétaire général
de la fédération à s'exprimer en ce
sens. Celui-ci n'a aucun mandat
de la fédération pour le faire. Les trois
dernières commissions executives
fédérales, celles du 12 décembre, celle
du 16 décembre et celle du 19 décembre 2002,
n'ont à aucun moment donné lieu à une
expression majoritaire et encore moins à un vote
formel pour le faire. Qui plus est, un certain
nombre ( on ne peut dire s'ils sont majoritaires ou non
puisqu'il n'y a pas eu vote sur le sujet) de camarades s'y
sont exprimés explicitement pour dire qu'il ne
fallait pas signer le relever de conclusions. Lors de la
dernière commission executive fédérale,
il a été rappelé par la
présidence de séance que l'ordre du jour de la
CE ne portait pas sur l'appréciation du fond mais
uniquement sur trois questions: - le report de la
signature - la consultation du
personnel - la date du Conseil
général Y a également
été discuté le mandat
fédéral vis à vis de l'intersyndicale
du 20 décémbre (mandat qui n'a d'ailleurs pas
été respecté non plus). La décision qui a
été prise de fait par la CEF a
été de continuer à donner des
éléments d'appréciation au personnel du
relevé de conclusions à la fois dans ses
aspects positifs et dans ses aspects
négatifs. En tout état de
cause et sur un sujet aussi important seul un Conseil
général placé avant la consultation
aurait pu donner la position officielle de la
fédération mais tout a été fait
(notamment la précipitation et la pression pour
accepter la date du 9 pour la consultation) pour que celui-
ci ait lieu après. De plus contrairement
à ce qu'écrit Denis Cohen dans le Monde, qui
ment par omission, un certain nombre (trois au moins) de
consultations des salariés dans les unités ont
donné des résultats très
majoritairement négatifs. En vue de la consultation
du 9 beaucoup de syndicats de la fédération,
à partir de la décision de leurs
adhérents ont décidé de porter avis sur
le relevé de conclusion et d'appeler le personnel
à voter non. Ce seul élément
interdisait au secrétaire général de la
fédération dont le rôle est
précisément d'être
fédérateur des avis des syndicats de
s'exprimer publiquement en faveur d'un oui. Denis Cohen cherche-t-il
l'implosion de la fédération CGT de
l'énergie? Quand allons- nous
retrouver un fonctionnement démocratique dans
cette fédération? Dans ces conditions, je
consteste la capacité de Denis Cohen à mener,
en tant que
secrétaire général de la
fédération, la bataille contre
le changement de statut
d'EDF et GDF, l'ouverture du capital et la privatisation.
" Catherine
Nédélec, membre de la Commission
Exécutive Fédérale de la
FNME