Congres
Confédéral: des syndiqués acteurs ou
simples contribuables ? 47ème
Congrès Confédéral L'analyse faite
par la commission exécutive de notre syndicat invite
le congrès à une clarification et en tout
état de cause à une nouvelle rédaction
de cette résolution au risque de laisser croire que
nous voulons cantonner le syndiqué au rôle de
faire-valoir voire en y mettant un trait de provocation au
simple rôle de « contribuable » de
l'organisation éloigné des luttes et de la
construction revendicative. Réponse
: Pour élaborer les revendications ? Réponse
: Pour engager un processus de lutte? Réponse
: Pour être consultés, donner notre avis et
construire la position de la CGT ? Il reste
frustrant de voir qu'à aucun moment le rassemblement
des organisations syndicales , des salariés que nous
aspirons ne puisse être exprimé sur des bases
revendicatives claires dans l'objectif d'engager la lutte
pour de nouvelles conquêtes sociales mais simplement
orientée vers la négociation collective sur
des concepts assez flous. Quid de la
démocratie ouvrière et de la démocratie
syndicale ?
Contribution adoptée par la Commission
Exécutive du SPPTE Centre (Syndicat du Personnel de
la Production et du Transport d'Energie Centre) FNME
CGTà propos de la 2eme résolution "Renouveau
du syndicalisme : franchir des seuils"
A n'en pas douter une persistance dans l'actuelle
rédaction aura une influence non négligeable
sur l'avenir et hypothèque mécaniquement les
résolutions 3 et 4.
A lire le titre de cette résolution « RENOUVEAU
DU SYNDICALISME : FRANCHIR DES SEUILS » ont est
légitimement en droit de s'attendre à un
renforcement de la démarche revendicative de la CGT.
Or quelle n'a pas été notre surprise de ne
voir nulle part écrit sous une forme ou une autre
dans cette résolution le terme « lutte
».
Ce terme serait-il devenu un « gros mot » banni du
vocabulaire de l'organisation CGT?
Plus généralement cette résolution nous
semble empreinte d'un ton volontairement bon teint dans le
seul objectif d'atteindre un unanimisme de bon aloi
ancré sur une démarche de contestation,
d'influence et d'accompagnement fataliste loin des principes
constitutifs de notre syndicalisme et dont seule la
négociation collective semblerait le moyen de
satisfaire les revendications.
D'ailleurs ne lit-on pas et pour corroborer notre propos, et
à simple titre d'exemple, que :
- « Elles (les caractéristiques de le
situation sociale de notre pays) indiquent les
difficultés persistantes à construire les
bases d'une plus grande influence »
- « le conflit d'intérêts entre
salariés et employeurs est irréductible,
»
- « la CGT est amenée, dans et hors de
l'entreprise, à contester la logique même du
capitalisme »Faut-il voir, au travers de ces
quelques extractions du texte de la résolution, un
renoncement à la lutte sur la base des fondamentaux
de notre organisation ?
Nous le craignions et nous le déplorons.
La seconde remarque que nous formulons à cette
résolution a trait au rôle et à la place
du syndiqué dans l'organisation et forçons le
trait : Pourquoi être syndiqué
?
Hé bien non puisque « la consultation
régulière des salariés sur chaque lieu
de travail est un acte syndical déterminant pour
alimenter et consolider cette chaîne revendicative
»
Hé bien non puisque « L'expression des
besoins, la formulation des revendications, la recherche du
rapport de force le plus élevé
préparant l'engagement d'une négociation et le
suivi de son déroulement sont les
éléments indissociables d'une activité
revendicative orientée vers l'obtention
d'avancées concrètes »
Hé bien non puisque « C'est dans ce cadre
(celui de l'approfondissement de la négociation
collective) que nous voulons assumer complètement le
principe de la négociation sociale aboutissant
à la signature d'un accord, dès lors que les
salariés ont estimé qu'il est un moyen
d'améliorer réellement leur situation
»
Reste enfin une question fondamentale induite par cette
résolution :