Développement
durable de la connerie libérale !
Pendant
que les Centrales Thermiques sont à l'arrêt, on
accorde des dérogations sur le réchauffement
des rivières par les Centrales
Nucléaires Ci dessous
l'article du journal « les Echos » (journal
à lire) du 04/08/03 Cinq
sites nucléaires d'EDF affectés par la baisse
du niveau des fleuves. Implantées
dans la vallée du Rhône et dans le Sud-Ouest,
ces centrales sont parfois contraintes de réduire
leur puissance. Dérogations
exceptionnelles Ces centrales sont donc obligées
de moduler leur puissance, c'est-à-dire de produire
moins d'électricité, pour limiter
l'échauffement du fleuve. La direction d'EDF a
d'ailleurs obtenu de la DGSNR (Direction
générale de la sûreté
nucléaire et de la radioprotection) une
dérogation pour les unités de Golfech et de
Tricastin. « Ces dérogations, exceptionnelles et
temporaires, permettent de rejeter une eau dont la
température ne dépasse pas de plus de 2
degrés celle du fleuve », explique Jean-Louis
Charrière, directeur délégué
à la production d'EDF. Il ajoute : « Nous allons
demander à la DGSNR une dérogation identique
pour Saint-Alban et Bugey. » Communiqué
de la Fédération CGT La
France vit sur ses réserves, jusqu'à quand ?
La
situation hydraulique s'aggrave sur une grande partie du
territoire national. L'agriculture est au premier rang des
inquiétudes, mais notre fédération
tient à attirer également l'attention sur les
problèmes d'équilibre de production et de
transport d'électricité, que la
sécheresse pourrait poser. Les signes
de situation critique s'accumulent depuis février et
surtout depuis presque deux mois ; un certain nombre de
mesures sont prises. Une quinzaine de départements
déconseillent ou interdisent parfois sur des
périodes délimitées (cinq jours
reconductibles dans le Haut-Rhin par exemple), les usages
non absolument nécessaires, de l'eau : lavage de
voitures, arrosage de jardins ou de pelouses, avec, pour
certains endroits, des restrictions horaires strictes. La
canicule enregistrée courant juin ajoutait à
cette montée en puissance du problème
aggravé par le manque de pluie. Début
juillet, vingt-sept autres départements ont pris,
à leur tour, des mesures de prévention
similaires. Au 9 juillet dernier, ils devenaient
trente-quatre, concentrés sur le Grand Sud-Ouest, le
Centre, Rhône-Alpes, et une partie de l'Est. Selon le
BRGM, la baisse des nappes et des réserves est
d'actualité. Cette situation est extrêmement
préoccupante. A
l'heure où le Gouvernement et la Commission
Européenne affichent à l'égard d'EDF,
et plus largement des services publics nationalisés,
des objectifs de privatisation, on peut se demander ce qu'il
adviendrait si les abonnés de
l'électricité ne disposaient pas d'un service
public nationalisé pouvant intervenir rapidement lors
de catastrophes naturelles. D'ailleurs,
usagers et élus ont été unanimes pour
reconnaître l'efficacité d'EDF et de son
personnel, suite à la tempête de 1999, lors des
inondations de septembre 2002 dans le Sud-Est de la France,
en ce début d'année lors des
intempéries dans les départements du Nord et
pendant les divers incidents dus aux orages cet
été. Lorsqu'on
veut détruire EDF et GDF, le droit à
l'énergie et le droit à l'eau sont remis en
question ! Pour la
FNME CGT, c'est la question de la construction de grands
projets qui est posée pour garantir
l'efficacité du service public nationalisé.
L'exemple de la région PACA avec le barrage de Serre
Ponçon dans une région ou il n'a pas plu
depuis 3 mois, même s'il y a quelques restrictions,
peut être envisagé dans d'autres régions
qui sont souvent déficitaire en eau
l'été et subissent des inondations à
l'automne. La FNME
CGT, avec le personnel et les populations, entend prendre
toute sa place dans ce débat.
La sécheresse qui sévit depuis mi-juin n'est
pas sans conséquences sur la production
d'électricité. Au moins cinq sites
nucléaires d'EDF (soit le quart du parc) sont
affectés. Situés dans la vallée du
Rhône - Bugey (Ain), Saint-Alban (Isère) et
Tricastin (Drôme) - et dans le Sud-Ouest - Blayais
(Gironde) et Golfech (Tarn-et-Garonne) -, ils ont tous la
particularité d'être situés au bord d'un
fleuve et de ne pas être équipés de ce
que les spécialistes appellent des «
aéro-réfrigérants ». Pour
fonctionner - en particulier pour refroidir les
réacteurs -, une centrale de production
d'électricité a besoin d'une source froide :
mer ou fleuve. L'eau prélevée dans un fleuve
est ensuite rejetée dans ce même cours d'eau
à une température quasi identique. Les
centrales de la vallée du Rhône et du Sud-Ouest
concernées, qui ne disposent pas
d'aéroréfrigérants, ont bien du mal
à respecter les conditions de rejets thermiques dans
le fleuve en raison de la sécheresse et de la
canicule.
Pour éviter la surchauffe, les reponsables de la
centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) ont
décidé d'arroser un des réacteurs. Du
fait de la canicule, la température dépasse en
effet 48 degrés. Au-delà de 50 degrés,
la DGSNR oblige EDF à arrêter le
réacteur.
Cette situation exceptionnelle ne remet néanmoins pas
en cause l'alimentation en électricité de
l'ensemble de l'Hexagone. Même si les cinq centres de
production concernés sont actuellement obligés
de réduire, parfois de moitié, leur
capacité de production.
La grosse chaleur qui n'a fait qu'empirer, a eu pour
conséquence de très violents orages le 15
juillet, sur les départements des Landes, de
l'Indre-et-Loire, du Maine-et-Loire et de la Gironde. Le
désastre a été comparable à
celui de décembre 1999. Le réseau basse
tension a été dévasté, souvent
dans des zones très peuplées.
Les personnels d'EDF se sont mis spontanément
à la disposition de l'entreprise afin d'intervenir
très rapidement pour rétablir la fourniture
d'électricité aux usagers.
Les incendies de ces dernières 24 heures montrent,
à eux-seuls, la situation catastrophique que nous
connaissons et les moyens que seul le service public est
capable de mobiliser.
C'est la persistance de conditions climatiques
extrêmes qui crée le problème. C'est
donc au-dessus que tout se gâte. Les sols, la
végétation et les cultures, manquent d'eau.
Les spécialistes parlent de "déficit de
surface", un phénomène alimenté par le
thermomètre qui continue de tutoyer les records
(38° à Bordeaux et Lyon; 34° à
Dinard ; 36° à Paris), obligeant les mesures de
restriction à s'étendre.
Par exemple, pour ce qui est des barrages hydrauliques
d'EDF, sur la Durance, les usines ne produisent plus que
pour alimenter les agriculteurs en eau. La centrale de St
Chamand est à l'arrêt. Sur le Tarn et
l'Aveyron, les centrales sont également mises
à l'arrêt pour assurer l'étiage et les
débits réservés pour protéger la
faune et la flore. Pour ce qui est de la Garonne, une
convention entre EDF et les autorités publiques
locales, vient d'être signée pour 45 millions
de m3 mis à disposition du 1er juillet au 31 octobre.
La sécheresse et la canicule qui ont
entraîné un réchauffement ainsi qu'une
baisse du débit des cours d'eau, ont obligé
EDF à demander un assouplissement des conditions
d'exploitation de certaines centrales nucléaires.
Toutes les centrales nucléaires sont situées
au bord d'un fleuve ou de la mer dont elles utilisent l'eau
pour le refroidissement. Cette eau est ensuite
rejetée soit directement, soit après passage
dans des tours aéroréfrigérantes. Une
dérogation a été accordée pour
la centrale du Tricastin (Drôme): la limite de
température des eaux du Rhône est portée
de 27° à 28° après rejet. Une
demande est en cours d'instruction pour Golfech, sur la
Garonne. D'autres demandes devraient être
présentées prochainement, et c'est au total
près du tiers du parc nucléaire (16
réacteurs sur 58) qui pourrait être
concerné.
Cette situation cumulée avec l'augmentation de la
consommation (climatisation notamment); le manque de moyens
de production disponibles, met en situation difficile le
réseau électrique.
Ce même cas de figure a entraîné
dernièrement de multiples coupures
d'électricité en Italie et en
Espagne.
Etre capable de limiter sa production pour
l'intérêt général, efficacement
et dans l'intérêt de tous les usagers de l'eau
comme de l'électricité, et quel que soit leur
lieu de résidence, c'est ça
l'intérêt général.
Au moment où nous écrivons ces lignes, les
personnels avec leurs syndicats CGT, mènent une
bataille contre le rachat d'une centrale hydraulique
située sur le Lot à Fumel, par un producteur
privé.
Les salariés du Rhône « EDF et CNR »,
ceux de la Schem (filiale de la SNCF), continuent la
bataille pour empêcher des groupes privés de
spolier ce bien hydraulique, propriété de la
Nation.
C'est la question de l'utilisation intelligente de l'eau,
pour garantir à la fois les besoins en eau potable,
la participation à la diversification de la
production énergétique, de l'irrigation, du
tourisme ou la promotion du transport fluvial, qui est
posée.
Des projets hydrauliques existent, il est temps que le
Gouvernement prenne des décisions pour
l'intérêt général plutôt
que de préparer la privatisation des grands services
publics dans l'intérêt de quelques grands
groupes internationaux.