Aujourd’hui lundi 20 février 2006 17h00, les agents qui ont repris le travail depuis ce matin ont pu constater les dégâts considérables qu’a provoqué l’inondation des salles des machines (-4m) de la Tr1 et 2. Une fois de plus, ils ont pu confronter leur propre vision de la situation au communiqué minimaliste de la Direction, évoquant « un écoulement d’eau ! » Cette inondation est sans doute due à la rupture d’un joint ou d’une tuyauterie « bona » du circuit (CRF) de refroidissement du poste d’eau Tr2. Sous le poids de l’eau provenant de l’ aéroréfrigérant Tr2 (principe des vases communicants), la dalle en béton recouvrant la tuyauterie et les armatures permettant son accès, ont été soulevés de 50 centimètres et ce sur plusieurs mètres. L’eau s’est ensuite engouffrée pour monter rapidement dans la salle des machines sur une hauteur d’1.5m inondant divers matériels. Par l’intermédiaire des galeries techniques, elle s’est ensuite écoulée dans la salle des machines de la TR1 provoquant les mêmes dégâts. Ce fut ensuite les sous-sols des différents bâtiments de subir cette vague d’eau saumâtre. Celle-ci a pénétré dans différents locaux endommageant les documents et les matériels entreposés. L’îlot nucléaire n’a pas été épargné par cette inondation. En effet, l’eau a rompu l’intégrité du BAS (bâtiments des auxiliaires nucléaires) pour pénétrer dans certains locaux de l’îlot nucléaire. Cette présence d’eau qui fort heureusement n’a pas atteint les matériels a néanmoins provoquer l’indisponibilité des circuits de sauvegarde de la voie A : RRI/RIS/RRA/EAS. Tous ces matériels font l’objet d’un IO groupe 1. Transformés en « shadocks » de circonstance, plusieurs agents sont occupés à pomper. En raison de l’absence de stockage de carburants sur le site, ces derniers vont chercher l’essence avec des bidons à l’extérieur du site, pour alimenter les moyens de pompage !!!! La CGT évoque des risques pour la santé du personnel et vis à vis de l’environnement. En effet, cette eau qui pourrait contenir différents produits toxiques (huiles ; hydrazine ; morpholine ; etc…) D’autre part, cette évacuation d’eau est limitée au débit de traitement du déshuileur du site avant d’être jeté à l’extérieur. Interpellée depuis ce matin par de nombreux médias, la CGT n’a cesser de dénoncer les liens de causalité entre les différents événements (30/09/05 ; 22/11/05 ; 18/02/06) et la politique de réduction des coûts. Pour confirmer ces propos la CGT a signalé que de nombreuses fuites d’eau (petits geysers) avaient été observées dans les salles de machines depuis des mois, les nombreuses demandes d’intervention attestent de ces problèmes. Personne n’ignorait ces fuites ! La question que l’on est en droit de poser vis à vis de la sécurité des salariés, des usagers, de la sûreté, de la sécurité du réseau. C’est : Pourquoi la Direction n’a t-elle pas, une fois de plus, pris la décision d’arrêter les installations pour réparer ? Faudra-t-il encore supporter longtemps que toutes ces garanties ne tiennent qu’à fil, suspendue entre les mains d’« apprentis sorciers » inconscients des risques qu’ils font prendre à tout le monde, au nom de la fameuse « probalité de risques » ou de la « sacro-sainte » rentabilité. Ce sont les mêmes qui osent avec mépris, nous faire la leçon en organismes statutaires : « Taisez-vous, messieurs les représentants du personnel ! Nous sommes la Direction, le bon sens et la raison sont de notre coté ! La séance est terminée ! » A Nogent, la CGT dit stop, maintenant y en a marre! La chance ne repasse pas à chaque fois et la prochaine risque d’être la « bonne" Alors, les tranches sont à zéro, qu’elles y restent, au moins pour assurer la sécurité du personnel et celle des usagers !
Stop aux « intégristes » de la rentabilité et de la disponibilité !
CGT - CNPE de Nogent
Suite incident du 18/02/06