CGT CNPE de Nogent sur Seine INCIDENT du 30 Septembre 2005 Tr1 Depuis trois mois… Lors de cet événement personne ne s’est préoccupé de savoir si les agents étaient capables (d’un point de vue médical) de reprendre leur poste. Les alertes et les demandes faites par les agents n’ont pas été prises en compte, la seule réponse fut : « faites comme si rien ne s’était passé » ! Finalement, certains agents ont dû avoir recours à leur médecin traitant pour être pris en charge. Cette situation a démontré les failles, l’incapacité et certaines incompétences à prendre en compte ce genre de situation. Inacceptable d’un point de vue humain, ce genre de comportement ne l’est pas moins d’un point de vue sûreté et sécurité car il peut avoir de graves conséquences sur la conduite des installation. Mais la direction s’en soucie peu, voire pas du tout ! En effet depuis 3 mois, aucune réunion de débriefing n’a été organisée avec l’équipe . Or chacun sait que pour être efficace, ce genre de réunion doit se faire rapidement après un tel événement. On note d’ailleurs que si elle avait eu lieu, certains paramètres auraient pu être retenus (on peut rêver…) et auraient pu éviter l’événement du 22/11/05. Depuis cet événement les agents vivent avec une boule à l’estomac faute de ne pouvoir extérioriser leur mal-être. La situation s’est encore dégradée avec la sortie du Rapport d’événement significatif de sûreté Le Rapport d’ESS, les raisins de la colère ! Pour information les agents OP et agents de terrain rédigent un contre rapport . Pour les agents (OP/ terrain), ce document contient des éléments qui ont été inventés et qui orientent les responsabilités dans un sens tout en minimisant certains aspects jugés pourtant comme essentiels dans cet incident. « Le problème, c’est que ce document est officiel et sert de référence. On ne nous a pas consultés pour savoir si on était d’accord avec son contenu ». On nous a pris au piège ! Autre sujet de contestation , sa rédaction : « Est-ce normal qu’il soit co-rédigé par un membre de la hiérarchie présente lors de l’événement. Ce n’est pas un gage de neutralité. On ne peut pas être juge et partie ! « Nous avons besoin d’extérioriser ce que nous avons sur le cœur pour retrouver notre dignité et remettre les pendules à l’heure,or nous n’avons plus confiance en notre hiérarchie, quant à la Direction … Résultat : « la situation est devenue extrêmement pénible psychologiquement et nerveusement. Quand à la tête du service, apparemment tout le monde s’en fout… Il va de soi pour la CGT que cette situation est extrêmement préoccupante . Premièrement, les agents doivent pouvoir s’exprimer et il faut leur donner toutes les garanties pour que leurs propos soient réellement pris en compte. Au titre de la mission d’enquête, les membres CGT du CHSCT , ont d’ores et déjà demandé officiellement une réunion entre les agents, la direction, les membres du CHSCT, le médecin et l’inspection du travail. Concernant le rapport d’événement significatif de sûreté , les membres CGT du CHSCT notent effectivement des écarts importants entre son contenu et le résultat des interviews ainsi que le rapport rédigé par les agents dans le cadre de la commission d’enquête. En effet, certains éléments détaillés des conditions d’exploitation ainsi que certaines décisions prises lors de ce redémarrage démontrant le lien de causalité entre les effets de la « pression temporelle » et l’événement , sont absents ou minimiser dans le rapport d’ESS. A ce titre, les propos qui suivent extraits du rapport rédigé par les agents de l’équipe quelques jours après l’incident témoignent de la situation : « Le redémarrage de la Tr1 suite à l’évènement s’est fait dans le même état d’esprit et avec la même pression d’avant l’évènement. L’arrêt de tranche 2 a commencé sur les mêmes bases que celui de la tranche 1 (ATTENTION lors du redémarrage !!!) » Cette phrase fut prononcée lors du CHSCT extraordinaire du 31 septembre 2005 Le 22/11/05 à 23h30 redémarrage de la Tr2 : explosion de GCA Salle des machines Tr2.
Trois mois après l’événement du 30 Septembre (Tr1) les agents de conduite dénoncent le comportement inacceptable de la direction.
Pendant qu’à l’externe tout a été fait pour minimiser l’incident, en interne , les seules décisions prises par l’état major du service conduite et la direction n’ont fait qu’envenimer une situation déjà très tendue.
Un déni de responsabilité et des erreurs graves dans le management.