Compte rendu CGT du CHSCT EXTRAORDINAIRE Compte rendu succinct du CHSCT extraordinaire suite à l’accident industriel survenu en salle des machines Tr2 le 23/11/05 à 23h30. Reprise de la séance après la visite du CHSCT : L’ensemble des dispositions post- accidentelles prises par la direction pour assurer la sécurité du personnel ont été examinées par l’organisme. Les membres ont également abordé les dispositions spécifiques qui seront appliquées pour assurer et garantir la bonne réalisation des activités de conduite notamment en vue du prochain redémarrage Les conditions de repli de la Tranche 2 ne sont pas encore définies. Une expertise multi-métiers est lancée. Pour tenir compte du Rex (accident du 30/09), la délégation CGT a proposé que les agents du service conduite impactés par cet événement puissent rencontrer le médecin du travail avant leur reprise d’activités. Notre délégation s’est une nouvelle fois insurgée contre le discours de la Direction évoquant « les probabilités de causes" de cet accident. Il est vrai qu’il est beaucoup plus facile de porter le discrédit que d’assumer ses responsabilités d’employeur en matière sécurité et de conditions de travail ! Notre délégation a ensuite proposé la mise en place d’une « commission d’investigation du CHSCT» pour explorer avec exhaustivité toutes les causes qui ont pu provoquer cet accident. La CGT a proposé que Mr Painault ; Mr Kremer et Mr Totel soient investis par l’organisme pour mener à bien cette mission. La CGT a demandé également que la médecine du travail soit associée. La CGT a voté pour Le Président a voté contre ! Prétextant qu’il fallait mener ces investigations en commun entre la Direction et les OS. La CGT a indiqué que cela ne s’opposait mais que les représentants du personnel avaient des droits et qu’ils comptaient les appliquer en toute indépendance. Nous préférons que le résultat de cette mission soit connu, transparent et officiel comme le prévoit la loi. La CFDT s’est abstenue. A noter qu’une mission similaire est en cours sur la Tr1 suite à l’événement du 30/9/05. Contrairement aux arguments évoqués par le Président et le représentant CFDT, les agents de conduite n’ont pas eu l’impression de « subir » un nouvel « interrogatoire » mais au contraire ont apprécié qu’on leur donne la possibilité de s’exprimer sur leurs conditions de travail lors de cet événement. A ce propos et pour la circonstance, la CGT à lu un passage du rapport écrit par ces agents : « le redémarrage de la tranche 1 s’est fait dans le même état d’esprit et avec la même pression qu’avant l’événement. L’arrêt de tranche 2 a commencé sur les mêmes bases que celui de la tranche 1 (attention lors du redémarrage !!!!) » Edifiant non ! La CGT a demandé que la tranche 2 soit mise dans un état de repli le plus sûr possible, afin de limiter au maximum les manœuvres d’exploitation et ce, jusqu’à ce que toutes les investigations, y compris la mission d’enquête du CHSCT, soient arrivées à leur terme. Ceci afin de définir les préconisations nécessaires pour garantir de nouveau la sécurité et l’assurance qualité. Après une suspension de séance, la CGT a proposé au vote l’avis suivant : Monsieur le Président, Les membres du CHSCT réunis lors de cette séance déposent un droit d’alerte concernant les conditions d’exploitation des installations du CNPE. Cette alerte s’appuie sur l’accident qui a motivé cette séance et sur le contexte extrêmement dégradé quant aux conditions de sécurité sur le site. Elle se fonde également sur les conséquences du discours de la Direction insinuant les raisons probables de cet accident alors qu’aucune d’entre elles n’a encore été éludée. Cette attitude porte atteinte à la sérénité ainsi qu’au respect et à la dignité des personnes.. Vote Pour : CGT Contre : Président Abstention : CFDT La répétition, le dimensionnement, la nature et la gravité de ces accidents industriels doivent nous interpeller : -Est le fait du hasard ou de coïncidences ? -Les phases de redémarrage sont elles propices à ce genre d’événement ? -Existe-t-il une pression temporelle lors de ces activités ? -L’organisation du travail et les moyens (humains –matériel) associés permettent-ils d’absorber sans dommage cette pression éventuelle ? En lien avec les choix politiques et industriels , il est maintenant urgent de répondre à ces questions afin que demain, le fait de préserver sa santé, sa vie, sur nos installations, ne soit pas du qu’à la chance ou au hasard…
Incident du 23/11/05 Salle des machines Tr2