Tract CGT – CHSCT de mars 2005 (extrait) Ça sent le souffre ! A l’instar des agents du labo il y a quelques jours, les agents des services généraux, sur proposition de la CGT, ont décidé d’ investir la séance du CHSCT pour protester contre les effets de la politique industrielle et sociale menée au sein de leur service et plus largement au sein de l’unité. Manque de moyens humains, matériels, hémorragie des compétences, manque de reconnaissance , etc, sont venus étayer l’expression des agents. Fait nouveau que l’on pointera du doigt, c’est comme au labo , la montée au créneau de la hiérarchie de proximité. Ce changement témoigne d’une exaspération qui franchit aujourd’hui la « ligne jaune » du « droit de réserve » imposée implicitement à cette catégorie de personnel. Déstabilisé par le flux nourri des témoignages, précis et concrets des agents, le président du CHSCT « garant » devant la loi, des conditions de sécurité et de travail, ne pu contester cette situation accablante. Cette fébrilité tient sans doute dans le fait d’être sollicité pour « guérir » les maux et les conséquences d’une politique qu’il impulse en tant que membre de direction. Il ne faut donc pas s’attendre à un reniement des objectifs mais plutôt à un exercice de style du type paternaliste « on est tous dans le même bateau, il faut qu’on se serre les coudes, bla, bla, bla … ». Face à cette attitude, les agents opposent une vision réaliste. « On nous fait prendre des responsabilités de plus en plus importantes tout en nous diminuant les moyens de les assumer. Qui paiera la note lorsque l’incident ou l’accident interviendra ? » Faudra-t-il comme le propose la CGT, utiliser comme bras de levier, l’interpellation des élus et des usagers en sortant de nos « barbelés ». Ceci afin d’assumer notre devoir d’alerte sur les dangers que représente cette politique d’austérité sur la sûreté des installations et la sécurité du public. Force est de constater que l’autisme et le mépris affichés par la Direction poussent à investir d’autres modes d’action et d’expression.