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Les membres CGT du
CHSCT du CNPE de nogent sur seine
communiquent.
Depuis plusieurs semaines,
la tranche 1 du CNPE est à l'arrêt pour
révisions et rechargement de combustible, en
complément de ces activités conventionnelles,
il est procédé au désentrartrage de
l'aéroréfrigérant tranche1.
Pour réaliser ces
activités, l'effectif est passé de 700
à 1700 salariés (EDF et
prestataires).
En anticipation et en
rapport avec cette accroissement d'activités et leurs
risques associés, la CGT avait demandé le
détachement, hebdomadaire et à tour de
rôle, d'un membre CGT du CHSCT (Comité
d'Hygiène de Sécurité et des Conditions
de Travail) pour assurer une présence permanente de
l'organisme auprès des salariés pendant cette
période.
En dépit des
raisons évoquées et des textes
réglementaires, la Direction du site a juger
exagérer la demande de la CGT et a refusé le
détachement de ses représentants.
Pour la CGT ce
comportement lève le voile sur les finalités
d'une politique en trompe l'il vis à vis de la
sécurité.
La CGT étaye son
analyse sur plusieurs paramètres.
-Aujourd'hui la politique
de réduction budgétaire a réduit tous
les moyens, ceux des agents EDF comme ceux des
salariés prestataires. Cette situation a de graves
répercutions sur les conditions de travail et la
sécurité. Or, pour sauver la face vis à
vis de l'extérieur la Direction revoie une image
virtuelle de la sécurité, c'est ainsi qu'elle
a mis en place des groupes techniques de
sécurité qui d'un premier aspect peuvent
paraître intéressants mais qui finalement
servent à bi-passer le CHSCT organisme de droit ou
les organisations syndicales sont beaucoup moins
conciliantes et font respecter la loi.
Malgré cette
entrave, l'activité des représentant CGT n'a
pas cessé et de nombreuses interventions et courriers
ont été effectués auprès de la
Direction du site pour régler des problèmes ou
dénoncer des situations dangereuses, notamment la
dernière en date 21/11/02 avec la détection de
présence de fibres d'amiante en salle des machines de
la tranche 2, incident qui a fait l'objet d'une demande
d'expertise officielle et immédiate par la CGT pour
expliquer la présence de ce produit extrêmement
dangereux dans ces locaux alors qu'une réglementation
très strict existe en la matière.
Un autre exemple
éclaire un peu plus la situation. En effet, alors que
la CGT dénonçait il y a quelques mois une
pénurie de protections individuelles, elle vient de
mettre en évidence que plusieurs centaines de casques
servant à la protection du personnel notamment en
zone nucléaire avaient une date de péremption
dépassée.
A noter que chacune des
interventions de la CGT est envoyée à
l'inspection du travail DRIRE qui pour l'instant n'a pas
rendu compte de ces interpellations
Chacun comprendra mieux au
regard de ces quelques exemples pourquoi la Direction du
CNPE tente d'entraver le fonctionnement du CHSCT et veut
limiter la présence des représentants CGT sur
le terrain.
Pourtant, selon la CGT, la
situation risque de se compliquer.
En effet, pour des raisons
d'ordre technique, radiologique et financière que
chacun essaie de deviner, l'arrêt de la tranche 2
initialement prévu dans plusieurs mois a
été anticipé pour démarrer dans
les jours qui suivent. Or, cet événement
fortuit va générer des problèmes
supplémentaires.
Là encore c'est le
silence le plus total de la Direction locale qui n'a
même pas dénier informer les organismes tel que
le comité d'entreprise ni le personnel, quant au
CHSCT, il ne sera réuni le 27/11/02 en séance
extraordinaire que grâce à une demande de la
CGT.
Cette situation met les
agents en situation d'incertitude et d'inquiétude
notamment vis à vis de la préparation des
activités, des moyens matériels et humains
nécessaires, d'organisation, de prise de
congés et de reconnaissance
pécuniaire.
A noter que si
l'arrêt de tranche 1 en cours, avait
nécessité plusieurs mois de
préparation, nécessaires et conformes aux
impératifs d'assurance qualité et de
sûreté, l'arrêt de la tranche 2 ne
bénéficierait que de quelques jours de
préparation. Même si les activités sont
similaires, les agents réunis en assemblée le
21/11/02 estiment comme la CGT que cette situation est
inacceptable. De plus, les risques radiologiques beaucoup
plus importants qu'en tranche 1 exigent une étude de
risques conséquente.
Provocation ou
comportement irrationnel de la Direction qui a finalement
décidé de donner la priorité aux
médias en matière d'information sur la
situation , puisqu'elle organise vendredi 22/11/02 un point
presse.
Quant au premier
concerné, le personnel qui réalise les
activités et les organisations syndicales, ils seront
sans doute les derniers informés ou pas du
tout.
Chacun appréciera
ce sens des responsabilités
Ainsi va la vie et le
respect du personnel au CNPE de Nogent sur seine
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