Le 14/11/2001

La sureté sans pression

Récemment les membres CCT du CHSCT se sont exprimés par écrit ou Président du CHSCT pour dénoncer les pressions hiérarchiques allant à l'encontre de la sécurité du personnel. Cette intervention concerne plus particulièrement celles exercées par l'état major du service technique.

Ce n'est pas la première fois qu'une telle situation se présente dans ce Service. En effet, cet été pendant l'arrêt de tranche, la CGT avait dénoncé les conditions de travail des salariés prestataires appelés à dépoter des produits corrosifs sans formation ni autorisation.

Les pressions se sont exercées cette fois-ci sur un agent du laboratoire qui devait franchir une zone orange pour effectuer ses activités dans le laboratoire du SAN tr 2 - 5.40m.

Alors que cet agent demandait un appui technique, selon les règles, pour effectuer les préalables à ce franchissement de zone (cartographie; préparation; étude de risques), l'Etat Major de son service lui refusa ces moyens sous prétexte qu'il devait effectuer seul ses analyses et ses travaux et que s'il ne le faisait pas, "c'est tout simplement parce qu'il ne voulait pas travailler". Tout le monde aura saisi la nuance et perfidie de la répartie !

On notera au passage que ce même jour, la quasi-totalité de l'effectif du labo était requis pour nettoyer le labo dans le cadre de la journée "propreté".

CE COMPORTEMENT HIÉRARCHIQUE EST INACCEPTABLE ET DANGEREUX POUR LE PERSONNEL.

Enfin les membres CGT du CHSCT ont également indiqué qu'un avis du CHSCT préconisait la présence de deux agents du laboratoire dans ces locaux pour limiter les risques "superposés" (travail isolé, risque azote, risque produits toxiques, corrosifs, risque incendie, électrique, dosimétrique, risque liés à la santé des personnes, etc...).

La présence d'un balisage "succinct" zone orange, ce jour venant compléter ces risques, imposait donc de fait des moyens supplémentaires.

Non seulement ces moyens n'ont pas été accordés, mais l'analyse du planning indique que l'avis du CHSCT n'est pratiquement jamais respecté par insuffisance d'effectif, hypothéquant ainsi de façon permanente la sécurité des agents.

Faudra-t-il connaître un jour, l'irréparable, pour qu'enfin, l'état major du service technique admette que la sécurité ne se résume pas au travers de "journée" symbolique, le doigt sur la couture du pantalon mais plutôt au travers de moyens suffisants et permanents.

En attendant, les membres CGT du CHSCT invitent le personnel à redoubler de vigilance et à ne pas céder à la pression hiérarchique si les conditions de sécurité ne sont pas réunies et s'ils ne bénéficient pas de moyens matériels et humains adaptés.

Nogent, le 31 octobre 2001

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