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Récemment
les membres CCT du CHSCT se sont exprimés par
écrit ou Président du CHSCT pour
dénoncer les pressions hiérarchiques allant
à l'encontre de la sécurité du
personnel. Cette intervention concerne plus
particulièrement celles exercées par
l'état major du service technique.
Ce n'est
pas la première fois qu'une telle situation se
présente dans ce Service. En effet, cet
été pendant l'arrêt de tranche, la CGT
avait dénoncé les conditions de travail des
salariés prestataires appelés à
dépoter des produits corrosifs sans formation ni
autorisation.
Les
pressions se sont exercées cette fois-ci sur un agent
du laboratoire qui devait franchir une zone orange pour
effectuer ses activités dans le laboratoire du SAN tr
2 - 5.40m.
Alors que
cet agent demandait un appui technique, selon les
règles, pour effectuer les préalables à
ce franchissement de zone (cartographie; préparation;
étude de risques), l'Etat Major de son service lui
refusa ces moyens sous prétexte qu'il devait
effectuer seul ses analyses et ses travaux et que s'il ne le
faisait pas, "c'est tout simplement parce qu'il ne voulait
pas travailler". Tout le monde aura saisi la nuance et
perfidie de la répartie !
On notera
au passage que ce même jour, la quasi-totalité
de l'effectif du labo était requis pour nettoyer le
labo dans le cadre de la journée
"propreté".
CE
COMPORTEMENT HIÉRARCHIQUE EST INACCEPTABLE ET
DANGEREUX POUR LE PERSONNEL.
Enfin les
membres CGT du CHSCT ont également indiqué
qu'un avis du CHSCT préconisait la présence de
deux agents du laboratoire dans ces locaux pour limiter les
risques "superposés" (travail isolé, risque
azote, risque produits toxiques, corrosifs, risque incendie,
électrique, dosimétrique, risque liés
à la santé des personnes, etc...).
La
présence d'un balisage "succinct" zone orange, ce
jour venant compléter ces risques, imposait donc de
fait des moyens supplémentaires.
Non
seulement ces moyens n'ont pas été
accordés, mais l'analyse du planning indique que
l'avis du CHSCT n'est pratiquement jamais respecté
par insuffisance d'effectif, hypothéquant ainsi de
façon permanente la sécurité des
agents.
Faudra-t-il
connaître un jour, l'irréparable, pour
qu'enfin, l'état major du service technique admette
que la sécurité ne se résume pas au
travers de "journée" symbolique, le doigt sur la
couture du pantalon mais plutôt au travers de moyens
suffisants et permanents.
En
attendant, les membres CGT du CHSCT invitent le personnel
à redoubler de vigilance et à ne pas
céder à la pression hiérarchique si les
conditions de sécurité ne sont pas
réunies et s'ils ne bénéficient pas de
moyens matériels et humains
adaptés.
Nogent, le
31 octobre 2001
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