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L'ACCORD LOCAL
D'INTERESSEMENT,
UN MARCHE DE DUPE CONTRE LES INTERETS DU
PERSONNEL
La section C.G.T. du
C.N.P.E n'a pas signé l'accord local
d'intéressement.
POURQUOI ?
Administrativement,
n'ayant pas signé nationalement, la C.G.T. ne pouvait
signer localement, néanmoins celle-ci a
participé aux négociations sauf la
dernière réunion de bouclage.
ANALYSE DE L'ACCORD
LOCAL
Si nous prenons en compte
le retard du salaire national de bas (-15 %) nous
considérons que le pourcentage de la masse salariale
consacrée à l'intéressement devrait
revenir de plein droit au personnel.
La masse salariale, c'est
ce qui sert à payer le personnel. C'est la
rémunération de son travail et cela lui
revient de droit.
AVEC L'INTERESSEMENT : on
reprend une partie de ce salaire pour la suspendre telle une
carotte. Pour l'atteindre, il faut alors dégager des
gains de productivité supplémentaires,
fixés et quantifiés. En fait, c'est comme si
on faisait travailler les agents deux fois pour le
même salaire.
Comme cité plus
haut, le versement de l'intéressement est assujetti
à l'atteinte de critères ou
d'objectifs.
Or, ces derniers, locaux
comme nationaux, sont bien souvent indépendants de
l'action ou de la volonté des agents. si bien qu'en
fonction " d'aléas " le personnel collectivement
comme individuellement peut participer à
l'accroissement des gains de productivité sans
être sûr d'être
rémunéré en retour.
C'est alors ce qu'on peut
appeler du travail gratuit.
INTERESSEMENT, PIEGE
A
Démonstration
:
Pour l'entreprise c'est
toujours gagnant. En effet si l'augmentation des gains de
productivité n'atteint pas le critères
fixés c'est quand même toujours ça de
pris. Et comme le critère n'est pas atteint elle
n'est pas obligé de rémunéré le
personnel. Bénéfice net.
Le personnel n'ayant lui
pas atteint le critère malgré ses efforts est
le dindon de la farce.
C'est ce que l'on pourrait
appeler de travail gratuit.
Grâce à ce
principe l'entreprise s'est largement
rémunérée 559,7 Milliards de Francs et
le personnel n'a touché que 7 Milliards, soit : 1,2
%.
PLUS CONTRAINTES AVEC
MOINS DE MOYENS !
D'un point de vue global,
la diminution des moyens liés aux impératifs
du COMEX la dégradation des conditions de travail et
de sécurité vont renforcer la
difficulté d'atteinte de ces objectifs.
L'INTERESSEMENT, UN
CHANTAGE CONTRE LA DEFENSE DES INTERETS DU PERSONNEL
!
Pour défendre ses
intérêts le personnel peut utiliser
différents moyens. Parmi ces derniers les baisses de
production. Or cette modalité viendra baisser le
critère de disponibilité critère de
l'intéressement.
Ainsi le personnel qui
voudra défendre ses intérêts paiera deux
fois la note.
La première par les
heures de grèves, la deuxième par la baisse de
son intéressement.
On mesurera là le
machiavélisme d'une telle disposition alors que de
graves menaces pèsent sur l'entreprise, le service
public et les intérêts du personnel
Si une telle
stratégie patronale peut ne pas surprendre, on ne
peut être qu'effarer que des organisations syndicales
se fourvoient dans un tel processus.
L'intéressement,
c'est comme l'astreinte ! ! ! !
Contrairement à ce
qu'indique l'organisation C.F.D.T., l'intéressement
ne peut être confondu avec le paiement de l'astreinte,
des I.S.C. (Indemnités de Service Continu) de
l'A.S.C.T. ou pourquoi pas la prime de mobylette.
Tout le monde le sait ou
presque que ces indemnités rémunèrent
des contraintes.
A moins que cette
organisation considère l'intéressement comme
telles.
Ceci relève de la
supercherie visant à tromper le personnel.
Ne vaudrait-il pas mieux
assumer en déclarant que l'intéressement est
une rémunération aléatoire pouvant
compenser, en partie, la perte de rémunération
occasionnée par l'accompagnement de la politique
salariale des Directions au travers d'accords salariaux
depuis plus de 15 ans signé par la C.F.D.T./C.F.T.C.
/C.G.C.
A ce titre, rappelons que
les accords salariaux a été signé selon
le principe du gouvernement Mauroy qui avait
décidé de décrocher les salaires de
l'inflation.
L'intéressement a
donc instauré pour accompagner cette décision
tentant de masquer la perte de pouvoir d'achat qui en
découlait.
Ce compromis court
toujours. La C.G.T. ne l'a pas signé.
On comprend qu'à
partir de ce principe que la plupart des actions sur les
salaires furent menées principalement par la
CGT.
Enfin pour ceux qui
seraient tenter de reprocher aux agents de percevoir
l'intéressement tout en le critiquant, nous pourrions
répondre que c'est la rémunération du
travail du personnel et qu'elle lui revient de plein
droit.
Ce que nous contestons
c'est qu'il soit l'objet d'un marchandage
inacceptable.
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