Le 08/01/2002

Le Personnel réagit. Les OS quittent le CMP (Comité d'entreprise)

Le 8 Janvier se tient le CMP (Comité d'Entreprise) de la centrale. Soixante agents accompagnent les délégués de la CGT à cette réunion. La Direction est au pied du mur. Elle récolte les fruits de son incompétence et de sa haine. Ci dessous le tract publié à 15h par la CGT

 

Le PERSONNEL REVENDIQUE… La DIRECTION FEBRILE…TENTE D'INTIMIDER LES AGENTS ! VAINE TENTATIVE… LES AGENTS POURSUIVENT ! La CGT FAVORISERA et SOUTIENDRA! ELLE EST FAITE POUR CA ET QUE POUR CA !

Le 13 décembre 2001, nous étions en grève pour nos revendications et nous le revendiquons !

La fédération CGT et le syndicat régional l'ont dit et l'ont écrit, c'est à partir de ces appels que les personnels de Nogent et de l'UP se sont engagés dans l'action de grève.

La raison en était simple : la politique de l'entreprise qui vise la privatisation du service public a pour conséquence moins de classifications, moins de moyens pour se loger, moins d'avancements au choix, toujours du moins pour le personnel !

C'était bien le sens de l'action revendicative à l'étage de l'Europe et à l'étage local ; deux niveaux complémentaires de la nécessaire et indispensable riposte.

Patronat du nouveau millénaire… patronat d'un autre âge…

Ayant bien mesuré la démarche engagée par la CGT consistant à rendre les agents propriétaires de leurs préoccupations inhérentes à la rémunération du travail et actifs dans le cadre de la CSP, la direction du CNPE tente de tuer dans l'œuf les initiatives des agents dans la phase préparatoire de l'organisme.

Et comme la transformation de l'entreprise va bon train, que Monsieur Roussely vient d'annoncer les coupes sombres à venir, les choses n'allant pas dans le sens du progrès social, gageons que les agents vont poursuivre ce qu'ils viennent d'engager.

Selon la CGT, c'est la seule voie d'espoir et de résultats tangibles pour la satisfaction des revendicatives individuelles et collectives.

L'autoritarisme, les pressions individuelles, le harcèlement moral sont un aveu de faiblesse d'une direction dont il faut bien avouer qu'elle est redevenu véritablement ringarde (chassez le naturel…) mais aussi un aveu de réussite pour un personnel qui emprunte la voie de la revendication.

A ce titre nous saluons ce qui est l'essentiel : agir ensemble afin de porter collectivement les préoccupations individuelles et collectives.

Il s'agit du chemin emprunté lors de la préparation de la CSP du 10 janvier, il a porté ses premiers fruits et la CGT engagera son énergie et ses forces pour donner encore plus de corps à cette démarche !

Le scénario : " vous n'avez pas déposé votre préavis de grève dans les délais légaux " a fait long feu d'autant que l'action du 13 décembre était correctement balisée.

La direction du CNPE fait le choix du syndicalisme d'accompagnement, de relations sociales aseptisées, d'interminables discussions stériles où jamais les revendications des agents ne sont prises en compte. Elle tente d'enfermer la CGT dans ce cadre.

La qualité du dialogue social est-elle fonction du nombre d'heures passées avec les OS ou fonction de la prise en compte des préoccupations du personnel et des véritables solutions et réponses qui y sont apportées ?

C'est sur cette base que sont jugés les actes des OS, sur le réel rapport des forces qu'elles initient auprès de la direction pour des résultats concrets dans l'intérêt du personnel.

 

Rupture avec la direction du CNPE… ?

La CGT n'a pas siégé au CMP du 8 janvier appuyé par une délégation de 60 agents.

Comment aurait-elle pu le faire alors que les grévistes du 13 décembre se sont vu adressés un courrier recommandé au domicile empreint de menaces : " tu as le droit au désaccord mais travaille et tais-toi….. n'écoute pas la CGT…. ne revendique pas…. " et faisant office de message dans la même teneur à l'ensemble du personnel.

Pour la CGT et l'ensemble des agents directement concernés par cette vindicte patronale qui n'impressionne personne, les choses sont claires : ou la direction reconsidère sa position à savoir la levée pure et simple de ces lettres honteuses (voir au dos) ou elle prend le risque non calculé de distendre fortement ses relations avec la CGT.

A elle de voir.

Pour notre part, considérant n'être jamais entré dans une pratique du relationnel avec la direction où les relations sociales consistent à discuter de la couleur de la moquette, nous allons redoubler d'effort pour mettre à la disposition des agents notre outil syndical CGT au plus près du terrain et au plus près des revendications qui se posent dans les services et sections.

Pour cela, ça vaut le coup de redresser la tête et lever le doigt pour nos revendications !

 

Dernière minute:

8 janvier 14h00 : la direction veut rencontrer la CGT…..

 

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