Le 06/02/2002

A bon entendeur.......

ACTION DU 24 JANVIER 2002

L'action nationale du 24 janvier autour des salaires qui était au cœur de l'appel inter fédéral CGT/CFDT/CGC/CFTC n'a sans doute pas été à la hauteur de l'événement 20 % de grévistes.

On trouvera peut-être les raisons de cette modeste participation dans la multitude des questions revendicatives du moment.

D'autre part, les interrogations et inquiétudes liées à l'avenir de l'entreprise, les menaces de privatisation, prennent sans doute le pas sur la question des salaires aussi cruciale fut-elle.

En effet, aujourd'hui il faudrait être dans l'action quasi permanente tant les directions appuient sur l'accélérateur de la déréglementation.

Pour autant, la mobilisation lors de cette journée ne fut pas linéaire, en témoigne le pourcentage de grévistes à Nogent 42 %, la participation du personnel aux assemblées y compris pour accompagner la baisse de charge qui fut exemplaire, puisqu'elle égala à elle seule, la baisse de production nationale &endash; 2 000 MW.

Enfin en 2 jours, 300 signatures ont été recueillies sur la pétition concernant les salaires.

Nul doute que la hauteur de cette action revendicative et de cette baisse de charge proposée par la CGT lors de l'intersyndicale fut la traduction d'un contexte local dégradé.

Dans ce cadre, les évènements récents autour du droit de grève et le comportement archaïque de notre direction ont contribué à cette mobilisation.

Autre sujet de satisfaction, la présence importante de jeunes agents ce qui démontre, pour ceux qui en doutaient de leur capacité à agir. Ils ont raison, leur avenir en dépend !

Ce mouvement est avant tout un message adressé à la direction du CNPE.

En effet, après une Commission Secondaire, calamiteuse et rendue indigeste par le non-respect du droit des personnes, une baisse de charge très significative rappelant au passage qu'elle constituait toujours un outil revendicatif, les cartons jaunes s'accumulent.

Sera-ce suffisant pour que les revendications du personnel soient enfin prises en compte, la réponse est dans l'autre camp…

En attendant, le personnel a démontré lui, que s'il le fallait, il était capable de hausser le ton !

A bon entendeur…

Nogent, le 6 février 2002

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