|
ACTION
DU 24 JANVIER 2002
L'action
nationale du 24 janvier autour des salaires qui était
au cur de l'appel inter fédéral
CGT/CFDT/CGC/CFTC n'a sans doute pas été
à la hauteur de l'événement 20 % de
grévistes.
On trouvera
peut-être les raisons de cette modeste participation
dans la multitude des questions revendicatives du
moment.
D'autre
part, les interrogations et inquiétudes liées
à l'avenir de l'entreprise, les menaces de
privatisation, prennent sans doute le pas sur la question
des salaires aussi cruciale fut-elle.
En effet,
aujourd'hui il faudrait être dans l'action quasi
permanente tant les directions appuient sur
l'accélérateur de la
déréglementation.
Pour
autant, la mobilisation lors de cette journée ne fut
pas linéaire, en témoigne le pourcentage de
grévistes à Nogent 42 %, la participation du
personnel aux assemblées y compris pour accompagner
la baisse de charge qui fut exemplaire, puisqu'elle
égala à elle seule, la baisse de production
nationale &endash; 2 000 MW.
Enfin en 2
jours, 300 signatures ont été recueillies sur
la pétition concernant les salaires.
Nul doute
que la hauteur de cette action revendicative et de cette
baisse de charge proposée par la CGT lors de
l'intersyndicale fut la traduction d'un contexte local
dégradé.
Dans ce
cadre, les évènements récents autour du
droit de grève et le comportement archaïque de
notre direction ont contribué à cette
mobilisation.
Autre sujet
de satisfaction, la présence importante de jeunes
agents ce qui démontre, pour ceux qui en doutaient de
leur capacité à agir. Ils ont raison, leur
avenir en dépend !
Ce
mouvement est avant tout un message adressé à
la direction du CNPE.
En effet,
après une Commission Secondaire, calamiteuse et
rendue indigeste par le non-respect du droit des personnes,
une baisse de charge très significative rappelant au
passage qu'elle constituait toujours un outil revendicatif,
les cartons jaunes s'accumulent.
Sera-ce
suffisant pour que les revendications du personnel soient
enfin prises en compte, la réponse est dans l'autre
camp
En
attendant, le personnel a démontré lui, que
s'il le fallait, il était capable de hausser le ton
!
A bon
entendeur
Nogent, le
6 février 2002
|