- RTT - Les
magouilleurs, pris la main dans le sac
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La CFE/CGC vient d'assigner les autres fédérations syndicales et la direction d'EDF en justice au motif que 28 avenants à l'accord de l'UP Ile de France et Nord ne seraient ni conformes à l'accord National du 25 janvier 2001 ni à l'accord de l'UP du 10 juillet 2000. L'assignation s'appuie sur le fait que ces avenants contiennent une phrase qui interdit toute autre forme de travail à 35 heures que 5X7, (et sur la base d'un horaire décidé par la direction) aux agents d'une équipe qui n'opteraient pas pour les 32 heures dans le cas d'une réduction collective du travail. Sur la forme la démarche peut prêter à contestation car pourquoi assigner des fédérations nationales quand les avenants incriminés sont issus d'un accord local d'unité ? Il eut semblé plus naturel que les syndicats locaux signataires soient assignés. Mais laissons ces problèmes de forme à l'organisation à l'initiative de cette démarche et regardons de plus près le fond. Sur le fond et sans l'ombre d'une hésitation la démarche est juste. Elle a d'ailleurs été une des raisons majeures de la non signature par la CGT de plusieurs de ces avenants ou de notre réprobation quand nous y avons adhéré. Cela non parce que nous revendiquions systématiquement des aménagements à 35 heures mais tout simplement parce que nous voulions que toutes les possibilités contenues dans l'accord de l'UP IdF et N que nous avions signé, rappelons le, sur mandat de nos adhérents et du Personnel, puissent être offertes. Ce n'est là que le respect de la parole donnée. La direction, qui, avec la complicité de deux organisations syndicales sont à l'origine de ce refus d'organisation à 35 heures dans le cas d'avenant collectif de réduction du temps de travail à 32 heures, avaient cru par ce biais pouvoir imposer à la majorité du personnel un passage à 32 heures. Bien mal leur en a pris, leurs basses uvres éclatent au grand jour et reviennent comme un boomerang. Le masque tombe et c'est un peu l'arroseur arrosé, à la différence que ce sont les agents qui risquent d'en pâtir. Mais peut-être ces instigateurs n'en ont-ils que faire. Cela étant le risque maintenant de cette " entente " CFDT/CFTC/Direction n'est ni plus ni moins que le tribunal pourrait annuler ces 28 avenants et en ordonne une renégociation avec les conséquences que cela pourrait avoir pour les agents. Merci Messieurs. Nos directions n'en sont d'ailleurs pas à leur coup d'essai puisqu'il faut se souvenir qu'il y a quelques mois les négociations avaient failli capoter du fait que la direction de l'unité très souvent absente aux discussions, montrant par là son intérêt aux débats, remettait en cause régulièrement et hors séance les positions prises en réunion du Groupe Local de Pilotage de l'Accord. C'est seulement parce que le Directeur d'Unité a mandaté son directeur délégué comme représentant de la Direction à chaque réunion du GLPA que les débats ont pu continuer. Cela ne l'a pour autant pas empêché de lui infliger un camouflet et de le désavouer devant l 'ensemble des organisations syndicales au début de cet été à propos des avenants à 35 heures du CPT de Champagne : Le GLPA avait en effet adopté plusieurs avenants d'aménagement à 35 heures, le directeur délégué les avait acceptés en séance. le Directeur absent aux réunions les a simplement jetés et à refuser de signer ces avenants. Si cela est un jeu de la direction que d'afficher une façade de dialogue, de se servir des organisations syndicales, de la notre en particulier, et que le Directeur de l'UP après n'en fasse qu'à sa tête, il se trompe lourdement à tout le moins avec la CGT, et ce point devra être éclairci avant toute autre participation de notre organisation à une réunion du GLPA. Mais revenons-en à notre assignation et à ce risque d'invalidation de ces 28 avenants. La CGT si elle a toujours été et continuera à exiger un profond respect des textes n'en est pas pour autant procédurière pour faire de la procédure. Comme elle l'a fait depuis le début des négociations en 1999 en proposant un projet de texte d'Accord d'Unité, Comme elle l'a fait depuis le début des négociations des avenants en proposant des solutions, la CGT pense qu'une solution de concertation, une solution de bonne intelligence pour le bien du Personnel est toujours possible avant que les Tribunaux ne jugent ce différend. Souvenons-nous le grand TRALALA que nous ont fait la coalition CFDT/CFTC/Direction autour de l'avenant direction du CPT de Vaires sur Marne je le signe, je le dénonce, j'en rédige un nouveau puis j 'en ressigne un autre. Personne n'a été dupe de la supercherie et rendons grâce à ceux dont l'honneur et la raison les ont fait ne pas tomber dans cette mascarade digne des plus beaux spectacles de Grand Guignol. Vous avez essayé, vous avez perdu ! La CGT propose que vous preniez vos plus belles plumes de signataires et que nous actions, par voie d'avenant, de modification de ces avenants ou toute autre forme que les phrases incriminées sont nulles et non avenues. Ce serait une preuve, un moyen intelligent d'en sortir. Et s'il vous plait ne vous réfugiez pas, ne nous faites pas le coup de nous dire que ce n'est pas possible, que les textes, la loi ou on ne sait quoi l'interdisent. Vous avez bafoué les textes alors ne jouez pas aujourd'hui les légalistes. La balle est dans votre camp et le Personnel saura vous juger.
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