Compte
rendu du SCMP: une direction bien
embarassée....
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SCMP du 3 Decembre 2002 Après
avoir attendu la délégation CFDT absente sans
raison connue, la séance a été
ouverte. Problèmes techniques : - 1.
Résultats des études broyeurs : - 2.
Fuites chaudière : Elle s'est engagée à communiquer aux membres du SCMP un dossier explicatif sur cet incident qui a occasionné plusieurs semaines d'indisponibilité. - 3. Huile
des câbles : Suivi des Heures supplémentaires : Un taux
global d'H.S. de 4,6% avec deux pointes à la Conduite
et à la Manutention, qui pour la CGT s'expliquent par
le déficit en effectif, le vieillissement de ces
populations, les remplacements permanents et une
organisation à la manutention qui
génère d'autorité des H.S. Examen de l'organigramme : -1. Direction : R.A.S, la fonction de chef de mission Ressources dont la case reste vide sur l'organigramme est dévolue à Mme Vergès qui occupe la fonction de directeur délégué. - 2.
Gestion-Communication : Le poste de chargé de gestion
est paru avec un libellé qui combine des missions du
correspondant achat et celles de la gestion. - 3.
Maintenance : En résumé, on redistribue les
tâches de ceux qui partent et c'est tout. Enfin nous avons ré insisté sur la nécessité d'un cadrage national sur ce dossier tant de l'aspect reconversion professionnelle que de l'aspect mobilité. - 4.
Conduite : Agents absent ou en Pers 268, force est de
constater les difficultés dans ce service qui
valident nos propositions faites ci dessus. Prévisions de fonctionnement : Le
Comité directeur de la branche Energie de
l'entreprise a confirmé par une décision du 5
novembre les arrêts garantis pour 4 CPT (Ambès,
Albi, Loire sur Rhône et Montereau) tous les week-ends
jusqu'au 28 avril prochain. La direction a tenu à démentir de telles allégations en affirmant qu'il n'y aura pas de remise en cause, ni des ISC, ni de l'astreinte, mais seulement moins d'HS car moins de remplacement. On verra bien. Vigipirate : L'objet de
cette question était de faire le point sur les
mesures en cours. A cette occasion la question de l'évolution de la plainte pour effraction du bureau du chef de centrale précédent a été posée. La réponse évasive de « ça suit son cours » n'a pas convaincu et ce d'autant que l'on a appris que le chef de centrale précédent avait effrontément menti aux membres du SCMP sur l'usage qui avait été fait du badge d'un de nos militants. Qu'est devenue la fameuse cassette vidéo ? Selon certains elle sera diffusée à vidéo-gag très prochainement ! La direction aurait-elle des choses à cacher pour ainsi jouer sur le temps et le pourrissement de la situation ? Cette effraction ne serait-elle pas ce qui masquerait d'autres opérations ? la rumeur est d'ailleurs riche en le matière ! Les fichiers informatiques auxquels il a été accédés sur l'ordinateur du directeur du CPT quels sont-ils ? touchent-ils le personnel, les installations, le budget ? Ont-ils été volés, copiés ? Certains ont-ils disparus ? Il y a trop de questions sans réponse pour que la direction reste ainsi inerte et silencieuse au risque de se déjuger devant le personnel. P.G.I. (Programme de Gestion Intégrée) : La direction par un ajout à l'ordre du jour du SCMP avait inscrit cette question. Après la présentation effectuée par madame Vergès en appui d'un document transmis aux membres, la CGT a proposé l'avis suivant adopté à l'unanimité des représentants du personnel présents auxquels s'est associée la CFTC qui siège à titre consultatif. Avis des membres du SCMP du CPT de Montereau séance du 3 décembre 2002 P G I (Programme de gestion intégrée) Ou comment créer les conditions de la privatisation ? PGI est un progiciel qui s'appuie sur SAP, tristement célèbre dans les grandes entreprises pour « ne pas couvrir tous les besoins des utilisateurs » et surtout « un projet global ayant un impact considérable sur les structures et les effectifs d'une société pendant des années ». C'est dans ces termes que les sociétés et les consultants des entreprises (Renault par exemple) qui ont développés SAP s'expriment dans un article récent d'une revue informatique. Pourquoi, dans ces conditions, EDF, depuis les niveaux les plus élevés de la direction, fait le choix de transformer les outils de gestion en profondeur et ainsi se rendre dépendant d'un fournisseur externe ? Il y a plusieurs années, la Fédération CGT a alerté sur les risques du développement de SAP. Depuis que PGI est en discussion et que son développement est en préparation dans les unités plusieurs évènements se sont déroulés : - Saisi du dossier en CSC (Conseil Supérieur Consultatif des CMP), compte tenu de l'ampleur de ce projet - En
parallèle, la CNBE (Commission Nationale de la
Branche Energie) a également abordé cette
question sur le fond et sur le déploiement
expérimental à ENERTHY (Ex division production
thermique et hydraulique) dans sa séance du 23
octobre dernier. Il est ajouté « qu'il y aura remise en cause d'un certain nombre d'emplois » Enfin « PGI devant supporter la comptabilité et la gestion, les principes de gouvernance et de gestion sont dans l'outil » Les
représentants du personnel considèrent qu'il
s'agit là d'un sujet d'importance qui impacte la
totalité des établissements qui a
été traité avec une grande
opacité. En effet seules quelques informations se voulant rassurantes ont été communiquées au CMP mais aucun débat de fond n'a eu lieu sur les raisons et les conséquences de cette évolution alors que la mise en uvre débute au 1er janvier prochain à ENERTHY et que le calendrier de généralisation doit s'achever en 2004. Aussi doit-on croire une direction qui indique que le déploiement de cet outil ne va générer que du bien pour les agents et les établissements ? Pour la CGT, tout nouvel outil n'est pas condamnable en lui-même. Par contre, son utilisation et les conséquences de sa mise en uvre doivent se faire en étroite concertation avec les agents et leurs représentants comme cela a été fait par exemple lors de la mise en place de l'application 39 pour empêcher toute dégradation des conditions de travail, préserver l'emploi et conduire à une amélioration du fonctionnement des services. Dans le cas présent, de très nombreuses questions restent non résolues et des signes importants sont déjà apparus pour nous conduire à la plus grande méfiance vis-à-vis de la démarche mise en oeuvre. Nationalement : - Combien
de postes de comptables n'ont déjà pas
été renouvelé au nom de PGI ? Combien
vont être supprimés ? Localement : - Quelle
formation réelle sera dispensée à
l'ensemble des utilisateurs sur la fonctionnalité de
l'outil ? - quelles
garanties du maintien de ces activités a l'interne
d'EDF et de GDF ? Bien d'autres questionnements encore restent sans réponse. Aussi
compte tenu: Prochain SCMP le 19 décembre 2002 en séance extraordinaire avec à son ordre du jour: le devenir des installations et du site en application des décisions de la CNBE |