Le 03/11/03

Vent de panique !

Selon une expertise dont le résultat n'est pas connu à ce jour, la cheminée de la centrale risque de s'effondrer en cas de tempête (vent de 100 km/heure)
Sans attendre le résultat de l'expertise et sans consulter le CHSCT (seul deux membres ont bénéficiés d'une simple information), la direction a décidé de rédiger une procédure d'évacuation du personnel en cas de rafales de 60 km/h

Dans la nuit du 29 au 30 octobre, avant même la rédaction de cette procédure, la météo annonçant des vents pouvant atteindre 60 km/h, les super managers ont mis leur projet à exécution .
La tranche a été arrêtée et les agents de conduite ont été mis aux abris (heureusement, le vent cette nuit là a atteint 40 km/h, ce qui a certainement permis à quelques éoliennes de prendre le relais sur le réseau). Cette brise impromptue est tombée à point pour occulter une indisponibilité matérielle.
Des mesures similaires ont été appliquées le dimanche 2 novembre et la tranche a été maintenue à l'arrêt le lundi 3 en attendant l'anticyclone qui devrait permettre un fonctionnement normal durant quelques jours. (cela tombe bien, car les éoliennes vont manquer de vent cette semaine).

 Au vu de ces événements, le personnel est en droit de se poser quelques questions :

- L'état de la cheminée nécessite t'il de telle mesure ?

- Pourquoi il a fallu que la question soit mise à l'ordre du jour du CHSCT du 24 septembre par la CGT pour que la direction en parle ?

- Pourquoi, alors qu'à ce CHSCT 24 septembre la direction annonçait que le fonctionnement de la tranche ne serait pas affecté, cinq semaines plus tard, on s'attend au pire ?

- L'objectif de ce vent de panique n'est il pas d'arrêter la tranche par anticipation alors que l'on s'attend à un fonctionnement intensif du THF cet hiver ?

- Ne cherche t-on pas à démontrer aux agents que tout est fini et qu'ils doivent partir au plus vite (avant que la cheminée ne leur tombe sur la tête) ?

Comment ne pas avoir à l'esprit que lorsque l'on veut noyer son chien, on l'accuse de la rage !

Déjà M. BONN avait prétendu que des millions d'euros étaient nécessaires pour maintenir la tranche en service.

Décidément, l'évolution du management de l'entreprise rend bien fragile le service public canicule, sécheresse, froid, vent, …, dans tous les cas les moyens de production se trouvent en difficultés pour répondre aux besoins, obligeant l'achat coûteux de kW/h sur le marché européen !
Il est plus que temps de programmer la construction de nouvelles unités de production. Si c'est trop tard pour le présent, c'est indispensable pour l'avenir.

Dans l'attente, le personnel est en droit d'exiger plus de transparence dans les dossiers et plus de clarté dans les décisions.
Dores et déjà, les membres CGT du CHSCT et du S/CMP demandent la réunion en urgence des deux organismes afin que leur soit communiqué l'ensemble des éléments de ce dossier.

 Pour sa part, après avoir à plusieurs reprise tiré la sonnette d'alarme auprès de l'UP à propos du Management du CPT de Montereau, la CGT va demander une entrevue à M. Véry  (remplaçant de Thierry Bonnet) afin d'évoquer cette situation pour le moins surprenante à quelques mois d'un arrêt annoncé.

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