Commission Secondaire du Personnel de l'UP Ile de France et Nord et du CNPE de Nogent sur Seine

Cet organisme consultatif est composé de 15 représentants du Personnel (dont 9 CGT) et de 15 représentants de la Direction.Il traite des questions de déroulement de carriere des agents d'exécution et de maitrise et de la formation professionnelle. Il est chargé de veiller à l'application du Contrat de Travail du Personnel (Statut National)

 

La CSP du 10 janvier 2002 ne s'est pas tenue ! ! !

Malgré l'annonce officielle du caractère " nul et non avenu " des courriers en recommandé envoyés aux agents grévistes de Nogent suite à l'action du 13/12/2001, la CGT a pris la décision de ne pas siéger. En effet, ce recul imposé par l'action du personnel et de la CGT ne peut gommer les pressions et le harcèlement psychologique et moral subi par ces agents et leurs familles. De plus, Nogent n'est pas le seul site ou l'autoritarisme patronal agit. Prenant des formes différentes celui-ci s'exerce sur l'ensemble des sous unités de la CSP. Le but est le même, empêcher toutes actions revendicatives dans un contexte où les restrictions de tout ordre s'accélèrent.

La CGT considère ces pratiques scandaleuses car elles visent à atteindre en profondeur la dignité des personnes qui œuvrent et qui s'expriment pour défendre leur entreprise et le service public nationalisé.

Les agents et la CGT vont examiner rapidement l'éventualité de recours juridiques.

Les autres O.S ont également quitté la séance considérant que l'attitude et les provocations du président ne permettaient pas d'imposer la sérénité nécessaire au débat.

Le président ayant établi un constat de carence, l'ensemble des mouvements portés à l'ordre du jour ont été entérinés.

 

Cidessous la déclaration de la CGT

Il existe en ce début d'année plusieurs sujets d'insatisfaction, de mécontentement, d'exaspération, de colère, portés par l'action du personnel comme ce fut le cas notamment le 13 Décembre.Lorsque nous en faisons la revue non exhaustive, nous comprenons mieux les vœux façon Churchill du président promettant du sang et des larmes :

- une nouvelle fois les agents se voient attribuer une augmentation ridicule des salaires qui sera loin de satisfaire les pertes cumulées du pouvoir d'achat depuis de nombreuses années.

- Même corrigés, les quotas d'avancement au choix ne satisfont pas les efforts fournis par le personnel au cours de l'année 2001, mieux les directions transforment l'usage de ce volet de la rémunération pour en faire un nouvel outil de management.

- Les discussions relatives au nouveau système de rémunération montrent les volontés patronales de la branche visant l'éclatement de tous repères inhérents à la reconnaissance de la qualification initiale et acquise au cours de la carrière.

- La politique générale de l'entreprise, axée sur le tout financier, tournant le dos au service public, assise sur une démarche d'entreprise privée conduit à :

. Une restructuration globale de la maison en centres de résultats,

. Une politique de restrictions budgétaires draconienne faisant suite aux aventures internationales,

. Des conséquences catastrophiques pour la conduite de nos activités pour l'emploi et pour les garanties sociales.

. Une offensive contre les avantages sociaux acquis (facteur de rémunération différé) par le biais de la fiscalité : logement, indemnités kilométriques, avantage en nature, tarif préférentiel.

. Une offensive contre toutes rémunérations périphériques comme le caractérise par exemple le dossier " semaine civile &endash; semaine calendaire " dont l'objectif est bien de faire travailler plus les agents en les payant le moins possible.

. Enfin une nouvelle offensive contre le droit de grève et les us et coutumes dans notre secteur, contre le droit de revendiquer, contre le droit à la parole, contre la dignité humaine de celles et ceux qui font cette maison.

Sur ce dernier point, la coupe est pleine :

- Celle ou celui qui s'exprime contre la politique engagée devient une cible de la direction.

- Celle ou celui qui conduit l'activité revendicative du personnel est particulièrement ciblé : Joël GAUTHIER, Pierre BATTAGLIA, Bernard LAURENT, Philippe MORICE, Philippe MAGNIER, Christophe LATRASSE, Olivier MICHARD, Olivier DEHU, Jacques TAILLY, Francis BEAUVILLAIN… cela concerne également les agents en étoffement à Vitry, exclus des avancements au choix.

- Un soin particulier est apporté à l'application restrictive du droit syndical visant à réduire le plus possible et progressivement les moyens de l'action au service des revendications du personnel, nous en voyons d'ores et déjà les effets au travers de la déclinaison du protocole syndical dans les sous unités de l'U.P. notamment à Champagne sur Oise.

- Tous signes d'accompagnement syndical est encouragé, favorisé.

- Enfin, les pressions sur les agents allant jusqu'au harcèlement psychologique, idéologique et moral comme cela vient d'être le cas à Nogent.

Pour toutes ces raisons et en particulier pour la dernière vous comprendrez que les seuls vœux exclusifs que nous adressons aujourd'hui iront en direction des personnels de nos deux unités et nous formulons le vœu que leur intervention revendicative permette encore plus de force rassemblée pour eux mêmes et pour l'entreprise, c'est la seule voie pour sortir des ornières dans lesquelles les directions nous ont conduit.

Enfin appuyé sur la manière dont a été traité le personnel dans l'action du 13 Décembre pour ses revendications, considérant que la direction a largement franchi la ligne jaune dans le respect humain des salariés qui décident en toute conscience de revendiquer, considérant que nous apprenons de source sûre et officielle que les directions de nos deux unités se donnent pour objectif de " faire la peau à la C.G.T. ", il est clair que les choses ne resteront pas en l'état.

Le règlement de cette situation va s'opérer dans l'action revendicative du personnel qui va se poursuivre et au besoin devant les instances juridiques compétentes pour ce qui est des aspects relatifs au harcèlement.

* En application de l'Article 3 du Statut National du Personnel des Industries Electriques et Gazières,

* En application de la circulaire Pers. 845 du 6 juin 1985,

* En application de l'article L 422.1.1 du Code du Travail,

* En application de la Loi 92.1446 du 31 décembre 1992,

* En référence à l'avis du 11 avril 2001 du Conseil Economique et Social relatif au harcèlement moral au travail et des textes suivants à ceux-ci, les représentants CGT, en qualité de Délégués du Personnel, ayant eu à connaître qu'il existe des atteintes aux droits des personnes et aux libertés individuelles dans l'entreprise qui ne sont pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées aux buts à atteindre vous saisissent très officiellement, en qualité de Président de cet organisme, garant de l'application des règles sur les deux unités de la Commission Secondaire du Personnel de l'Unité de Production Ile de France et Nord et du Centre Nucléaire de Production de Nogent sur Seine, mandaté pour ce faire par le Directeur Général d'EDF, pour diligenter sans délai, comme le stipulent les textes précités, une enquête et prendre les dispositions qui s'imposent pour remédier à ces états de fait.

Nous adressons copie de cette déclaration, assortie des différents exemples précédemment évoqués, aux Inspections du Travail du territoire de notre CSP et vous demandons de bien vouloir rendre compte de vos investigations et de vos décisions sur ceux ci aux délégués du Personnel, membres de cette CSP que nous vous proposons de réunir à la fin de ce mois en séance extraordinaire.

A défaut ou refus de votre part, mandatés par les personnels concernés nous nous réservons le droit de porter ces faits devant les juridictions que nous jugerons les plus appropriées.

Notre attitude ne devrait surprendre personne, puisque tout le monde avait été prévenu, la dégradation du climat social s'accentuant.

Messieurs, si vous faites le choix de vous approcher du point de rupture en terme de relations sociales avec la C.G.T., première organisation portée par l'expression des agents, vous devrez en assumer les conséquences

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