Le 27/05/2003

Le 3 juin l'action continue ! Et après, aussi ?

L'arrogance du Gouvernement Raffarin et de Fillon en particulier, au soir du 25 mai sur TF1, après 1.000.000 de manifestants en France, dont 700.000 à Paris, en dit long sur leur volonté de passer en force leurs projets de régression sociale en matière de retraite et de décentralisation.
Nos directions ne sont pas en reste non plus. Les patrons de la branche IEG ont démarché auprès des présidents de l'AGIRC et l'ARRCO afin de permettre l'adossement de notre régime particulier, le plus rapidement possible, au régime général et ainsi dégager les entreprises du poids des retraites.
Alors que l'ensemble des signataires du "Relevé de conclusions" et plus récemment la CFDT sur Belleville, tentent de minimiser la portée négative de ce texte, comme Chérèque a pu le faire avec le projet Fillon, nous nous devons de rappeler une phrase essentielle, et des plus claires, contenue dans le préambule du "Relevé de conclusions", rejeté le 9 janvier 2003 par la majorité des agents des IEG : "Celles-ci (les prestations) évolueront dans le cadre de la négociation de branche, à l'initiative des partenaires sociaux ou des pouvoirs publics au regard des évolutions des régimes de retraite."
Alors, qu'en est-il des discours rassurants, la main sur le cœur, des uns et des autres, sur le fait que nous ne serions pas concernés par le projet Fillon ? Ne chercheraient-ils pas à démobiliser les salariés?
Si certains sont bien des représentants du patronat et identifiés en tant que tels, certains autres, ne seraient-ils pas des représentants du patronat déguisés en salariés ? C'est à se le demander !
On comprend mieux ces différentes prises de positions quand on sait que, au-delà du projet Fillon, gouvernement et patronat de la branche IEG veulent boucler avant l'été un projet de privatisation d'EDF et GDF, les séparer et les transformer en Sociétés Anonymes.
A l'heure où nous écrivons ces lignes, rien n'est réglé, la mobilisation gagne tous les secteurs, public et privé, les salariés sont déterminés à gagner. Différentes fédérations appellent à une grande journée de grève reconductible le mardi 3 juin dont la FNME CGT. Nous souscrivons à cet appel du mardi 3 juin et proposons d'ores et déjà à l'ensemble du personnel de participer massivement à cette action et de venir débattre,

LUNDI 2 JUIN 2003
EN AG DE PERSONNEL
SALLE BENOIT FRACHON
DE 8H A 10H :

des propositions de modalités d'action suivantes :
- Arrêt de travail sur 24 heures pour les agents en continu, horaires décalés, travaux postés, du lundi 2 juin à 21h au mardi 3 juin à 21h avec baisse de charge maximum et filtrage des entrées.
- Arrêt de travail sur la journée du 3 juin pour les agents en discontinu.
- Participation aux piquets de grève sur les tranches du lundi 21h et mardi 6h.
- De reconduire ces modalités d'action dès le mardi 3 juin à 21h.

Belleville le 27 mai 2003

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