|
L'arrogance
du Gouvernement Raffarin et de Fillon en particulier, au
soir du 25 mai sur TF1, après 1.000.000 de
manifestants en France, dont 700.000 à Paris, en dit
long sur leur volonté de passer en force leurs
projets de régression sociale en matière de
retraite et de décentralisation.
Nos directions ne sont pas en reste non plus. Les patrons de
la branche IEG ont démarché auprès des
présidents de l'AGIRC et l'ARRCO afin de permettre
l'adossement de notre régime particulier, le plus
rapidement possible, au régime général
et ainsi dégager les entreprises du poids des
retraites.
Alors que l'ensemble des signataires du "Relevé de
conclusions" et plus récemment la CFDT sur
Belleville, tentent de minimiser la portée
négative de ce texte, comme Chérèque a
pu le faire avec le projet Fillon, nous nous devons de
rappeler une phrase essentielle, et des plus claires,
contenue dans le préambule du "Relevé de
conclusions", rejeté le 9 janvier 2003 par la
majorité des agents des IEG : "Celles-ci (les
prestations) évolueront dans le cadre de la
négociation de branche, à l'initiative des
partenaires sociaux ou des pouvoirs publics au regard des
évolutions des régimes de retraite."
Alors, qu'en est-il des discours rassurants, la main sur
le cur, des uns et des autres, sur le fait que nous ne
serions pas concernés par le projet Fillon ? Ne
chercheraient-ils pas à démobiliser les
salariés?
Si certains sont bien des représentants du patronat
et identifiés en tant que tels, certains autres, ne
seraient-ils pas des représentants du patronat
déguisés en salariés ? C'est à
se le demander !
On comprend mieux ces différentes prises de positions
quand on sait que, au-delà du projet Fillon,
gouvernement et patronat de la branche IEG veulent boucler
avant l'été un projet de privatisation d'EDF
et GDF, les séparer et les transformer en
Sociétés Anonymes.
A l'heure où nous écrivons ces lignes, rien
n'est réglé, la mobilisation gagne tous les
secteurs, public et privé, les salariés sont
déterminés à gagner. Différentes
fédérations appellent à une grande
journée de grève reconductible le mardi 3 juin
dont la FNME CGT. Nous souscrivons à cet appel du
mardi 3 juin et proposons d'ores et déjà
à l'ensemble du personnel de participer massivement
à cette action et de venir
débattre,
LUNDI 2
JUIN 2003
EN AG DE PERSONNEL
SALLE BENOIT FRACHON
DE 8H A 10H :
des
propositions de modalités d'action suivantes :
- Arrêt de travail sur 24 heures pour les agents en
continu, horaires décalés, travaux
postés, du lundi 2 juin à 21h au mardi 3 juin
à 21h avec baisse de charge maximum et filtrage des
entrées.
- Arrêt de travail sur la journée du 3 juin
pour les agents en discontinu.
- Participation aux piquets de grève sur les tranches
du lundi 21h et mardi 6h.
- De reconduire ces modalités d'action dès le
mardi 3 juin à 21h.
Belleville
le 27 mai 2003
|