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Tract des
sections syndicales du CNPE de Belleville UFICT-CGT et
CGT-OET
AU
TRAVAIL, CAMARADES
Un vieil
adage dit justement « Médisez, il en restera
toujours quelque chose ». Mais un autre dit aussi
« Qui ne dit rien consent », alors voilà :
l'application que met le nouveau syndicat « Solidaire
et Unitaire » de Belleville à citer à des
vues polémiques la CGT dans ses écrits est au
moins pathétique sinon navrante (environ un tract sur
deux depuis deux ans).
Que le
syndicat SUD ait sa stratégie, cela le regarde,
après tout ce n'est que la 6ème organisation
syndicale à EDF-GDF à avoir son analyse, son
mode d'action et de réponse face au bloc patronal et
gouvernemental.
Que la CGT
ait des débats quant à la façon de
mener sa propre stratégie n'est pas original et ne
regarde que ses adhérents, l'important étant
qu'elle ne trahisse personne en ne se trahissant pas
elle-même.
Oui, la
CGT a de tout temps cherché à négocier
pour améliorer les droits des salariés et
avoir l'ambition de conquérir des droits nouveaux. Au
troisième millénaire, cela ne nous semble pas
désuet, surtout lorsque bien au delà du statut
des agents des IEG on peut mesurer à travers la
désolation sociale, la nécessité de
mieux protéger le monde du travail de la folie
dévastatrice du système
Nous ne
cherchons donc pas à être compris des militants
SUD comme nous ne l'avons pas cherché du temps
où ils militaient, ou pas, dans d'autres
organisations.
Nous avons
faut-il le rappeler, un patronat en général,
et au CNPE un directeur en particulier qui nous posent
suffisamment de problèmes.
Nous
avons, c'est vrai, à faire fonctionner les organismes
statutaires, nous avons c'est vrai à faire
fonctionner la SLV, la CMCAS, dans une période de
remise en cause de notre régime de retraite, de
déréglementation des services publics,
d'annonce de nouvelles privatisations dont celle des IEG et
sommes en but aux pertes d'emplois, à la
dégradation des conditions de travail.
Nous
sommes dans une période de négociation sur les
salaires, sur le NSR, nous sommes bien seuls face à
la répression syndicale et le catalogue n'est pas
exhaustif et nous voudrions quand même, excusez-nous,
travailler à l'unité syndicale sur ce qui peu
rassembler.
Pardonnez-nous
aussi, de proposer entre autre comme récemment lors
de la dernière rencontre CGT/MEDEF au vice
président du MEDEF l'ouverture de négociations
sur :
- le droit
à la formation tout au long de la vie et la
reconnaissance des qualifications,
- la
revalorisation des salaires,
- le recul
de la précarité dans l'emploi et
l'insécurité sociale,
- le
respect du droit et des libertés syndicales dans les
entreprises.
Monsieur
Kessler lui aussi estime que ces négociations sont
surréalistes.
Pour
parler vrai, il y a l'action du 14 novembre à
impulser, le soutien à l'action des cheminots
le
26
novembre, la grande action confédérale
début 2003, les élections SLV et CMCAS
à organiser, les élections prud'homales du 11
Décembre dont il faut assurer le suivi dans
l'organisation, la participation et le contrôle mais
nous n'en sommes pas encore aux élections de
représentativité de fin 2003. C'est une
question d'option
Belleville
le 14/11/02
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