Le 14/11/2002

Causer, causer, causer... c'est bien. Travailler, c'est mieux !

Tract des sections syndicales du CNPE de Belleville UFICT-CGT et CGT-OET

AU TRAVAIL, CAMARADES

Un vieil adage dit justement « Médisez, il en restera toujours quelque chose ». Mais un autre dit aussi « Qui ne dit rien consent », alors voilà : l'application que met le nouveau syndicat « Solidaire et Unitaire » de Belleville à citer à des vues polémiques la CGT dans ses écrits est au moins pathétique sinon navrante (environ un tract sur deux depuis deux ans).

Que le syndicat SUD ait sa stratégie, cela le regarde, après tout ce n'est que la 6ème organisation syndicale à EDF-GDF à avoir son analyse, son mode d'action et de réponse face au bloc patronal et gouvernemental.

Que la CGT ait des débats quant à la façon de mener sa propre stratégie n'est pas original et ne regarde que ses adhérents, l'important étant qu'elle ne trahisse personne en ne se trahissant pas elle-même.

Oui, la CGT a de tout temps cherché à négocier pour améliorer les droits des salariés et avoir l'ambition de conquérir des droits nouveaux. Au troisième millénaire, cela ne nous semble pas désuet, surtout lorsque bien au delà du statut des agents des IEG on peut mesurer à travers la désolation sociale, la nécessité de mieux protéger le monde du travail de la folie dévastatrice du système…

Nous ne cherchons donc pas à être compris des militants SUD comme nous ne l'avons pas cherché du temps où ils militaient, ou pas, dans d'autres organisations.

Nous avons faut-il le rappeler, un patronat en général, et au CNPE un directeur en particulier qui nous posent suffisamment de problèmes.

Nous avons, c'est vrai, à faire fonctionner les organismes statutaires, nous avons c'est vrai à faire fonctionner la SLV, la CMCAS, dans une période de remise en cause de notre régime de retraite, de déréglementation des services publics, d'annonce de nouvelles privatisations dont celle des IEG et sommes en but aux pertes d'emplois, à la dégradation des conditions de travail.

Nous sommes dans une période de négociation sur les salaires, sur le NSR, nous sommes bien seuls face à la répression syndicale et le catalogue n'est pas exhaustif et nous voudrions quand même, excusez-nous, travailler à l'unité syndicale sur ce qui peu rassembler.

Pardonnez-nous aussi, de proposer entre autre comme récemment lors de la dernière rencontre CGT/MEDEF au vice président du MEDEF l'ouverture de négociations sur :

- le droit à la formation tout au long de la vie et la reconnaissance des qualifications,

- la revalorisation des salaires,

- le recul de la précarité dans l'emploi et l'insécurité sociale,

- le respect du droit et des libertés syndicales dans les entreprises.

Monsieur Kessler lui aussi estime que ces négociations sont surréalistes.

Pour parler vrai, il y a l'action du 14 novembre à impulser, le soutien à l'action des cheminots le

26 novembre, la grande action confédérale début 2003, les élections SLV et CMCAS à organiser, les élections prud'homales du 11 Décembre dont il faut assurer le suivi dans l'organisation, la participation et le contrôle mais nous n'en sommes pas encore aux élections de représentativité de fin 2003. C'est une question d'option…

Belleville le 14/11/02

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