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Depuis le
début de l'année 1999, quelque 70 à 80
agents ont été embauchés au CNPE de
BELLEVILLE. Ces agents avaient, en vertu de l'accord local
signé par la CGT, la possibilité d'être
embauché en travaillant 35 Heures ou 32 Heures. Par
on ne sait quel miracle, ils ont tous " choisi "
d'être embauché à 32 Heures, faisant
donc volontairement le choix d'être moins payés
que le reste du personnel travaillant à 35Heures. En
fait le seul choix qu'ils ont eu, c'est l'embauche à
32Heures ou l'ANPE.
Aujourd'hui
(au bout de 3 ans) ces agents ont, en application de
l'accord, la possibilité de revenir aux 35 Heures
comme le reste du personnel. Plusieurs agents veulent ainsi
réintégrer l'horaire collectif pratiqué
par la grandemajorité du personnel. La Direction
continue à détourner l'accord en faisant
à nouveau pression sur ces mêmes agents pour
les empêcher de passer aux 35Heures. Elle invente un
entretien (confirmé par écrit) non
prévu à l'accord pour que l'agent expose ses
motivations. En réalité elle veut faire un
nouveau chantage individuel.
La CGT ne
permettra pas à la Direction de continuer à
bafouer un accord quelle a signé. Cela relève
du mensonge, de la mauvaise foi, de l'abus de pouvoir et du
harcèlement moral.
Une telle moralité n'est pas au niveau d'une
responsabilité d'une Direction de Centrale
Nucléaire.
Quand on manipule les hommes on manipule aussi les faits.
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Ci
dessous :
- la
lettre (du 2 Juillet 2002) de la CGT à la Direction
sur ce sujet
Monsieur
le Directeur,
Nous
venons par la présente vous faire part de notre
demande de faire respecter les modalités de l'accord
national concernant le retour à temps plein
concernant les agents qui ont été
embauché au temps choisi à 32 h.
L'accord
local précise que le temps choisi à 32 h ou
moins, avec droit de retour au temps plein, est ouvert
à tous les agents y compris les jeunes
embauchés, sans qu'ils aient à justifier d'un
motif particulier.
L'annexe 4
de l'accord national stipule qu'à l'issue de son
engagement, l'agent retrouve de plein droit un emploi
à temps plein, sauf s'il souhaite renouveler son
option pour un travail à temps choisi.
Il
s'avère que certains agents ont émis le
souhait de retrouver un poste à temps plein, que leur
hiérarchie de proximité a indiqué que
cette demande devait être accompagnée d'une
lettre de motivation suivi d'un entretien avec la
hiérarchie puis un entretien avec le Directeur du
CNPE.
Nous
espérons qu'il s'agit là d'un excès de
zèle et que vous allez intervenir auprès des
chefs de service pour faire respecter les modalités
de l'accord local et de l'accord national.
Nous
adressons le double de ce courrier à l'Inspection du
travail, et vous prions d'agréer, Monsieur le
Directeur, l'expression de nos salutations
distinguées.
La
réponse de la Direction à la
CGT
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