Amiante :
Communiqué de presse dela SS CGT de la centrale de
VAires/Marne La direction de
l'Unité de Production Ile de France et Nord envoie,
cosignée par la direction du Centre de Production de
Vaires, une lettre de non exposition aux poussières
d'amiante à des agents de la centrale.
Ceci est inacceptable, des preuves existent :
procès verbaux de CHSCT, écrits de
différents médecins du travail, copies de
demande de travaux, etc. Ces documents prouvent que tous les
agents doivent être considérés comme
exposés aux poussières d'amiante. D'autant
qu'une seule exposition peut suffire à certains
individus pour développer un
mésothéliome, pathologie propre à
l'amiante.
De plus, l'exposition aux produits
cancérogènes ne concerne pas uniquement
l'amiante, d'autres produits cancérogènes
existent également sur le site. La direction oublie
tout simplement la réglementation qui y est
liée, notamment les fiches d'expositions et les
attestations d'exposition qui sont obligatoires.
D'autre part, des accords nationaux ont été
passés entre les directions d'EDF et GDF et les
organisations syndicales, accords qui ne sont pas
respectés au niveau local, notamment la note DP 94-11
qui précise la liste des sites amiantés, ainsi
que les emplois susceptibles d'avoir été
exposés aux poussières d'amiante. Parmi
ceux-ci, l'on retrouve les postes des agents
concernés par l'envoi des lettres de non
exposition.
Les attestations servent pour le suivi post professionnel
pris en charge par la sécurité social. Le
suivi n'est accordé par la CPAM que suite à la
demande de l'assuré social accompagnée de
l'attestation d'exposition comme le stipule le décret
93-644 du 26 mars 1993 modifié par le décret
95-16 du 4 janvier 1995.
Il est nécessaire qu'une attestation d'exposition
soit délivrée au personnel ayant
été exposé aux agents
cancérogènes dont l'amiante fait partie, afin
qu'ils puissent se faire suivre pour détecter une
éventuelle pathologie, et se faire soigner dès
le début de l'apparition de la maladie.
Après plusieurs procès perdus, EDF continue
à nier avoir exposé son personnel aux
poussières d'amiante, alors que le décret
50-1082 du 31 août 1950 prescrivait déjà
la prévention pour la manipulation de l'amiante. Les
protections tant individuelles que collectives ne sont
réellement apparues dans les centrales qu'en 1996,
après les décrets 96-97 et 96-98 du 7
février 1996.