Interventions et Motion de
notre Syndicat SPPTE Centre au Congrès de
Biarritz
Intervention
au Congres sur l'existence du Capitalisme Voilà 4 ans de
cela, lors de notre dernier Congres Fédéral de
Grenoble, nous étions intervenus sur ce que nous
considérions, à l'époque, comme des
dérives ou des tendances à l'abandon du combat
de classe. Nous avons été sanctionné
pour cela . Qui a supprimé
toute notion de Capitalisme et de Combat de Classe des
résolutions de nos Congres. Les
Syndiqués ? L'abandon du combat de
classe par notre CGT, n'est pas récent. IL ne s'agit
pas d'un petit accro passager au contrat, mais il s'agit au
contraire d'un changement radical d'orientation. Ce
changement a été réfléchi et
introduit tout doucement dans les structures afin
d'éviter le débat. Qui a supprimé dans
notre carnet d'adhérent CGT : « la CGT agit
pour une société démocratique,
libéré de l'exploitation capitaliste et des
autres formes d'exploitation et de domination », «
elle combat l'exploitation capitaliste et toutes les formes
d'exploitation du salariat » Qui a décidé
de supprimer cela ? Si le Capitalisme n'existe
plus, depuis quand n'existe te t'il plus ? et qui
a décidé qu'il n'existait plus. Si Denis COHEN pense
toujours que le Capitalisme existe encore, alors pourquoi ne
plus y faire référence dans nos documents
d'orientation ? Si le Congrès
décide que le Capitalisme n'existe pas (ou plus), le
débat de fond est réglé et le combat de
classe n'a plus de raison d'exister. Si le Congrès
décide que le Capitalisme est une
réalité, il doit se prononcer sur une
deuxième question : « la CGT agit pour une
société démocratique,
libéré de l'exploitation capitaliste et des
autres formes d'exploitation et de domination », «
elle combat l'exploitation capitaliste et toutes les formes
d'exploitation du salariat » A partir de là ,
les choses seront claires. Nous pensons que le
Capitalisme n'a jamais été aussi féroce
qu'aujourd'hui. Les multinationales américaines ont
recours à l'assassinat d'un peuple pour s'emparer du
pétrole. Pour terminer, juste un
petit mot demandé par des vieux militants pleins de
tristesse. Nous le résumerons ainsi : Intervention
dans le cadre du débat « agir et
propositions alternatives » Le texte
proposé fait apparaître à de multiples
reprises que l'énergie est vitale à la
vie. Intervention
dans le cadre du débat « démarche
syndicale et place du syndiqué » Le fait
d'affirmer que le syndiqué doit être au centre
de la vie de la cgt satisfera tout le monde. Cette mise
à jour pourrait s'articuler autour de trois
idées : Intervention
dans le cadre du débat « se doter des
moyens nécessaires
. » Avant
d'aborder la mise en uvre de la nouvelle
répartition de la cotisation syndicale, la
résolution aborde la question du déploiement
des forces militantes de la CGT. Intervention
dans le cadre du débat « l'outil
fédéral . La
volonté de vouloir régionaliser
l'activité de la CGT dans notre champ et au
delà porte loin et touchera la question des
structures. Motion
proposée au vote des délégués
« le capitalisme existe-t-il ou
pas ? » « Le
capitalisme domine la planète depuis les
années 1990 alors que les rapports de force
internationaux se sont brutalement modifiés lorsque
les pays de l'Est se sont effondrés. Avant le
vote de l'orientation, notre délégation est
intervenue pour que cette motion conforme à notre
première intervention soit votée, rappelant au
passage que le congrès doit normalement voter par
mandat. Cette
motion a été votée à main
levée et a recueilli la majorité des voix du
congrès : Pour :
288 Contre :
85 On peut
s'interroger sur l'abstention d'un nombre important de
délégués sur cette question
capitale. - Ceux
qui ont voté pour, se sont prononcés pour une
CGT de lutte. Cette
motion qui a pourtant été votée par le
Congrès, n'apparaît pas pour l'instant
dans le compte rendu du congrès qui est en ligne sur
le site de la FNME.
(Guy CALAFATO)
Lors du dernier Congres Confédéral, pas un de
nos amendements n'a été soumis au débat
et il ne nous a pas été permis de parler.
Le premier constat, c'est qu'à la CGT, aujourd'hui,
si on n'est pas aux ordres, il vaut mieux être
ailleurs
La fraternité n'est elle pas le premier
réconfort que tout syndiqué vient chercher
dans une organisation comme la CGT ? Il faut
croire que non
La tolérance n'est elle pas la première vertu
qui permet à chacun d'exprimer individuellement et
collectivement ses différence ? Il faut croire
que non
Le respect de l'avis majoritaire, sans écraser l'avis
minoritaire n'est-il pas la base de la
démocratie ? Il faut croire que non
Y en a t'il un parmi vous, dans cette salle, a qui on a
demandé son avis ?
Camarades délégués, allez vous
continuer à laisser faire ce hold-up sur notre
organisation ?
Allez vous permettre à l'adversaire de classe de
dynamiter la CGT ?
Qui a décidé que le Capitalisme n'existait
plus ?
Il existait pour Benoit FRACHON, Georges SEGUY, Henri
KRAZUKI, Louis VIANNET.
Se sont-ils trompés ? Ont-ils eu la
berlue ? Ont-ils combattu le Capitalisme pour
rien ?, Tout ce que nous avons aujourd'hui,est-ce le
fruit de leur combat, de leur lutte et pour certains de leur
sacrifice ? Ou est-ce le fruit de la
générosité de nos « camarades
capitalistes » ?
La vérité, doit être en toute
circonstance notre bouée de sauvetage, car nous
serons tôt ou tard, jugés par les
syndiqués. Mais c'est vrai que la
vérité est révolutionnaire
Si chaque délégué au Congrès
pense en son âme et conscience que le Capitalisme
n'existe plus qu'il le dise et qu'il le vote. NOUS DEMANDONS
A LA PRESIDENCE DU CONGRES DE METTRE CETTE QUESTION AU
VOTE
Pour ce qui nous concerne, vous connaissez notre position
sur cette question.
Composer avec lui, est considéré par lui comme
une preuve de faiblesse et ne fait que l'encourager à
aller plus loin.
Si majoritairement le Congres considère que la lutte
de classe n'est plus d'actualité, il est bien entendu
évident que notre candidat à la CE
Fédérale se retirera. Comment assurer un
mandat que l'on n'approuve pas?
Nous avons vu mourir des camarades qui chantaient
« le chant des partisans ». Allez vous
vivre en chantant « le chant des
courtisans » ?
Objet : énergie &endash; propriété
des peuples &endash; propriété publique
Dominique LEGUAY
Force est de constater que la formulation de cette
résolution donne le sentiment que nous restons au
milieu du gué.
L'alinéa 7 est à ce titre
éloquent : « l'énergie, au
niveau international, devrait être soustraite de la
logique du profit des intérêts privés,
qui empêche de fait, son juste accès à
tous, pour aujourd'hui et pour demain sur la
planète ».
Cette approche donne clairement le sentiment que l'on
considère que la situation serait inéluctable,
indépassable.
Or notre seule histoire nationale, notre histoire
d'entreprise publique propriété du peuple
français démontre la véracité de
notre réussite technologique, scientifique et
sociale.
A aucun moment, nous ne prenons appui sur cette
réussite pour la faire rayonner.
Nous considérons que seule le caractère
public, la propriété publique et donc le
financement public sont les seules voies à emprunter
surtout dans une période où les multiples
exemples viennent démontrer que la
déréglementation ne fonctionne pas.
Revendiquer un pôle public énergétique
où cohabiteraient public et privé reviendrait
à imaginer que l'ouverture totale du marché
est indépassable, à imaginer que la
cohabitation de type « économie
mixte » entre public et privé est possible
alors qu'elle sera féroce, en faisant intervenir la
citoyenneté interne et externe pour museler le loup
dans la bergerie.
Nous devons revendiquer la propriété publique
dans le secteur énergétique pour aujourd'hui
comme pour demain sans donner des leçons aux autres
mais en faisant valoir la réussite de la
propriété publique.
De plus il nous faut être cohérent. Si le droit
à l'énergie dans toutes ses dimensions est
tout simplement un droit à la dignité et
à la vie (alinéa 8 du texte), nous ne pouvons
pas nous positionner sur un partage du gâteau
« énergie ».
Si ces questions sont fondamentales pour la vie des hommes,
nous n'avons pas d'autres choix que de revendiquer la
propriété publique.
Cela conduit par voie de conséquence à
revisiter une question de fond, celle de la socialisation
des grands moyens de production, notion qui a disparu de nos
statuts depuis le 46ème congrès, entendons
bien que « socialisation » à la
propriété collective des hommes pour
répondre aux besoins individuels et collectifs des
hommes.
La vie a tranché de ce point de vue, il y a des
secteurs qu'il faut soustraire à la
propriété privée, l'énergie en
fait partie.
Objet : syndiqué payeur = syndiqué
décideur et acteur, quelle mise à jour du
corps adhérent et comment ?
Augustin CALZADA
Or il est impossible de passer sous silence notre
vécu récent, au delà de celui des
quatre années écoulées.
Nous n'allons pas égrener les multiples exemples au
cours desquels les adhérents se sont souvent
demandés à quoi ils servaient si ce n'est
à payer leurs cotisations. Critiques sur la non prise
en compte de leurs avis relatifs aux revendications,
à la stratégie de la CGT, sa posture, son
positionnement, son combat.
Au delà de ce que nous pouvons écrire, il
apparaît nettement que nous avons besoin de
reconstruire le rapport de l'organisation avec les
adhérents. Peut-être qu'il y a là
à puiser une des explications relatives à la
baisse inquiétante de nos forces
organisées.
Il y a un point sur lequel nous ne pouvons
tergiverser : la position de la CGT ne peut
émaner que de la position des adhérents
même si nous serons d'accord sur le nécessaire
travail de direction syndicale.
Or pour pouvoir élaborer, il y a lieu de fournir tous
les outils de la réflexion et de la
décision.
Nous estimons dans ce domaine qu'un fantastique retard a
été pris.
Une mise à jour, une rencontre ouverte, non
dogmatique, dynamique s'impose avec l'ensemble des
adhérents.
- une mise à jour
sur le contexte politique, social et économique en
traitant les différentes dimensions nationale,
européenne et internationale,
- une mise à jour
sur les enjeux posés au syndicalisme,
- une mise à jour
sur la stratégie de la CGT et une discussion claire
sur le nécessaire engagement de chacun
dansl'organisation.
Objet : déploiement ou rayonnement de nos socles
syndicaux, l'argent = les moyens pour fonctionner
Antoine MARINO
Nous sommes toujours sur la même problématique
d'une concentration des forces militantes et des forces
organisées dans les services publics et donc par voie
de conséquence d'une concentration de nos moyens
financiers.
Considérant la réalité du salariat
inorganisé, si tout le monde s'accorde à dire
dans la CGT qu'on ne peut en rester à une
concentration de nos moyens humains et financiers dans la
seule sphère des services publics (au moins pour les
endroits où nous sommes les plus forts), il n'en
demeure pas moins vrai que nous ferons le constat que le
déploiement n'est pas si simple à
opérer qu'il y paraît. Car il convient de
préciser que derrière « syndicalisme
solidaire », on doit y mettre mise en commun des
forces militantes et des moyens financiers
considérant que la dimension régionale prend
de plus en plus de corps dans la réflexion
relative aux structures.
A la lecture de la résolution, il nous semble que le
redéploiement de la CGT dépasse les seules
frontières de notre champ énergie mais va bien
au delà dans la démarche, alors que les
objectifs ne sont pas clairement affichées.
Confédéralisation de l'activité
revendicative, de la vie syndicale et de la conduite des
luttes, régionalisation de la cgt nous semble
être les fils rouges de nos orientations
(avancées à Grenoble, pas ou mal
entrées dans la vie au cours des 4 dernières
années, pointées à nouveau fortement
aujourd'hui).
Il s'agit bien de regarder ce qui à freiné le
redéploiement et ne pas ranger les causes à la
seule explication subjective d'un corporatisme
figé.
La question de l'argent est évidemment cruciale car
redéployer les « sous » revient
à redéployer l'activité et contraindre
les orga à s'y engager.
Mais si cette orientation semble fondée au regard de
nos ambitions de syndicalisation, il n'en demeure pas moins
vrai qu'il y aura des conséquences importantes sur la
vie des syndicats.
Concernant la nouvelle répartition de la cotisation,
nos calculs ont montré un versement
supplémentaire de 200 000 francs aux structures qui
va conduire à de grandes difficultés sur la
vie du syndicat.
Nous ne pourrons nous permettre d'handicaper notre vie
syndicale alors que notre configuration conduit par exemple
à des déplacements importants.
Enfin attention à ce que la mise en uvre de
l'orientation ne conduise pas à la mise en uvre
mécanique d'une économie souterraine dans nos
structures.
Objet : régionalisation et Commission
Exécutive Fédérale (CEF)
Dominique BRIDIER
N'allons-nous vers la « disparition »
des structures professionnelles à terme ?
La démarche qui consiste à
« confédéraliser »
systématiquement les luttes, l'activité et la
vie de la CGT conduit parfois à une non prise en
compte qui est souvent source d'interprétation.
Ainsi tout le monde a bien vu la non prise en compte de la
journée d'action du 8 octobre ; alors que les
attentes exprimées sur le terrain disent clairement
que nous avons besoin d'une action professionnelle pour
faire front à la privatisation même si nous
nous accordons à dire que nous ne devons pas
être seuls dans cette bataille.
Cette critique ne se fonde pas sur une corporatisme
figé ou égoïste, elle se fonde sur le
fait que les salariés se retrouvent avant toute chose
sur les questions revendicatives qui couvrent leur champ
propre, et que le premier moteur sur leur champ
spécifique, ce sont les salariés
concernés.
A vouloir redéployer sans considérer les
réalités du terrain, celles des syndicats,
sans considérer ce qu'il y a réellement dans
la tête des agents et des salariés, conduit
à ce que le déploiement de la CGT ne
fonctionne pas ou mal.
Concernant la CE Fédérale et sa future
composition, il semble que nous n'avons pas pris le temps de
tirer les enseignements des 4 années
écoulées : prise en compte de la CEF par
les membres, fixation de critères et
efficacité dans la vie...
Nous estimons que les critères suivants :
expérience, mémoire collective et
compétences n'ont pas prévalus dans les choix
pour la construction de la future CEF.
En outre un critère non écrit a
été appliqué: celle-ci ou celui-ci
est-il dans la ligne ou pas ? ceci est
inacceptable !
D'autre part si la CEF n'est certes pas une compilation de
syndicats, il n'en reste pas moins vrai qu'au regard des
propositions avancées, il existe une nette
disparité entre le nombre de candidats issus du
même syndicat et d'autres syndicats qui ont
été tout simplement écartés
de la future CEF.
Ces démarches ne créent absolument pas les
futures conditions pour travailler et retravailler
ensemble.
Guy CALAFATO
Depuis lors le capitalisme pille les ressources naturelles
notamment dans le domaine de l'énergie alors que
celles-ci sont la propriété des peuples.
Le capitalisme est donc bien une réalité qu'il
faut combattre.
Dans son champ syndical, la CGT réaffirme son action
pour une société démocratique,
libérée de l'exploitation capitaliste et des
autres formes d'exploitation et de domination.
Elle combat l'exploitation capitaliste et toutes les formes
d'exploitation du salariat ».
- Ceux qui ont voté contre se rangent dans le camp de
la CFDT, de FO etc..
- Ceux qui se sont abstenus ne savent peut-être pas
encore ce qu'ils veulent.