Contribution du SICTAM PTI
Centre sur les pratiques démocratiques
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Contribution du SICTAM
PTI Centre sur les pratiques démocratiques qui
mènent au choix de la Direction
Fédérale. Après une
Commission Exécutive Fédérale qu'on a
essayé quasiment de faire valider par le Conseil
Général, voici venu un bureau
fédéral (excusez-nous, un collectif
d'animation et d'impulsion de la Commission Exécutive
Fédérale) autoproclamé ou presque. Un mot sur les
orientations, elle doivent être au moins claires sur 3
points : - la revendication de la
propriété publique du secteur de
l'énergie, et non d'une simple maîtrise
publique, - La lutte contre la
libéralisation du secteur énergétique
européen, et, notamment, contre la mise en uvre
de la 2ème Directive, avec lutte pour la fusion d'EDF
et GDF, et contre la déstructuration
programmée de ces entreprises, déstructuration
qui est déjà mise en uvre et qui est
ressentie sur le terrain, avec les pertes d'emplois, les
réformes à répétition, les
fermetures de site comme dans le Thermique à Flamme,
l'informatique ou les achats. - La lutte pour le
maintien, avec amélioration sur certains points, du
Statut National des IEG, pour toutes les entreprises de la
Branche, et pour servir de référence à
un Statut de l'Energéticien à construire. Il
est à noter que, sur le terrain, ce Statut National
est fortement attaqué, avec une véritable
régression sociale et les attaques contre les droits
syndicaux. Cette lutte doit s'accompagner par un refus ferme
et déterminé de la mise en uvre du
relevé de conclusions, rejeté par une
majorité du personnel des IEG, et une grande
majorité des syndiqués. C'est pourquoi, avec
d'autres syndicats CGT et UFICT-CGT de la FNME, nous sommes
signataires de la « Plate-Forme Biarritz
2003 ». Et nous pensons que nous
ressortirons de ce Congrès avec des orientations
claires sur ces 3 points, car : - des modifications
d'ores et déjà faites dans les textes du
Congrès, donnent des signes, - elles sont tout
simplement majoritaires dans les Syndicats, et chez les
militants, les syndiqués et le personnel, comme en
atteste le débat et le vote du 9 Janvier sur le
relevé de conclusions. Venons-en à la
Direction Fédérale, et ce, sur 3
points : - la CE
Fédérale proposée est composée
majoritairement d'hommes et de femmes qui ont milité
pour le oui au relevé de conclusions, se trompant
lourdement, et qui sont plus sur une idée de
maîtrise publique du secteur de l'énergie que
de propriété publique de ce secteur. Des
camarades qui ont milité ouvertement pour le non au
relevé de conclusions avec force arguments,
éclairant ainsi les débats auprès des
syndiqués et du personnel, en ont été
écartés, et même si certains ont ensuite
été rajoutés, la CEF proposée,
frise toujours la caricature, avec, manquant à
l'appel, des camarades comme Jean-Jacques BOUE ou Olivier
BARRAULT, pour n'en citer que deux. En ce qui concerne notre
Syndicat, nous avons été
particulièrement choqués que les deux
candidatures que nous proposions, Michel PRUVOST et Eric
BONA, camarades qui, dans leurs domaines de
prédilection, tertiaire et informatique pour l'un,
nucléaire pour l'autre, sont amenés à
travailler sur des dossiers et des problématiques
nationales, puissent avoir été
écartées d'un revers de main par une
Commission, qui, en ne prenant pas le moindre contact avec
notre Syndicat, a fait preuve du manque de respect le plus
total. Ce sont des candidatures qui, même si, au
final, elle n'étaient pas retenues, méritent
au moins discussion. Notre Syndicat maintient ces
candidatures, car les camarades, sur des orientations
claires de Congrès, sont toujours prêts
à prendre leurs responsabilités. Voilà, les
Syndicats de la FNME auront un choix difficile à
faire, celui de sortir de la fidélité à
la Direction Fédérale actuelle, par souci de
préserver la Fédération, pour
élire une autre Direction Fédérale que
celle proposée, afin de mieux mener les combats
essentiels dans la période : nous sommes
persuadés qu'ils sauront prendre leurs
responsabilités !
La méthode, tout autant que les propositions pour la
CEF et le collectif d'animation et d'impulsion, ne nous
conviennent pas.
La méthode laisserait à penser que le
Congrès est joué d'avance ; et n'est ni
conforme à nos statuts, ni à leur esprit. Elle
n'est donc pas démocratique ; et ce n'est pas
acceptable à la CGT.
Les propositions risquent d'amener le Congrès
à élire une Direction Fédérale
qui n'est pas la plus apte à mettre en uvre les
orientations qu'il aura décidées, et cela,
dans la période où, que ce soit au niveau
français et européen, des menaces lourdes
pèsent sur le secteur énergétique, le
service public de l'électricité et du gaz et
sa nationalisation en France, nous ne pouvons pas nous le
permettre.
- Le Collectif d'animation et d'impulsion est encore plus
majoritairement composé d'hommes et de femmes qui ont
milité pour le oui au relevé de conclusions,
et qui privilégient la maîtrise publique
à la propriété publique du secteur de
l'énergie. En cela, il laisse à craindre de
futurs Conseils Généraux houleux, où
des syndicats de plus en plus nombreux pointeront les
écarts entre les orientations de Congrès ou
les résolutions du précédent Conseil
Général, et la mise en uvre. Et cela,
encore une fois, dans la période actuelle de menaces
sur le secteur de l'énergie, nous ne pouvons pas nous
le permettre.
- Le Secrétaire Général
proposé, Frédéric IMBRECHT, ne semble
pas le plus à même de diriger la
Fédération, avec des orientations claires du
Congrès. Et cela, pour une seule raison : il
apparaît comme l'homme de la continuité par
rapport à la Direction Fédérale
sortante et le secrétaire général
sortant, Denis COHEN, avec de lourdes erreurs à la
clef, dont « BERCY 2001 » et le
relevé de conclusions, sont les plus
évidentes. Et cela, malgré les qualités
indéniables de Frédéric, dont
l'humanité et la fraternité ne sont pas des
moindres. Eric ROULOT aurait fait, pour nous, un excellent
Secrétaire Général : il a
déclaré qu'il n'était pas candidat,
c'est son choix, et nous le respectons. Mais il y a une
bonne dizaine de camarades, parmi les candidats à la
CEF, susceptibles d'endosser cette responsabilité et
d'incarner les orientations claires que ne manquera pas de
définir le Congrès ; et, dans cette
dizaine de camarades, des femmes, des ICT, avec toute
l'importance que ces catégories ont dans nos
professions.