09/10/2003

Contribution du SICTAM PTI Centre sur les pratiques démocratiques ......

Contribution du SICTAM PTI Centre sur les pratiques démocratiques qui mènent au choix de la Direction Fédérale.

 

Après une Commission Exécutive Fédérale qu'on a essayé quasiment de faire valider par le Conseil Général, voici venu un bureau fédéral (excusez-nous, un collectif d'animation et d'impulsion de la Commission Exécutive Fédérale) autoproclamé ou presque.
La méthode, tout autant que les propositions pour la CEF et le collectif d'animation et d'impulsion, ne nous conviennent pas.
La méthode laisserait à penser que le Congrès est joué d'avance ; et n'est ni conforme à nos statuts, ni à leur esprit. Elle n'est donc pas démocratique ; et ce n'est pas acceptable à la CGT.
Les propositions risquent d'amener le Congrès à élire une Direction Fédérale qui n'est pas la plus apte à mettre en œuvre les orientations qu'il aura décidées, et cela, dans la période où, que ce soit au niveau français et européen, des menaces lourdes pèsent sur le secteur énergétique, le service public de l'électricité et du gaz et sa nationalisation en France, nous ne pouvons pas nous le permettre.

Un mot sur les orientations, elle doivent être au moins claires sur 3 points :

- la revendication de la propriété publique du secteur de l'énergie, et non d'une simple maîtrise publique,

- La lutte contre la libéralisation du secteur énergétique européen, et, notamment, contre la mise en œuvre de la 2ème Directive, avec lutte pour la fusion d'EDF et GDF, et contre la déstructuration programmée de ces entreprises, déstructuration qui est déjà mise en œuvre et qui est ressentie sur le terrain, avec les pertes d'emplois, les réformes à répétition, les fermetures de site comme dans le Thermique à Flamme, l'informatique ou les achats.

- La lutte pour le maintien, avec amélioration sur certains points, du Statut National des IEG, pour toutes les entreprises de la Branche, et pour servir de référence à un Statut de l'Energéticien à construire. Il est à noter que, sur le terrain, ce Statut National est fortement attaqué, avec une véritable régression sociale et les attaques contre les droits syndicaux. Cette lutte doit s'accompagner par un refus ferme et déterminé de la mise en œuvre du relevé de conclusions, rejeté par une majorité du personnel des IEG, et une grande majorité des syndiqués.

C'est pourquoi, avec d'autres syndicats CGT et UFICT-CGT de la FNME, nous sommes signataires de la « Plate-Forme Biarritz 2003 ».

Et nous pensons que nous ressortirons de ce Congrès avec des orientations claires sur ces 3 points, car :

- des modifications d'ores et déjà faites dans les textes du Congrès, donnent des signes,

- elles sont tout simplement majoritaires dans les Syndicats, et chez les militants, les syndiqués et le personnel, comme en atteste le débat et le vote du 9 Janvier sur le relevé de conclusions.

Venons-en à la Direction Fédérale, et ce, sur 3 points :

- la CE Fédérale proposée est composée majoritairement d'hommes et de femmes qui ont milité pour le oui au relevé de conclusions, se trompant lourdement, et qui sont plus sur une idée de maîtrise publique du secteur de l'énergie que de propriété publique de ce secteur. Des camarades qui ont milité ouvertement pour le non au relevé de conclusions avec force arguments, éclairant ainsi les débats auprès des syndiqués et du personnel, en ont été écartés, et même si certains ont ensuite été rajoutés, la CEF proposée, frise toujours la caricature, avec, manquant à l'appel, des camarades comme Jean-Jacques BOUE ou Olivier BARRAULT, pour n'en citer que deux. En ce qui concerne notre Syndicat, nous avons été particulièrement choqués que les deux candidatures que nous proposions, Michel PRUVOST et Eric BONA, camarades qui, dans leurs domaines de prédilection, tertiaire et informatique pour l'un, nucléaire pour l'autre, sont amenés à travailler sur des dossiers et des problématiques nationales, puissent avoir été écartées d'un revers de main par une Commission, qui, en ne prenant pas le moindre contact avec notre Syndicat, a fait preuve du manque de respect le plus total. Ce sont des candidatures qui, même si, au final, elle n'étaient pas retenues, méritent au moins discussion. Notre Syndicat maintient ces candidatures, car les camarades, sur des orientations claires de Congrès, sont toujours prêts à prendre leurs responsabilités.
- Le Collectif d'animation et d'impulsion est encore plus majoritairement composé d'hommes et de femmes qui ont milité pour le oui au relevé de conclusions, et qui privilégient la maîtrise publique à la propriété publique du secteur de l'énergie. En cela, il laisse à craindre de futurs Conseils Généraux houleux, où des syndicats de plus en plus nombreux pointeront les écarts entre les orientations de Congrès ou les résolutions du précédent Conseil Général, et la mise en œuvre. Et cela, encore une fois, dans la période actuelle de menaces sur le secteur de l'énergie, nous ne pouvons pas nous le permettre. 
- Le Secrétaire Général proposé, Frédéric IMBRECHT, ne semble pas le plus à même de diriger la Fédération, avec des orientations claires du Congrès. Et cela, pour une seule raison : il apparaît comme l'homme de la continuité par rapport à la Direction Fédérale sortante et le secrétaire général sortant, Denis COHEN, avec de lourdes erreurs à la clef, dont « BERCY 2001 » et le relevé de conclusions, sont les plus évidentes. Et cela, malgré les qualités indéniables de Frédéric, dont l'humanité et la fraternité ne sont pas des moindres. Eric ROULOT aurait fait, pour nous, un excellent Secrétaire Général : il a déclaré qu'il n'était pas candidat, c'est son choix, et nous le respectons. Mais il y a une bonne dizaine de camarades, parmi les candidats à la CEF, susceptibles d'endosser cette responsabilité et d'incarner les orientations claires que ne manquera pas de définir le Congrès ; et, dans cette dizaine de camarades, des femmes, des ICT, avec toute l'importance que ces catégories ont dans nos professions.

Voilà, les Syndicats de la FNME auront un choix difficile à faire, celui de sortir de la fidélité à la Direction Fédérale actuelle, par souci de préserver la Fédération, pour élire une autre Direction Fédérale que celle proposée, afin de mieux mener les combats essentiels dans la période : nous sommes persuadés qu'ils sauront prendre leurs responsabilités !  

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