Qui
cherche et organise la scission au sein de la FNME
?
Qui
cherche et organise la scission au sein de la FNME
? La
proposition de composition du collectif d'animation de la
fédération démontre que, quels que
soient les débats du congrès, la ligne est
tracée, c'est la continuité vers une FNME CGT
réformiste que l'on est en train de graver dans le
marbre avant même que les
délégués n'aient fixé les
orientations. Nous
sommes nombreux à avoir souvent utilisé le
qualificatif de réformistes ou même
réformards (avec une connotation fortement
péjorative) vis à vis des syndicalistes qui
trahissaient le salariat en lutte pour ses revendications
les plus légitimes. Puissent
ces quelques lignes réveiller tous ceux qui se
reconnaissent dans les actions de Marcel PAUL, René
LE GUEN ou Augustin DUFRESNE, militants rassembleurs tout
autant que révolutionnaires !
approuvée à l'unanimité de la
Commission Exécutive du 2 octobre 2003
Tout se présente comme si l'on voulait se
débarrasser des camarades les plus
"révolutionnaires" pour mieux se rapprocher d'une
CFDT qui a largement amorcé son virage vers le
libéralisme.
Ainsi, sauf à ce que les
délégués réagissent fermement
lors du congrès, tous ce que nous avons vécu
ces dernières années ne sera pas pris en
compte pour définir la politique
fédérale du prochain mandat.
La construction de l'appareil fédéral se fait
autour d'une seule option, la validation et la poursuite de
la démarche réformiste initiée par le
futur ex-secrétaire général. Il n'y
aurait rien de choquant si cette démarche avait
été débattue et décidée
démocratiquement. Mais ce n'est pas le cas, pire
encore, les syndicats qui demandent ce débat sont
accusés de scissionnistes. Les militants qui refusent
qu'un tel changement d'orientation se fasse sans
débat sont systématiquement
écartés de la future direction
fédérale. Ils sont montrés du doigt
comme des camarades qui recherchent le pouvoir alors qu'ils
n'ont pour ambition que de redonner le pouvoir aux
syndiqués.
Se sachant battus par les syndiqués, les
réformistes ont tenté de s'en remettre aux
salariés pour conforter leurs positionnements. Cette
stratégie fut mise en échec lors de la
consultation du 9 janvier. Qu'à cela ne tienne,
battus par les adhérents CGT, battus par le
personnel, en voie d'être mis en difficulté par
le congrès, ils ont décidé de
s'autoproclamer dirigeant, quasiment sans partage, d'une
fédération résolument tournée
vers le réformisme.
Douze jour avant le congrès, il suffit de voir la
composition du futur collectif d'animation de la
fédération pour connaître les
orientations qui seront mises en uvre dans les
années qui viennent. On fabrique une direction
fédérale avant de savoir vers quoi et
comment elle va conduire la fédération. On
décide qui va mettre en oeuvre sans savoir ce qu'il y
a à mettre en uvre.
A l'heure de la déréglementation sans bornes
et de l'ouverture du capital, nous n'avions vraiment pas
besoin de çà !
Si nous voulons lutter pied à pied contre le
libéralisme et la privatisation, si nous voulons
mettre les personnels en ordre de bataille en leur donnant
la fédération dont ils ont besoin pour gagner,
ce congrès de Biarritz revêt une importance
primordiale et les syndicats, les
délégués doivent définir des
orientations claires en ce sens.
S'il s'agit d'entériner des documents ficelés
d'avance (même assortis de quelques amendements sans
grandes conséquences) et d'élire une
Commission Exécutive à dominante
réformiste, ce congrès marquera d'une pierre
noire l'histoire d'une fédération à
laquelle ce ne sont pas ceux qui l'affirment qui y sont le
plus attachés.
La seule vraie question qui nous est posée
aujourd'hui est : "Sommes nous prêts à adopter
leur vision du syndicalisme ou bien devons nous nous
accrocher à nos valeurs et à la lutte des
classe?". Le congrès se doit de trancher cette
question !